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Lifestyle

Je n'oublie pas...

Un témoignage bouleversant sur une relation toxique marquée par la soumission et la dépendance affective. L'histoire d'une femme prise au piège d'un amour destructeur.

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J'ai vécu des moments de bonheur et de désespoir, mais... Faisons comme dans beaucoup d'histoires, commençons par le début.

Septembre 2005, je rencontre un jeune homme du nom de Damien. Un regard, un sourire et j'étais déjà aux anges... Étrange. Jamais un homme ne m'avait autant perturbée. Alors, que faire ? J'essaie d'entrer dans son cercle d'amis. Au bout d'un mois, j'y arrive et y suis même très bien acceptée. Damien... C'est un jeune homme tellement touchant, et pourtant il joue les durs. À l'époque, j'étais aveugle : je le voyais tel un petit agneau (même si je le vois toujours ainsi, j'essaie de voir la réalité — quelle réalité ? Continuez à lire et vous verrez qui est réellement cet agneau). J'étais complètement amoureuse de lui, mais d'une manière tout à fait anormale.

C'est alors qu'au bout de quelques mois, l'agneau m'a invité chez lui, et vous savez la suite... On a bu, on s'est drogués, on s'est chamaillés MAIS on n'a pas fait l'amour. J'étais perplexe, j'étais malade de croire que je ne lui plaisais pas... Malade !!!

Mon Damien, mon commando marin de l'armée de Terre...

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Dépendance affective : quand l'amour devient soumission

Une maladie d'amour ? Non, je ne crois pas, j'étais soumise ! Soumise à un tel point... Au travail, lorsqu'il entrait dans mon bureau, je n'avais pas besoin de lever la tête pour savoir que c'était lui. Son odeur me hantait, me faisait frissonner de plaisir et de peur — une peur face à l'homme qui avait réussi à me soumettre sans rien me demander... Quel horreur que cette période...

Puis, de nombreux soirs, il me demandait de venir chez lui. Comme d'habitude, j'y répondais positivement. Une boule de douleur m'envahissait alors tout le corps. Donc j'y allais le plus rapidement possible pour qu'elle cesse, peur de le faire attendre... Mais une fois arrivée chez lui, j'attendais à sa porte... Il n'était pas là. J'attendais, l'appelais, puis 30 à 45 minutes plus tard en général il arrivait, le plus souvent énervé. Il me disait à peine bonjour, me faisait rentrer, m'offrait un verre (je ne disais rien de peur de l'offenser, je voulais juste ma dose — mais ma dose de lui, rien à faire de sa drogue, c'était lui que je voulais !!!), il me payait une trace avant de me proposer de le rejoindre dans son lit... Toujours « oui », « bien sûr », jamais d'opposition face à cet homme si viril... Toujours soumise, jamais dire « non », toujours sourire et disparaître lorsqu'il en avait fini avec moi. Car oui, le matin, monsieur ne prenait pas la peine de se réveiller et encore moins de se lever pour me dire au revoir. Quelle importance... Je partais, en général en pleurs au boulot, sans plus rien attendre de lui mais sans jamais réussir à m'en détacher...

Cela a duré deux ans jusqu'à ce que :

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La vérité révélée : une autre femme dans sa vie

Damien, mon Damien, est en fait le Damien d'une autre. Il ne me disait jamais « je t'aime » ni quoi que ce soit de gentil, mais j'étais accro à lui... Son odeur, ses mains... Je l'aimais pour deux. Puis j'ai appris l'existence de sa copine. C'est lui qui m'en a parlé : les raisons de ses retards, de son énervement. Elle passait son temps à le tromper et c'est elle qu'il aimait, elle qu'il regardait en photo sur sa table de chevet avant de s'endormir, elle qu'il désirait ! Pas moi !

Alors je lui ai demandé de la quitter. Oui... J'ai osé...

Je n'aurais jamais dû. Il a voulu me frapper... Mais c'est grâce à cela que j'ai réagi. Ayant fait plusieurs années de boxe thaïlandaise, j'ai gardé des réflexes de défense, alors j'ai esquivé. Mais il reste néanmoins un homme, et est plus fort... Je me souviendrai de cette scène toute ma vie : il m'a immobilisé les poignets avec une seule main, il avait le contrôle, pouvait faire ce qu'il voulait de moi. C'est alors qu'il m'a regardée et qu'il m'a relâchée... Alors je suis partie et lui ai envoyé un message lui disant que je l'aimais mais qu'il n'était pas bon pour moi de rester avec lui...

Cela fait un an. Depuis, plus de nouvelles jusqu'à hier. J'ai appris qu'il était rentré du Tchad — étant militaire, il était parti 8 mois — et m'a envoyé un message, le même qu'il y a un an : « Viens à 22h00 s'il te plaît. »

Voilà... Et il me hante toujours... Est-ce normal ?

Je le hais mais l'aime aussi toujours autant. Comment m'en détacher... Surtout que désormais j'ai un petit ami extraordinaire que j'aime d'un amour sans limite et sans douleur, surtout...

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rastaweed
rastaweed @rastaweed
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