
Jacqueline Saburido rentrait chez elle. Elle venait de passer une soirée avec des amis et en raccompagnait quatre. Elle était sobre. Reggie Stephey rentrait lui aussi d'une soirée, sauf que lui avait bu. Il roulait au volant d'un 4x4 modifié, bien plus résistant que la voiture de Jacqueline. La vie est ainsi faite : il roulait trop vite, elle était prudente ; il était bourré, elle n'avait pas bu une seule goutte d'alcool. Ils se sont percutés et la vie de Jacqueline a basculé.
Sous le coup de l'impact, sa voiture s'est embrasée. Deux de ses amis sont morts sur le coup, deux autres ont pu être sauvés par les secours. Elle a eu 60 % de son corps brûlé en moins de 45 secondes. Emmenée d'urgence à l'hôpital, et malgré la rapidité des sauveteurs, elle a perdu ses deux oreilles, son nez, son œil gauche. Ses cheveux et ses doigts ont dû être amputés car ils avaient aussi brûlé.

Comment Jacqueline a-t-elle reconstruit sa vie ?
Aujourd'hui, Jacqueline a subi près de 50 opérations reconstructrices et elle n'a pas fini d'en avoir. Elle peut désormais écrire, lire et répondre aux mails qu'elle reçoit, et elle a repris ses études. Elle participe aussi à des campagnes de sécurité routière en sensibilisant les jeunes sur les effets et les conséquences qu'a l'alcool sur la conduite. Elle a pu aussi obtenir son diplôme d'anglais, ce qui lui permet de lire et d'écrire dans cette langue.
Comment soutenir la cause de Jacqueline ?
Afin de raconter son histoire, mais aussi de pouvoir payer tous les frais d'hôpital, les proches de Jacqueline ont monté un site web au titre tout à fait explicite : www.helpjacqui.com/home.htm.
Sur ce site, l'histoire de Jacqueline est racontée en intégralité, de même que les différentes actions qu'elle mène afin de faire baisser le nombre d'accidents de la route dus à l'alcool. Vous pouvez aussi faire un don afin qu'elle puisse payer tous les frais médicaux qui lui sont demandés du fait des nombreuses opérations à venir et des soins constants qui lui sont prodigués.

Alcool au volant : il faut choisir son camp
Alors, entre boire ou conduire, il n'y a qu'un choix possible : celui qui conduit est celui qui ne boit pas. Si vous êtes seul(e) en soirée et que vous êtes venu(e) en voiture, repartez à pied ou demandez à quelqu'un de sobre de vous ramener chez vous. L'histoire de Jacqueline n'est pas unique. Pour que de telles choses n'arrivent plus, prenez conscience que boire saoul peut briser votre vie.