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La hantise de la mort n'est plus ma hantise

Et si nous nous trompions de peur ? Contre l'angoisse de la mort, une solution inattendue : craindre la vie plutôt que son terme. Une approche paradoxale mais libératrice.

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Il me semble que le premier problème qui se pose est celui de la méthode. En effet, on essaie de trouver des réponses rationnelles à une question d'ordre irrationnel — un défaut d'analyse qui, avouons-le, nous coûte très cher. Non seulement au sens figuré, vu l'envergure des dégâts occasionnés par l'angoisse de la mort, mais aussi au sens propre si l'on considère les dépenses de la Sécurité sociale en matière de santé.

Pourquoi notre approche rationnelle de la mort échoue

Le deuxième problème que j'ai repéré est celui de la nature de l'objet de cette hantise. Doit-on accepter indéfiniment les définitions qu'on a données de la mort ou, au contraire, la redéfinir pour construire un nouveau cadre théorique à partir d'outils conceptuels tout aussi nouveaux ? Car bâtir un système révolutionnaire sur la base de notions archaïques équivaut à se faire faire un nouveau costume avec du tissu pourri : ça ne tiendra pas la route.

Nous allons donc redéfinir la mort en mettant en valeur ses aspects irrationnels, négligés pendant trop longtemps, et sur lesquels prendraient appui de nouveaux principes — cette fois-ci irrationnels. Cette cohérence entre l'objet d'étude et la voie de recherche devrait apporter des réponses plus satisfaisantes que celles obtenues jusqu'à aujourd'hui.

Comment redéfinir la mort par une approche apophatique

Commençons par donner une définition apophatique de la mort : la mort n'est pas la vie. Mais attention, cela ne veut pas dire que l'opposé de la mort est la vie. Non ! Erreur à éviter ! Le contraire de la mort, c'est la naissance... Voyez-vous comme il est facile de se leurrer dans des choses apparemment très simples ? Mais très lourdes de conséquences : si l'on part de faux principes, toute la démonstration risquera d'être fausse...

Reprenons la définition : la mort n'est pas la vie. Alors pourquoi l'analyser depuis le point de vue du vivant ? Pour celui qui est mort, il n'y a plus de souffrance, ni misère, ni frayeur. Il n'y a plus rien. Le vide total. Le pur néant. La sérénité. Craindre ce bonheur parfait est ridicule, n'est-ce pas ?

Surmonter l'angoisse de la mort en craignant la vie

Nous arrivons là à une conclusion qui s'impose par son évidence : nous nous sommes trompés de peur ! C'est la vie qui devrait nous effrayer, et non pas la mort.

Il suffit donc de commencer à craindre la vie pour que la peur de la mort diminue graduellement, jusqu'à sa totale disparition, pour une raison toute simple : il n'y a pas de place chez l'homme pour deux obsessions ; c'est précisément ce qui définit l'obsession... Le fait qu'elle soit unique !

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ida
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