
Une nouvelle aube grisâtre se lève sur notre monde... C'est le matin d'un jour qui pourrait être comme les autres. Sauf que c'est un dimanche.
Dehors, tout est grisâtre. Vous émergez d'un sommeil grisâtre, court et peuplé de rêves grisâtres et dérangeants. Vous vous levez et vous dirigez vers la cuisine, la mine grisâtre, tentant de vous souvenir de la fête de la veille. Vous vous affalez sur une chaise grisâtre et vous mangez un petit déjeuner grisâtre. Un coup d'œil par la fenêtre vous rassure sur le temps : des nuages grisâtres. Vous enfilez quelques vêtements grisâtres.

Vous suivez vos parents, d'une humeur grisâtre, dans une voiture grisâtre et vous partez vers une ville grisâtre. Là, vous vous rendez chez des gens grisâtres dans un immeuble grisâtre. Après un repas grisâtre, dans une pièce grisâtre, avec des sujets de conversation grisâtres, on vous traîne, vous et votre mine grisâtre, dans un pré grisâtre où l'on tente de faire perdre la notion du temps à des gens grisâtres. Là, seul(e) avec votre humeur grisâtre, vous traînez vos savates grisâtres entre des gens aux cheveux grisâtres.

Une fois cette balade grisâtre effectuée, après avoir épuisé tous les grisâtres sujets de conversation du monde grisâtre, vous remontez dans la voiture grisâtre et vous vous laissez ramener dans votre maison grisâtre par des personnes grisâtres. D'une humeur grisâtre, vous regardez défiler le bitume grisâtre et vous sentez votre sac grisâtre vibrer. Là, vous sortez votre portable grisâtre et vous regardez son écran grisâtre. Ne reconnaissant pas le numéro grisâtre s'affichant sur votre écran, vous retournez à votre grisâtre contemplation en vous disant que vous êtes d'humeur grisâtre.

Enfin, vous rentrez dans votre chambre grisâtre, vous vous affalez dans vos couvertures grisâtres, gardant vos nippes grisâtres, en implorant le grisâtre ciel d'être moins grisâtre demain.
(Cet article est valable pour certains dimanches et les gens dont je parle sont au demeurant très gentils... Je n'aime pas les généralités ;)))