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La drogue : ni une apologie, ni un discours moralisateur

Ni une apologie, ni un discours moralisateur : un témoignage brut sur la dépendance et la descente aux enfers, avec des solutions pour s'en sortir.

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Pourquoi ce témoignage sur la drogue ?

J'ai 27 ans et l'envie d'écrire me taraude toujours, alors je me lance ! Au début, j'ai commencé à écrire parce que je venais tout juste de sortir de l'héroïne et je voulais faire part de mon expérience pour venir en aide à ceux qui sont confrontés, de près ou de loin, à ce problème. Là, vous allez dire : « Oh ! Encore un bouquin de toxico qui raconte sa vie... » Eh ben non ! En fait, je n'ai pas écrit pendant un an (pour diverses raisons) et depuis, j'ai changé un peu ma vision des choses. Le but de ce livre n'est pas de décrire ce qu'est la drogue et dire que c'est mal, mais plutôt de retranscrire l'époque à laquelle je vis (on est en 2009) à travers les yeux de la France « d'en bas »... Mais pas telle qu'on vous la décrit à la télévision. Voilà, je vous propose un voyage, un voyage dans une France que vous n'imaginez peut-être pas. Finalement, peut-être que vous ne vous étonnerez plus qu'autant de jeunes se mettent à se défoncer... Et sérieusement, il faut se rendre à l'évidence, la situation à ce sujet devient plus que dramatique.

Croyez-moi, comme on le dit souvent avec Willow (je vous parlerai fréquemment de Willow car il a été jusqu'à présent l'homme le plus exceptionnel que j'ai connu et qui a été une de mes grandes sources d'inspiration), la source du problème ne vient ni des dealers ni des toxicos... Et c'est pourtant à la base qu'il faudrait traiter ce problème.

Ah oui ! Dans ma première version, j'avais mis des « avertissements », il serait peut-être utile que je les remette :

Premier avertissement

Oui, je sais, je suis « Chèp » comme fille. (« Chèp » : voir au chapitre « Dico du parlé des d'jeuns » comme tous les mots en gras.)

Deuxième avertissement

Livre interactif à prendre dans tous les sens que vous voudrez.

Troisième avertissement

Je vous préviens, il m'arrive d'écrire en langage texto comme le font les d'jeuns de nos jours. Cela vous fera peut-être – chers amis lecteurs – un peu plus de gymnastique intellectuelle pour me décrypter ; mais je n'en oublie pas pour autant les règles de base de ma chère langue maternelle : le français, bien sûr, avec toutes ses précieuses règles et ses exceptions grammaticales qui, sans elles, une phrase n'a aucun sens !

Quatrième avertissement

Parfois je feinte un peu... Je mets des majuscules aux noms communs comme le font les Allemands. Et puis, d'autres fois, je parle en langues étrangères, j'aime bien, cela met un peu de fantaisie. À ce sujet, un des plus beaux compliments que j'ai fait à mon ex c'est : « Mon p'tit Cœur, tu es l'exception qui confirme toutes les règles. » (Spéciale dédicace à Willow !)

Cinquième avertissement

Avec moi, ça part un peu dans tous les sens quand je parle ou lorsque j'écris, alors attention, vous êtes prêts... ?
C'est parti pour le décollage... Le décollage de la raison, peut-être... !?


Comment peut-on, de nos jours, gaspiller 10 ans de sa vie ?

La réponse, c'est la drogue !
Je vais vous le démontrer par « a + b = shit » :
Réalité trop dure à subir + drogue = Que de temps perdus !!

Le plus simple pour que vous compreniez mieux, c'est que je vous raconte un peu ma vie. Je vais essayer de faire bref... C'est promis !
C'est parti ? (... Et non pas party comme raves-party ! Parce que ça, c'est fini maintenant... C'est (dur de) faire une croix dessus... !)

Allez, GO !

Point de départ : l'entrée dans la consommation

J'ai commencé à fumer des pétards quand j'étais en première (1999, l'année de la tempête comme par hasard). Contrairement à ce que l'on croit souvent, ce n'était pas par besoin de marginalité mais au contraire par besoin de me fondre dans la masse. Depuis la mort de ma mère en 1991, les « Gens », les Autres (« Autrui » ?) me renvoyaient l'image soit d'une gamine, soit d'une fille aux réactions bizarres. Au collège, j'étais (enfin, c'est mon ressenti) un peu la « mal aimée » de tout le monde, le bouc émissaire pour toutes sortes de railleries et moqueries. Des mauvaises blagues du genre : comme j'étais de très petite taille... Julien X me tendait un brin d'herbe (gazon pour une fois !!) et me lançait « gentiment » : « Tiens Émilie, tu te feras un god-miché ! » La grande classique... ! Très drôle, je trouve, pas vous ? Et puis, vous savez, il n'y a rien de plus cruel que les gamins entre eux ; il y en a même un qui a dit à mon frère qu'il n'était pas normal parce qu'il n'avait pas de mère...

Bref, passons... Les années collège n'ont pas été les plus joyeuses pour moi. J'étais mal dans ma peau, je réfléchissais déjà beaucoup trop et en classe de 4ème, mon père s'est séparé de Monique qui avait été pour moi une seconde mère. Sans elle, je me suis mise à penser qu'on ne serait plus des « gens biens ». Tout ça à cause du jugement d'autrui ; les gens ne pourraient-ils pas se contenter de ressentir leurs congénères au lieu de les juger ? Mais bon, « c'est ljeu ma pauvre Lucette » (référence à la pub pour le loto qui passe actuellement à la TV) et puis, c'est Aznavour qui disait : « Dans la vie on n'est jamais compris, juste admis et c'est déjà pas si mal ».

À « St Genis-boite cancans » (= mon village), ils ne m'acceptaient pas. Je n'arrivais pas à être joyeuse comme les autres, à être « cool », à déconner comme eux et peu à peu, je me suis enfermée dans le mutisme et j'ai fini par passer toutes mes récréations à la bibliothèque. Au moins, je ne subissais pas leurs blagues pourries et quand je lisais, je ne pensais pas à autre chose. Arrivée au lycée, j'ai changé du tout au tout. Je ne sais pas comment, je me suis transformée en ado excentrique, euphorique, voire même « soûlante » pour les autres. Bref, je n'arrivais toujours pas à me sentir AIMER. Il me semble qu'inconsciemment j'ai cherché à combler ces manques d'amour, d'amitiés et de reconnaissance dans la drogue. Ainsi, je me sentais « normale » et les autres attribuaient mes réactions bizarres au fait que j'étais défoncée. De plus, c'était un sacré pilier pour se désinhiber. Ce que je ne savais pas, c'est que « Ce que le haschich t'apporte d'un côté, il te l'enlève de l'autre... » (C. Baudelaire). ... C'est tellement vrai, vous le verrez par la suite.

Tchernobyl dans les poumons

Assez rapidement, je me suis mise à prendre des douilles (pas d'ampoules... Mdr, se référer au dico pour celles et ceux qui n'ont pas compris). Ayant grandi avec mon père, mon « p'tit frère d'amour » et mon voisin, donc dans un milieu très masculin... Il fallait que je fasse tout comme les mecs... Voire pire. Très vite, j'ai été « élevée » à : « Si tu ne finis pas ta douille, t'es pas un homme » et je peux vous dire que je la « collais », ma douille, et en une seule fois, S. V. P. Et après, je savais même mieux cracher qu'eux !! Car pour ceux qui ne le savent pas, quand on « coule un bang », le chit et la nicotine vont se coller directement au fond des alvéoles pulmonaires. On en vient très vite à faire des trucs tout plein sympas pour enrichir les médecins allopathes, des trucs du genre : bronchites, bronchites asthmatiformes, voire même infections pulmonaires et encore mieux, décollement de la plèvre. Sympa, non ? Je tiens à dédier ce paragraphe à Loïc et Trivette, mes deux « frères de douille » ; ce qui était cool avec eux, c'est que j'étais aussi leur frère !... Merci les gars et tenez bon, ça vaut le coup !

Adieux veau, vache, cochon et châteaux en Espagne...

À l'époque du lycée, mon rêve aurait été – et est toujours – de devenir « psy », voulant venir en aide aux personnes qui, comme moi, souffraient de l'intérieur. Ce rêve s'est soudainement brisé lorsque, sur les conseils d'un médecin et d'une conseillère du Centre d'Information et d'Orientation (bref des gens bien... Lol, sans méchanceté), j'ai renoncé à faire une fac de psychologie, les amphithéâtres étant surchargés pour très peu de places au final en D. E. S. S.

Voulant me faire rapidement une « bonne situation » (c'est un peu râpé... Lol), tout ça pour ne pas avoir à « trimer » comme le faisait (et le fait toujours... !!!) mon père pour boucler les fins de mois ; et parce qu'un bac littéraire ne mène à rien dans la vie active (il faut dire au passage que l'on est très mal renseignés au lycée sur les formations, les métiers et leurs débouchés !), j'ai entrepris une première année du seul B. T. S. qui dispensait des cours de psycho-sociologie : un B. T. S. Communication des entreprises. Ayant pris un appartement sur Angoulême, loin de chez mon père, je me suis mise à « taper » de plus en plus de douilles. À la fin de l'année, d'une part, je me suis rendu compte que la formation que je suivais allait totalement à l'encontre de mon éthique personnelle. Dans la mesure où, ayant vécu dans une famille aux revenus plus que modestes, j'avais mauvaise conscience d'apprendre les meilleures stratégies pour pousser les gens à consommer. D'autre part, j'ai perdu au mois de mai de cette année-là (2001) un de mes anciens petits copains dans un accident de voiture (par pitié, soyez prudents sur la route... Une fraction de seconde suffit pour perdre ceux qui vous sont chers). Ma consommation de cannabis est grimpée en flèche.

La descente aux enfers

Par la suite, j'ai entrepris une première année de D. E. U. G. en lettres modernes avec mention D. E. U. S. T. Métiers de la culture dans le but de faire de la médiation culturelle. Au mois de décembre 2001, j'ai fait mes premières crises d'angoisse et j'ai été hospitalisée à l'hôpital psychiatrique pendant 3 jours, le soir de Noël... Super sympa ! Surtout pour ma famille ! Je me suis ensuite reposée deux mois chez mon père et lorsque j'ai voulu reprendre mes études, j'étais complètement paumée. Deux mois de cours ratés à la fac, c'est très dur à rattraper et je ne m'en sentais pas la force.

Fin avril 2002, j'ai rencontré Gotch. Il avait 8 ans de plus que moi et fréquentait le milieu des raves-party. Là, j'ai plaqué mes études. Je venais de découvrir un monde où vivre autrement était possible, sauf que ce monde allait aussi de pair avec des drogues plus dures que le shit : extasy puis très vite champignons et, bien sûr, cocaïne, snifée d'abord puis basée. J'ai fait ma première bouffée délirante en septembre 2002. Me trouvant à ce moment-là sur Bordeaux, j'ai été hospitalisée pendant 3 jours à Cadillac : « Hey Brother ! Welcome to hell » (spéciale dédicace à Ska-P). En quelques mots, voici comment on vous traite là-bas : interdiction de porter ses propres affaires et obligé de se vêtir d'un magnifique pyjama bleu-France (je me suis renseignée : c'est pour que le patient perde tous ses repères, pour « casser sa personnalité » !), interdiction de téléphoner, sorties dans la cour autorisées 30 min par jour, visites interdites et surtout, triple dose de cachetons histoire de bien vous assommer... Mais nous reviendrons sur ce sujet dans un autre chapitre.

Après leur avoir bien cassé les pieds, j'ai pu joindre mon père qui m'a fait rapatrier à l'H. P. de Jonzac (un peu plus soft mais beaucoup plus incompétent...). Là-bas, j'ai eu mon premier traitement neuroleptique. Avec ces médicaments, sachez-le, on tue des gens intérieurement ! En tout cas, c'est mon ressenti : j'étais comme morte au fond de moi, plus d'envies, plus de goût pour tout ce que j'aimais faire avant, plus d'énergie, fatiguée tout le temps, bonne à dormir uniquement, et par-dessus tout, bête... Même pas foutue de comprendre un épisode de Dora l'exploratrice ! C'est vous dire l'étendue des dégâts. J'ai moisi dans cet hôpital pendant 2 mois et demi. Aucun de mes super amis de défonce n'est venu me rendre visite, à part Gérard (je ne sais pas si j'ai eu l'occasion de te dire merci, alors sérieusement, merci mille fois). Il a parlé de moi à sa mère, un ange. Babette (c'était son nom, paix à ton âme) s'est occupée de moi, a fait en sorte que je puisse sortir de l'H. P. le week-end pour aller chez elle. Elle m'a dit ce qu'il fallait que je dise au psy pour qu'il me laisse partir définitivement et grâce à elle, je suis sortie. Après, je suis retournée chez mon père et je continuais d'aller chez elle le week-end. Elle m'apportait tout l'amour qu'une mère aurait pu me donner... Et même plus ! Katia, la copine de mon père à l'époque, m'a beaucoup aidée également en me sortant, en m'emmenant faire les boutiques, en venant discuter dès qu'elle le pouvait. Petit à petit, avec l'aide de mes deux « p'tits bouts de maman thérapeutiques », j'ai repris goût à la vie (mais alors vraiment très doucement !) ... Il m'a fallu plus d'un an pour refaire surface !

Re-belotte :
Fin 2003, je me suis mise avec un vrai junkie qui shootait son sub... Peu de temps après, j'ai repris les douilles à dose « industrielle », si je peux me permettre l'expression. Il (le junkie, appelons-le « un neurone ») avait calculé que je prenais trente à quarante douilles par jour. Il n'a pas fallu longtemps pour que je ré-atterrisse à l'H. P. et surmédicamentée comme d'habitude. J'ai alterné l'hôpital et le domicile de mon père pendant 6 mois jusqu'à obtenir une place à la Villa Bleue et être suivie par le docteur Couquiaud. Dans cette structure, on m'a donc progressivement réappris à reprendre goût à la vie (je dis même souvent qu'ils m'ont sauvé la vie). Ils m'ont sevrée des neuroleptiques car j'étais une vraie loque humaine. Le docteur Couquiaud m'a expliqué que les neuroleptiques étaient très dangereux pour moi ; car même si momentanément ils me permettent de redescendre de ma perche, si je les garde trop longtemps, ils me refont partir de plus belle en bouffée délirante ! En octobre 2004, je me suis « mise en ménage » avec « un neurone » ; je crois que plus que de l'amour, je me sentais redevable du fait qu'il ne m'ait pas quittée après m'avoir vue dans les états précédemment décrits. Ne trouvant pas de travail, je me suis vite remise à prendre des douilles (qu'est-ce qu'on peut être con des fois !) et en juin 2005... Re-belotte : bouffée délirante, H. P. de Jonzac, surdose de médocs, Villa Bleue - retour à la vie - retour chez « un neurone » (sérieux, si vous l'aviez connu... Vous comprendriez, oh combien ce nom se justifie !). Pendant 6 mois encore, je suis restée avec lui, le regardant taper des douilles et m'abstenant d'en prendre. En mars 2006, ayant trouvé un poste d'aide à domicile en C. D. I. et m'apercevant que cet espèce d'animal de tox me braquait régulièrement des thunes sur mon compte, je me suis faite héberger par mon employeur qui en a profité pour m'exploiter.

Plus bas que tout... :
En mai 2006, je me suis mise très (trop ?) rapidement avec Willow, une des très nombreuses réincarnations de Jim Morrisson. À cette époque, chez lui, il y avait plein de p'tits jeunes (entre 16 et 18 ans) qui passaient ou plutôt, venaient squatter pour pouvoir se défoncer loin du regard de leurs parents. À ce moment-là, « ça » tapait douilles sur douilles et au bout de quelques temps... Vous connaissez la chanson : un pétard, seulement le week-end, puis seulement le soir, et puis... Et puis... Une douille... Puis 10... En février 2007, j'ai quand même réussi à choper une infection pulmonaire à cause de cette saloperie ! Le 24 juin 2007, on a eu un grave accident de voiture avec Willow (face à face à 90 km/heure, ça pique !!) Ça m'a beaucoup marquée et à partir de ce moment-là, ça n'a été qu'un cercle vicieux jusqu'à consommer de la cam ! Bref, avant de m'en rendre compte, j'étais déjà dedans !

Mes solutions pour s'en sortir

Déjà, retour chez mon père. Dans cette grande période de doute, c'était ma seule valeur sûre... OSEZ !! Retournez chez vos parents, dites-leur « j'ai fait des erreurs, je me suis mis dans la merde et je ne sais plus comment m'en sortir... » Si vous êtes sincères, ils seront là. Au début, je vous préviens, c'est dur, il faut se plier aux règles, etc... Mais pour eux, et surtout pour vous, faites-le ! (À plus forte raison si vous êtes tombé dans la rabla.)

Trouver du taf. Mine de rien, quand on bosse, on oublie ses problèmes !
Essayer de vous faire des amis plus sains. Ça, c'est le plus dur, je n'y suis pas encore parvenue ; pour l'instant, au 18 mai 2008, mais je ne perds pas espoir. Y'a quand même pas que des gens qui se défoncent sur cette Terre, ni dans ce pays... Lol.

Faire du sport. Déjà parce que ça permet d'éliminer toutes les « saloperies » qui sont dans votre corps et en plus, ça lui permet de re-fabriquer de l'endorphine naturellement. À ce propos, c'est une chose très importante que de re-sécréter cette substance, hormone du plaisir dans le cerveau. C'est le seul moyen d'arriver à revoir la vie un peu plus rose et pour ça, il y a une bonne solution : réapprendre à se faire plaisir sans défonce... Et je voudrais pas vous faire peur, mais c'est pas évident. Au début (et j'en suis là), il y a beaucoup de hauts et de bas, mais en toutes choses, il ne faut jamais perdre espoir !

Les solutions de Yann pour retrouver le droit chemin

Yann dit :
bon je te donne une recette ki marche à chake fois que ça va pa !!!
yann dit :
remets ton cerveau en place pour commencer

Emy dit :
comme écrire c'est à peu près la seule chose où j'arrive à me concentrer, ben j'essaie d'écrire un bouquin
Emy dit :
c'est pas trop mégalo ?

yann dit :
ben non. Si tu dois réapprendre à te concentrer !! C'est bon !!!

Emy dit :
remettre le cerveau en place, c'est bien ça le problème, ça se fait pas tout seul et ça va pas assez vite pour moi

yann dit :
si ça allait vite tu reprendrais d'prods dans un an !! Là au moins tu t'es fait peur et t'es calmée pour un moment !!!

Emy dit :
C'est cool de t'avoir comme ami

yann dit :
lol

Emy dit :
T'es génial !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

yann dit :
pfffffffff
yann dit :
ahahhaha
yann dit :
ma pauvre' cocotte !!

Emy dit :
oh non, dis pas ça... ça fait pauv'fille
Emy dit :
en même temps, tu me diras... Je l'ai cherché !

yann dit :
moi ce que je conseillerais une fois que ça va mieux, c'est de te barrer et de changer d'air... Genre partir en Angleterre... Moi c'est ce que j'ai fait quand je faisais n'importe quoi !! Quand tes potes sont pas là, t'as pas les mêmes tentations et tu peux tout reprendre à zéro !!! C'est une solution... Y en a d'autres !!

Emy dit :
merci du conseil, attends je le note quelque part

yann dit :
ben ouais... Faut être con aussi pour avaler n'importe quoi !!! ça finit toujours comme ça de toute façon !!! ça vaut franchement pas le coup... Ya autre chose dans la vie que la défonce... Que ce soient les spliffs, l'alcool ou les prods !!

yann dit :
un bon coup de pied dans le cul !! Lol

yann dit :
et après, faudra que tu te fixes des objectifs !!! « Il n'y a de vent favorable que pour celui qui sait où il va » !! Tu pourras méditer là-dessus !!!

enfin si là je viens de trouver : parler et écrire

Emy dit :
depuis tout à l'heure je fais des copier-coller sur mon book, si un jour quelqu'un me lit, sache que tu y seras

yann dit :
j'ai pas intérêt à dire n'importe quoi !! Ahahaha

Emy dit :
et que tes conseils rendront peut-être service à des millions de p'tits cons

yann dit:
tu tombes mal en tout cas car là j'ai pas trop de temps à t'accorder !! Je suis un peu speed en ce moment !

Emy dit :
c'est pas grave, rien que ça, ça m'a déjà reboostée
Emy dit :
et puis j'ai du pain sur la planche maintenant

yann dit :
en tout cas, une bonne chose à savoir est qu'on a toujours une 2ème chance... Surtout quand on est jeune !!! C'est une question d'énergie !!! Si tu t'en donnes les moyens, tu peux être ce que tu veux !! Si tu veux voyager, t'as un passeport français et tu peux aller n'importe où avec ça, si tu veux vraiment taffer, y a moyen...

yann dit :
à toi de trouver ce que tu as envie de faire !!! Un rêve que tu veux réaliser !! Après tu t'en donnes les moyens, c'est tout bête... Et c'est comme ça !!

yann dit :
là-dessus jeune padawan... Je vais aller faire du français !! Lol
yann dit :
faudrait rêver !!!
t'EXTRA

Emy dit :
BIIIIZZZZZZZZZZZZZZ

yann dit :
take care !!! The more you fight, the prouder u'll be of yourself later !!! A chance to get a new start !!!! Go Eny go !!!

Des hauts, des bas...

(Au passage, un p'tit hommage au groupe Superbus)

Le titre de ce chapitre n'est peut-être pas une question existentielle et pourtant, son contenu en est empli de celles qui me tourmentent en ce moment et faut que ça sorte ! Je fais le point sur ce que j'ai fait de ma vie et je me rends compte qu'à bientôt 26 ans, je n'ai pas de situation : un boulot précaire, j'habite chez mon père, pas d'enfants, le père est trouvé mais il faut que je me protège de lui car il est toujours dedans la « fumette »... Bref, ce soir j'ai pas le moral... J'ai mal au cœur ! Je sais que je vais m'en sortir, que je vais arriver à me faire cette situation bien posée dont je rêve, mais le chemin me paraît tellement long avant d'arriver à « me reconstruire »... Je m'en veux de tout ce temps perdu, de toutes mes conneries, de toutes ces occasions ratées. Alors vous qui êtes toujours dedans, ne faites pas comme moi. Vous gâchez votre vie avec ces saloperies et de nos jours, c'est tellement dur la vie qu'il vaut mieux s'accrocher dur comme fer... Souvenez-vous de la phrase de Baudelaire : « Ce que le hachich t'apporte d'un côté, il te le retire de l'autre. » C'est tellement vrai... Ne perdez pas votre temps dans des chimères, ce n'est pas pour rien que l'on appelle ça des paradis ARTIFICIELS et tôt ou tard, croyez-moi, il y a toujours un deuxième « effet kiss cool » (pour ceux qui se souviennent de la pub... Lol). Un jour ou l'autre, la réalité vous rattrape toujours et gare au revers de la médaille.

Je sais que vous aussi vous avez envie de profiter de la vie et que plus les temps sont durs, plus le monde vous paraît gris, plus vous avez besoin de ce p'tit plaisir... Mais la défonce n'est pas la solution, elle ne fait que repousser les problèmes ! DONNEZ-VOUS les moyens de concrétiser vos rêves, même les plus fous... Moi qui veux depuis longtemps être « psy », parfois je me dis : « Putain, le nombre de formations que j'aurais pu me payer avec tout l'argent que j'ai foutu là-dedans ! Et le nombre de sapes que j'aurais pu m'acheter, devenir propriétaire... » Que de temps perdu, quel gâchis. Merde, sortez-vous les doigts, tel est mon message de ce lundi 5 mai 2008. Pensez aussi à vos parents, à votre famille plus qu'à vos potes de défonce, car si tout va mal, eux ne seront pas là pour vous soutenir, croyez-moi. Si vous voulez vraiment vous en sortir, la famille, elle, sera là ; et si jamais ça n'était pas le cas, acceptez de vous faire aider par des pros, un psy, votre médecin traitant, peu importe, mais faites-le, ça en vaut la peine !

Pourra-t-on un jour organiser des raves-party sans psychotropes ?

L'homme est-il à l'apogée de sa connerie humaine ? (Spéciale dédicace à Edwige...)

De l'évolution

Il me semble que oui. Prenons le problème de l'évolution et du progrès comme s'il s'agissait d'un poil : au début, nous (les êtres humains) avions juste besoin d'une pince à épiler, mais on a préféré utiliser une débroussailleuse. Pour aller plus vite, pour faire mieux que les copains, pour faire en plus grand, en plus gros, en plus grande quantité... Et petite référence aux Marcel et son orchestre : « Le chiffre, le chiffre, voilà l'objectif ! » Ce dont on ne s'était pas rendu compte, c'est qu'en fait, on venait de démarrer non pas cette fameuse débroussailleuse, mais un gigantesque rouleau compresseur « hystérique » dont la direction serait H. S.

Au début, on était contents, « ça » avançait vite. Ah ! Le progrès, c'était merveilleux ! Puis tout à coup, notre engin s'emballe et se promène allègrement de droite à gauche, de haut en bas ; sans que nous ne puissions plus rien maîtriser ni même revenir en arrière. Et voilà notre machine réduisant tout en miettes sur son passage, laissant derrière elle l'immonde sillon de déchets de nos vies martyrisées par la crise due à cet immense progrès... Ah ! On l'aime beaucoup moins notre « rouleau compresseur du progrès », car plus il écrase, plus il ratatine, plus il s'emballe et rien ni personne ne pourra le stopper... Voilà où nous en sommes dans l'évolution de nos vies d'êtres humains qui ont simplement voulu progresser.

De plus, il y a une chose que l'être humain a oubliée et que résume très bien ce proverbe indien : « La Terre n'est pas un don de nos parents, c'est nos enfants qui nous la prêtent. » (Spéciale dédicace au groupe N&Ska.) Alors maintenant, que faisons-nous ? Comment faisons-nous ? Personnellement, je suis très inquiète pour l'avenir de l'Homme et n'entrevois aucune solution. Un jour, on m'a parlé de « l'ère du verseau », une ère où les gens seront plus attachés aux valeurs spirituelles que matérielles ; j'aimerais bien que cela vienne mais je crois que ce n'est pas pour demain car l'Homme ne semble être qu'au début de l'apogée de sa connerie humaine ! Combien de temps cela durera-t-il avant son déclin ?... Dieu seul le sait.

Liberté ?

De nos jours, on nous met des limites partout : interdit de fumer où on veut, interdit de rouler trop vite, interdit de picoler, de se droguer, interdit de ci, interdit de ça... Mais vous, parents, quand vos enfants « dépassent les bornes », que faites-vous ? Vous recadrez les limites, n'est-ce pas ? Mon père m'a souvent dit : « Ce qui est mauvais, c'est l'excès », ben c'est vrai ! De nos jours, tout est à l'excès. Bon, ok, je dis ça mais... Ben moi c'est pareil : avec mes excès de drogues, il m'est désormais interdit de refaire du grand n'importe quoi avec ma santé (physique, psychique et... spirituelle) car je sais que tôt ou tard, ça me conduira à nouveau dans un joli hôpital psychiatrique avec des gentils messieurs en blouse blanche et pleins de cachets de toutes les couleurs... Si seulement j'avais su me raisonner, je n'en serais pas à ce stade où, comme à une petite fille, il me faut me dire « la défonce c'est IN-TER-DIT ! ».

Et il en va de même pour tout et pour tout le monde ! Parfois, j'ai l'impression que l'être humain dans sa globalité est comme un adolescent qui ne pense qu'à ses propres libertés en oubliant son prochain... Willow utilise souvent la tournure de phrase suivante : « Trop de... tue le... » du genre : « Trop de drogue tue la drogue » ; il en va de même pour la liberté : TROP DE LIBERTÉ, TUE LA LIBERTÉ ! Alors ne vous étonnez pas si nos politiques sont obligés de recadrer les limites que, un à un, nous ne savons pas gérer... Tant de répressions ne sont pas là par hasard. En revanche, il serait bien qu'eux-mêmes soient capables de se raisonner car à eux aussi le proverbe s'applique : en premier lieu, trop de liberté tue la liberté, bien sûr, puisqu'en ces temps de crise, certains s'autorisent certaines choses qui en deviennent indécentes alors que la majeure partie des êtres sur Terre « crèvent la dalle » ou se tue à la tâche pour gagner une misère en guise de salaire ! D'autre part, cela va peut-être paraître incongru, mais « trop de répression tue aussi la répression ! »

Égalité ?

Pff... Je ne sais même pas si j'ai envie de « philosopher » là-dessus... Égalité ? Où ça ? Pour qui ? Quand on voit que partout dans le monde le clivage se creuse entre pauvres et riches ! Quand certains « crèvent la dalle » et la soif pendant que d'autres se font un drame pour une rayure sur leur voiture de luxe ! Ce que je veux dire par là, c'est que les priorités ne sont pas les mêmes suivant notre situation. Pendant que les « riches » le deviennent de plus en plus, ils s'éloignent par là même de l'atroce réalité qu'ils sont en train de nous créer.

J'ai souvent entendu mon père dire : « La plupart des gens croient que les politiques nous manipulent comme des marionnettes, mais non, en fait ce sont eux les marionnettes et le peuple n'est que spectateur. » Mais alors, qui tire les ficelles ? P. D. G. et actionnaires de multinationales ? Peut-être... Peu importe, ce sont bien eux les plus riches qui ont le pouvoir sur le monde à l'heure actuelle. Tout passe par l'argent et l'argent c'est sale ! Alors il ne faut pas s'étonner que le monde soit plus « pourri » que jamais en ce moment. Revenons à nos privilégiés, certes leur travail est soi-disant très stressant, mais eux ont les moyens de décompresser sur de magnifiques yachts au soleil des îles et autres lieux paradisiaques... Qu'en est-il du pauvre ? N'est-il pas stressé, voire angoissé, celui qui galère pour « boucler ses fins de mois », a toute une famille à nourrir alors que les prix grimpent en flèches, et doit par conséquent acheter des denrées à bas prix et de mauvaise qualité qui ont donc une incidence sur sa santé ? Celui qui est débordé de factures qu'un simple salaire ne suffira jamais à payer ? Celui qui est exploité au travail ? (Je dis bien « exploité », souvenez-vous, « le chiffre, le chiffre, voilà l'objectif... »). Celui qui n'en dort plus la nuit par simple peur du lendemain et n'aura en aucun cas les moyens de s'offrir une séance de yoga ni même de quoi souffler un peu ? Et pourtant, c'est bien le simple « monsieur tout le monde » qui en a le plus besoin. Pire, plus loin que nos frontières, est-ce là l'égalité que de savoir que certains dans le monde n'ont pas d'eau potable, n'ont pas de quoi se nourrir tous les jours ? Comme le chantent si bien les « Têtes Raides » : « On n'est pas tous nés dans le même salon ! » Il en a toujours été ainsi dans le monde et ce depuis la nuit des temps, parfois il me semble que l'on en revient à des temps presque féodaux.

D'autre part, en dépassant l'aspect matériel des inégalités, je sais par expérience que l'on n'est pas égaux face à la drogue : pourquoi est-ce qu'à moi, ça me provoque des bouffées délirantes, certains deviennent même schizophrènes alors que d'autres pourront se défoncer des années sans répercussions sur leur état psychiatrique ? Il y a encore plein de domaines comme cela : sommes-nous égaux face à la maladie ? Face à la douleur ? Face aux handicaps en tous genres ? Êtes-vous aussi fort physiquement, aussi grand, aussi beau que toutes les personnes que vous connaissez ? En fin de compte, le monde ne serait-il pas un peu plus juste si nous élaborions un système qui, au lieu de vouloir placer tous les êtres humains au même rang, chercherait plutôt à tenir compte des inégalités de chacun afin d'être, pour une fois, plus équitable ?

Fraternité ?

Là encore, Fraternité ? Ah bon ? Peut-être que contrairement à ce que pensait Aimé Césaire, c'est encore le seul des trois piliers du « liberté-égalité-fraternité »

Pour une autre éducation...

De la psychiatrie...

Petit Jean

Vivre autrement... :

Dico du parlé des d'jeuns

... C'est bien, en plus vous comprendrez enfin leurs textos... Lol

  • lol : de l'anglais « laugh out loud » (rire en voix haute), cela veut dire que l'on plaisante.
  • Chèp : raccourci du mot chéper, en verlan perché, évoque à la fois le fait d'être sous produit (ou prendre une perche) et aussi le fait d'être « resté perché » quand, même après la durée normale d'effet actif du produit, on ne reprend pas contact avec la réalité.
  • Produit : toutes les drogues excepté le cannabis.
  • rabla. : ou « meu » ou « dreu » ou « came » : Héroïne.
  • Teuffeurs : Personnes allant en rave-party.
  • d'jeuns : façon rigolote que j'ai de parler des jeunes de la génération de mon p'tit frère (né autour de 1988), se prononce d'jeunse ; et spéciale dédicace aux d'jeuns de Cognac qui seront pour moi toujours mes « p'tits cons d'amours ».
  • com : en langage texto, comme, s'écrit aussi kom.
  • shit : merde en anglais.
  • Chit : ou hachich ou bédo ou kalout : résine de cannabis.
  • Thc : substance active du cannabis.
  • raves-party ou teuf ou frée : lieu où se réunissent normalement ceux qui aiment le « son ».
  • son : techno mixée dans un style particulier (hardcore ou hardtek pour faire simple), c'est ce fameux boum-boum que vous entendez partout.
  • mdr : mort de rire en abrégé.
  • Douilles : quand on prend des douilles, c'est que l'on fume le chit dans des pipes à eau.
  • « couler un bang » : prendre une douille.
  • enkor : encore en langage texto.
  • Taf : Travail.

Châ-pîtres

  • Intro page :
  • Avertissements page :

Partie 1 : La drogue, les teufs.
* Comment gaspiller dix ans de sa vie ? Page :
* Mes solutions page :
* Les solutions de Yann page :
* Des hauts, des bas... Page :
* Qu'est-ce qu'une rave-party ? Page :
* Pourkoi les teufs ? Page :
* Raves « no drugs »... ? Page :

Partie 2 : Les origines de cette autodestruction de masse
* L'homme est-il à l'apogée de sa connerie humaine ? Page :
* Pour une autre éducation. Page :
* De la psychiatrie... Page :
* Petit Jean page :
* Vivre autrement ? Page :

Partie 3 : Annexes
* Chansons page :
* Dico du parlé des d'jeuns page :
* Kontacts page :

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emyska
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