
Tu sais, tu représentais beaucoup pour moi, sûrement trop. Chaque jour était un feu d'artifice, mes yeux étincelaient devant chacune de tes mèches explosives. Finalement, tu n'as été que la pyromane d'un cœur pendant un temps, et tu l'as fait exploser à l'image de ton art... Un compte à rebours avec pour horloge le mensonge et la trahison. Tic tac, tic tac. Un, je te quitte, d'une haleine fraîche, pour une fin en seulement 3 calories, pardon, 3 mots. Non, ce sont bien des calories, aujourd'hui elles me pèsent... Tu n'as jamais fait les tâches ménagères, pourtant tu as su me balayer, moi et notre histoire, comme de vulgaires poussières.
Ça fait 4 mois maintenant ! Toi qui me reprochais tellement de ne pas me souvenir du jour de notre rencontre, ironique, non ? Je me souviens très bien du dernier. J'aurais pu t'insulter, mais je suis fair-play, j'ai perdu, disons que tu ne m'as pas aidé, tu ne nous as pas aidés !
Voilà pourquoi aujourd'hui, je t'aime à la haine ! Tu sais, enfin tu t'imagines, bien que de loin, je garde un œil sur toi. Non, je ne suis pas ton ange, la preuve en est que je possède encore mes parties génitales... Il apparaitrait que tu as refait ta vie, j'ai ce sourire narquois, crois-moi. Un chien reste un chien, il en va de même pour une chienne. Tu valais de l'or à mes yeux, finalement, tu n'étais que cette pie voleuse aux idées mercantiles, défilant sous des parures plus qu'attirantes... Mon seul et unique remords à l'heure actuelle n'est pas celui de ne pas avoir pu me venger, bien au contraire, je déteste devoir me venger, car cela indique une erreur de ma part... Je disais donc, mon seul et unique regret est celui d'avoir eu à te connaître...
De l'amour à la haine : le parcours émotionnel
Assis sur le siège létal de mes pensées, comparable à la chaise électrique, les connexions synaptiques s'activent, et le virus est de nouveau présent. Quelques flash-back, une odeur de soufre, le vent souffle, les branches des arbres sont mouvantes et forment une danse accompagnées des feuilles d'automne qui tombent...
Le prix d'un pardon, distribuer l'amour, me rend inévitablement plus pauvre, et plus riche de sentiments. Une sorte de contradiction à laquelle on ne répond pas en une soirée. Un mauvais investissement et le banquier vous met sur la paille. On peut courir dans les champs du bonheur, on peut aussi y marcher, certains nagent dedans. Pour nous, des flotteurs cérébraux nous empêchent de nous y aventurer, gonflés à l'hélium, la gravité de nos actes nous ramène toujours sur terre. Ah, ce fameux Newton et ces pommiers, une loi physique : Cupidon joue à Guillaume Tell, ne manque jamais la pomme, mais toujours le cœur.
L'écriture comme antidote à la souffrance
C'est aujourd'hui, dans l'urgence, que je m'adresse à vous, avant que l'unique chapitre de notre vie soit tourné. Il nous faut nous doter de résolution, c'est là l'antidote à tous, à tous vos maux, par vos mots.
Exprimez-vous, faites l'effort de l'élan de créativité, croyez-moi mais surtout croyez en votre personne, vous déplacerez des montagnes. N'abandonnez jamais. Chaque jour qui passe vous offre une multitude de choix, faites le bon, semez dès aujourd'hui les graines du bonheur pour donner vie à l'arbre de la sagesse. Arrachez, déterrez les mauvaises herbes de la médisance à votre sujet que sont la haine ou la fausseté, ne les laissez pas vous gâcher votre terre, votre corps. N'essayez pas non plus de les brûler pour les oublier, NON ! Nourrissez-vous en ! Utilisez-les tel le fumier pour nourrir votre esprit, votre terrain. Malgré cette semence du droit chemin, votre chemin sera tout de même parsemé de ces embûches que sont la colère des éléments, faites face, ne vous découragez jamais...