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Histoire de mourir...

La mort : entre néant et initiation spirituelle, angoisse et mystère. Une réflexion philosophique accessible pour comprendre le sens de cette fin inéluctable.

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La mort. Le dictionnaire la décrit comme la cessation complète et définitive de la vie. Elle désigne la fin absolue, le néant de tout ce qui est appelé à disparaître.

Pourtant, au-delà de ces définitions qui relèvent de la connaissance humaine, quelque chose de plus profond nous maintient dans le doute. Combien de religions acceptent la disparition définitive de leurs propres « enfants » ? À ma connaissance, aucune religion de ce type n'existe.

La mort : symbole d'ambivalence entre fin et au-delà

En tant que symbole, la mort représente l'aspect périssable et destructible de l'existence. Elle indique ce qui disparaît dans l'évolution inéluctable des choses. Le paradoxe tient au fait qu'elle est aussi l'introductrice dans les mondes inconnus des enfers ou des paradis, ce qui démontre son ambivalence.

On peut dire qu'elle est à la fois révélation et introduction.

Mort et initiation spirituelle : vers une vie supérieure ?

Toute initiation traverse une phase de mort avant d'ouvrir l'accès à une vie nouvelle. En ce sens, elle possède une valeur psychologique : elle délivre des forces négatives et régressives, elle dématérialise et libère les forces ascensionnelles de l'esprit.

Fille de la nuit et sœur du sommeil, la mort détient comme eux le pouvoir de régénérer. Si l'être qu'elle frappe ne vit qu'au niveau matériel ou bestial, il sombre dans les enfers ; s'il vit au contraire au niveau spirituel, elle lui dévoile des champs de lumière. La mort à un niveau est peut-être la condition d'une vie supérieure à un autre niveau.

Pourquoi la mort provoque-t-elle de l'angoisse ?

Il n'empêche que le mystère de la mort est traditionnellement ressenti comme angoissant et figuré sous des traits effrayants. C'est, poussée à son maximum, la résistance au changement et à une forme d'existence inconnue, plutôt qu'une crainte de s'éteindre dans le néant.

On peut schématiser la mort comme une porte, pas forcément révélatrice d'un monde meilleur, mais qui mène à l'antichambre du monde de l'énigme pour quiconque s'en trouve devant.

Le conseil de Démosthène face à la mort

Pour tous ceux dont le dessein est de traverser cette antichambre en courant et de consulter ce médecin trop tôt, voici des paroles dignes de réflexion :

« La mort est le terme où arrivent tous les hommes, et qu'on ne peut éviter avec quelque précaution qu'on se tienne enfermé dans ses foyers. L'homme de cœur doit donc en toute occasion se porter aux plus belles entreprises avec une généreuse confiance, et opposer à tous les malheurs que le ciel lui envoie un courage invincible. »

— Démosthène

L'éternelle question : y a-t-il un après ?

Sachez que même si vous ne comprenez pas grand-chose à tout cela, la question d'un « et après ? » habite tout être humain. Je n'espère pas vous le faire découvrir… Longtemps les hommes y ont cherché des réponses, mais personne ne pourra jamais élucider ce mystère. Bien des adolescents s'y attardent sans vraiment comprendre grand-chose.

Qui sait ? Si vous avez compris cet article, c'est que vous avez peut-être entrevu quelque chose de la mort…

Adieu !

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