
« Je suis jeune, tendez-moi la main » disait Rimbaud.
Notre société actuelle, de plus en plus consommatrice et inégalitaire, tend-elle la main aux jeunes ? Leur quotidien donne la réponse.
Petits boulots, difficultés pour se loger, peu de soutien financier sans intervention des parents (quand ils le peuvent…), désorientation face aux cursus proposés, aucun soutien réel à l'initiative. Que font les politiques pour amorcer une vraie rencontre entre les jeunes et la société, pour mieux se comprendre, se connaître, en somme pour mieux vivre et exister ensemble dans la cité ?
Les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins des jeunes. Toutes les catégories d'une même génération rencontrent des difficultés. L'adolescence, souvent un cap difficile à passer, ne facilite pas la marche vers le monde adulte. Si les jeunes, à ce moment-là, ne sont ni écoutés ni valorisés pour ce qu'ils peuvent être et représenter dans la société, alors ils se sentent très vite rejetés.
Politique jeunesse : des dispositifs inefficaces
Certes, régulièrement (tous les dix ans), à la suite de manifestations de lycéens, d'étudiants, voire de jeunes « des quartiers » en galère (vous savez, ceux qui brûlent les voitures), les pouvoirs publics tentent de calmer le jeu par des dispositifs dont les mesures ne répondent pas réellement aux préoccupations des jeunes dans le temps. Emplois aidés, bourses restrictives, développement du volontariat… Jusqu'au nouvel épisode.
Où est le champ à l'initiative ? Pourquoi ne pas créer de vrais dispositifs avec eux ? Pourquoi les pouvoirs publics n'installent-ils pas une dynamique permanente axée sur la rencontre, les échanges, les projets avec le soutien des associations ? Sortons enfin des dispositifs en « trompe-l'œil » !
Comment valoriser la jeunesse dans la société ?
Jeunes et société ne doivent faire qu'un. Les jeunes doivent être un moteur de l'entreprise, pouvoir rouvrir les portes des médias, des associations. Ils sont des citoyens à part entière.
Collectivités locales, acteurs locaux, pouvoirs publics : permettez-leur de prendre leur place. Ouvrez le débat avec eux. C'est une des seules pistes possibles pour répondre à leur quotidien et leur assurer que c'est bien une génération d'avenir.
Relevons le défi, ensemble !