
La vie : une merveilleuse aventure
Je pense que la vie est une merveilleuse aventure. Elle nous fait traverser des moments difficiles, mais aussi, souvent de façon inattendue, elle nous offre les plus beaux instants.
Une part importante des joies que l'existence nous offre naît d'une détente, d'un soulagement, d'un apaisement, de l'obtention d'un résultat longtemps espéré, d'une satisfaction qui s'est fait attendre, d'une libération.
Joies réactionnelles et joies pures : quelle différence ?
Malheureusement, ces joies réactionnelles sont proportionnées à l'intensité et à la durée du déplaisir, de la peine, de la peur ou de la douleur qui les ont précédées.
Quand je réussis à un examen pour lequel je me suis longtemps préparée et dont je redoutais la difficulté, je remporte une victoire qui supprime le stress et les émotions négatives précédentes.
Il existe cependant des joies qui ne sont pas liées à un passé désagréable ou pénible. On pourrait les qualifier de « pures » : joie de connaître, de découvrir, de construire, de créer, de se développer, de se sentir utile, d'aimer, joie esthétique ou morale.
Comment apprécier l'alternance des moments ?
L'existence est faite d'une alternance de « bons » et de « mauvais » moments.
Pour être vraiment heureux, il faut être pleinement conscient des privilèges et des avantages du présent et être capable de les apprécier. Ainsi, par exemple, on devrait pouvoir dire : « Aujourd'hui, je suis libre de mon temps, je suis en bonne forme alors qu'il y a peu, j'étais encore alité ; il fait un temps splendide, je décide de faire une randonnée dans la nature, sac à dos. Quel bonheur ! »
Autre exemple : « Voilà des heures que je marche et que j'ai soif. Il fait si chaud ! Mais voici que la possibilité m'est donnée de m'asseoir à l'ombre d'un arbre et de me faire servir une boisson rafraîchissante. Quel délice ! »
L'art d'être heureux au quotidien
L'art d'être heureux consiste principalement à accorder suffisamment d'attention à ce qui est propre à nous réjouir. Est-il nécessaire d'être bon observateur pour constater que beaucoup d'êtres humains s'en montrent incapables ? Ils prêtent en effet plus d'attention à ce qui ne va pas qu'à ce qui va...
Savourons les bons moments : cela rend notre vie accomplie, donc moins petite. Si nous savons autant nous réjouir des bons moments que nous savons nous plaindre des mauvais, si nous voyons moins d'épines que de roses, nous pourrons contredire l'affirmation : « La vie est trop courte pour être petite ! »