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Lifestyle

La cupidité et ses conséquences

Elle avait des amis, un petit copain et des parents qui l'aimaient. Une vie paisible jusqu'au jour où la cupidité prit le dessus. Une descente aux enfers brutale et fatale.

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Que se passait-il ? Où étais-je ? Qui étaient tous ces gens en blanc qui défilaient dans tous les sens ? J'essayais de me lever mais je découvris avec frayeur que je ne le pouvais pas. Je ne sentais même plus mes jambes. Je commençai soudain à paniquer. Et c'est là qu'un gros monsieur d'une trentaine d'années environ s'avança vers moi non sans crier à ses autres interlocuteurs :

— Elle vient de se réveiller.

— Mais où suis-je ? QUI ÊTES-VOUS ? QUE ME VOULEZ-VOUS ? criai-je.

— Calmez-vous, mademoiselle.

— Mais...

— Vous êtes dans un hôpital et vous...

— Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Écoutez-moi, mademoiselle, je suis le docteur Holger. Vous avez essayé de vous suicider et vous...

C'est à peine si j'écoutais le docteur. Sa voix me semblait loin maintenant. Le seul mot « suicide » avait réveillé les souvenirs en moi. Je fermai donc les yeux pour ne plus écouter mon cerveau où les souvenirs jaillissaient de partout. Je crois que le docteur était parti en disant à ses collègues :

— Elle s'est endormie...

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Une vie étudiante insouciante

Je me souviens maintenant comme si c'était hier. J'étais à la fac et j'avais plein d'amis. Chaque soir, on séchait les cours et on se retrouvait en groupe pour s'amuser et faire la fête. Dans mon groupe, il y avait aussi des garçons. Je ne me rappelle que de deux noms : Jenny et Stephy. Oui, il y avait aussi Danielle. Danielle, c'était la chouchou de tous. Elle avait tout : un père milliardaire, des domestiques à sa disposition, des voitures. Elle était fille unique. Sa mère était morte dans un accident peu après sa naissance, ce qui signifiait qu'elle était la seule héritière de la famille Becker. Moi, je la détestais et je la jalousais. Je crois qu'elle m'aimait beaucoup. Moi, mes parents étaient très pauvres et je me débrouillais seule. Très souvent, elle me prêtait de l'argent et des habits. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu subitement envie de devenir comme elle.

Quand la jalousie devient destructive

Et pour m'énerver encore plus, elle était la fiancée de Rich Garner, un autre garçon dont les parents avaient les moyens d'acheter le monde s'ils le voulaient. C'était pas juste. J'étais plus belle qu'elle et plus ambitieuse. Je crois que j'avais déjà une idée derrière la tête : celle de lui voler son fiancé. C'est vrai que j'avais un p'tit copain dont je ne me rappelle plus le nom... Si, je crois que c'est Dave, non David, voilà ! Il n'avait rien et galérait tout le temps et ironie du sort, c'était l'ami à Rich. Moi, j'aimais follement David mais je voulais cependant être riche, très riche. Je ne supportais plus de vivre dans cette misère.

Le piège de la séduction et de l'argent facile

Je mis donc mon plan à exécution. Cette idiote de Danielle me prenait comme sa meilleure amie et me disait tout. Et c'est ainsi que je sus quand est-ce que son fiancé venait la voir. Le reste fut très facile car j'usai de ma terrible séduction et il tomba dans le panneau. À l'insu de ma soit-disant amie, on se retrouvait et on allait souvent au resto, au cinéma, dans les coins très luxueux de la ville. Il m'emmenait partout avec lui et me donnait beaucoup d'argent. En quelques semaines, je pouvais maintenant rivaliser avec n'importe quelle star américaine. Cependant, je ne l'aimais pas. Et je pensais très souvent à David. Mais entre lui et l'argent, j'avais choisi l'argent et je devais assumer.

Danielle avait découvert notre relation et n'en revenait pas. Elle m'avait tout simplement dit « certaines vérités » qui ne me firent ni chaud ni froid car je commençais à réaliser mon rêve.

La descente aux enfers

Quelques jours après, Rich ne me suffisait plus. Il fallait que je gagne encore plus d'argent. Je fis donc la connaissance d'un certain Mr Holmes qui tomba sous le charme dès qu'il me vit. Et c'était compréhensible. J'étais belle, trop belle même. Et c'était difficile, et même impossible, de me résister. Et c'est ainsi que j'allais et venais avec plusieurs autres dont je ne me rappelle plus. Ils pouvaient représenter un effectif de 10 à 15 personnes.

Mon entourage m'avait rejetée et même mes parents ne me parlaient plus. J'appris cependant que mon père était mort de crise cardiaque et que ma mère, ne pouvant le supporter plus longtemps, décéda elle aussi, dans la même clinique. Je ne me rappelle plus avoir pleuré mais je sais que ça m'a fait mal. Mais pas tellement car ce même jour, un de mes amants avait ouvert pour moi une ligne de vêtements. J'étais tellement classe. J'accompagnais même les plus grands du pays. Oui, moi, la pauvre fille, aujourd'hui, j'étais devenue la concubine de ceux que je voyais toujours dans les journaux. Qui aurait pu l'imaginer ! Tout aurait pu continuer ainsi si...

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La chute inévitable

Eh oui, tout a une fin. Je ne sais plus trop comment est-ce que ça s'est passé mais je crois que l'un de mes amants avait découvert que je le trompais avec plusieurs à la fois. Il m'avait donc retiré tout ce qu'il m'avait donné et avait fait paraître la nouvelle dans les journaux. Tous les autres furent au courant et m'abandonnèrent. Je m'étais retrouvée, je ne sais comment, à la rue. Toutes mes connaissances que j'avais eues pendant mon temps de gloire me tournèrent le dos.

Et ce ne fut pas tout : j'avais fait mon test de dépistage un peu plus tôt et il s'avéra « positif ». J'avais peut-être contaminé plus d'un. Non, c'en était trop. Quand j'analysais ma vie, plus rien ne m'obligeait à vivre. Je sautai donc de l'immeuble où je me trouvais. Et je crois que c'est ainsi que je me suis retrouvée ici...

Le dernier choix

Quand j'ouvris mes yeux, il n'y avait plus personne dans ma chambre d'hôpital. J'essayai de me lever mais j'avais oublié que mes membres inférieurs étaient paralysés. Non, je ne pouvais pas rester ainsi. Il le fallait. De toutes les façons, personne ne le regretterait. Et sans comprendre pourquoi, j'usai de mes bras pour débrancher les machines...

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marysweety
marysweety @marysweety
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