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Lifestyle

Héritage...

Boris reçoit un héritage inespéré qui le pousse vers la déchéance. Ruiné, abandonné par sa femme, il devra se reconstruire. Une histoire touchante sur l'argent, l'amour et la résilience.

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Il était une fois un brave jeune homme, à la trentaine passée. De nature honnête, cet homme scrupuleux était marié depuis quelque temps à une jeune femme douce, complaisante, agréable à vivre et qui venait de fêter ses vingt-huit ans. Ce qu'elle aimait tout particulièrement chez Boris, c'était son côté bosseur et très consciencieux. Car Boris était un employé modèle : chaque matin, après avoir lu son journal et pris son café — toujours noir —, il s'en allait gaiement travailler. Il était fonctionnaire.

Ce jour-là, rien d'anormal : les bus faisaient de nouveau grève, Boris allait donc devoir marcher, mais cela ne le gênait pas. D'ailleurs, rien ne semblait assombrir le petit nuage sur lequel il vivait. Un jour, un notaire l'appela pour lui demander de lui rendre visite. Boris était le seul descendant d'un vieil oncle et recevait par conséquent un très riche héritage. Lorsque Boris apprit cette nouvelle, il pleura de joie. Il n'avait jamais vu cet oncle de sa vie et pourtant celui-ci lui léguait une immense somme d'argent. C'était un miracle, une aubaine.

Ce jour-là, Boris n'alla pas travailler. D'ailleurs, ni le lendemain, ni les jours suivants. Il s'offrit avec sa femme, Ana, un somptueux voyage aux Seychelles. Puis encore un autre. D'autres suivirent mais, plus le temps passait, plus il délaissait sa femme, préférant consacrer son temps à ses nouvelles relations qu'il jugeait plus « acceptables ». Boris se sentait meilleur, impressionné par l'élite qu'il pensait côtoyer. À son insu, Boris ne s'aperçut pas qu'il changeait : restant inactif, ne plaçant pas son argent, préférant le dépenser à tout-va, il pensait que tout le monde lui était redevable.

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Quand l'argent fait perdre la tête

Et un jour, alors qu'il se réveillait d'une longue nuit agitée, par une de ces fêtes qu'il avait encore organisées, il appela Ana mais seul le silence lui répondit. Déconcerté, il l'appela une nouvelle fois mais là encore, personne ne lui répondit. Alors il se leva. Quel jour était-on ? Ah oui, mardi, son jour fétiche, le jour où il recevait habituellement sa paye. Il regarda sa montre : elle indiquait neuf heures. Il était sacrément surpris et en retard. Il se dirigea rapidement vers le salon. Encore un peu endormi, il chercha le café mais ne le trouva pas. Énervé, déstabilisé, il sortit complètement de sa torpeur et, contemplant son salon, un cri d'horreur le parcourut. Des bouteilles de champagne à même le sol. Des canapés éventrés. Mais que faisait Ana ? Pourquoi n'avait-elle pas fait le ménage ?

Embrouillé, désemparé, il alla chercher son courrier, espérant recevoir de bonnes nouvelles avant d'aller au travail. Il en revint avec trois lettres. Seulement trois. Il ouvrit fébrilement la première : il s'agissait d'une invitation à un gala. Mais depuis quand était-il invité à des galas, lui, simple fonctionnaire ? Il se promit d'y réfléchir. La deuxième lettre était bien moins réjouissante. Un mauvais pressentiment lui étreignit le cœur. Quelque chose n'allait pas... Cette journée lui semblait si étrange. D'effarement, il lâcha l'enveloppe. Celle-ci lui annonçait qu'il était ruiné. Comment était-ce possible ?

Désespéré, n'osant pas ouvrir la troisième, il lui fallut plus d'un quart d'heure pour la décacheter. Un hoquet de stupeur le parcourut : c'était la demande de divorce de sa très chère Ana. De sa tendre Ana. Soudain, il se rappela. Tout lui revint en mémoire : l'héritage qu'il avait reçu, ses voyages, ses voitures, sa déchéance. Aujourd'hui, un an jour pour jour après avoir reçu son héritage, son Ana demandait le divorce. D'accablement, il s'effondra sur le premier fauteuil et pleura. Son existence dorée lui semblait si terne à présent. Boris semblait détruit par le vice d'une vie qu'il croyait flamboyante. Un monde de paillettes, un monde de faux-semblants. Boris se lamenta des jours durant, s'apitoyant sur son sort, ne voulant voir la vérité en face, ne comprenant pas la décision d'Ana.

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Comment Boris s'est relevé grâce à un secret

Il l'aimait encore très fort, son Ana. Une nuit, alors qu'il dormait profondément, un petit elfe du sommeil, ému par la détresse de Boris, décida de l'aider et lui révéla le secret du parfum. Le parfum du Chêne, du grand arbre. Une fragrance musquée, parfumée qui hypnotisait et subjuguait tous les êtres humains. Et lorsque Boris, le lendemain, se leva, après cette nuit étrange, ce rêve qu'il croyait avoir fait retranscrivit la recette de ce parfum si magique et captivant.

Du même coup, il décida de se reprendre en main. Pour lui. Pour son Ana. Et en six mois, Boris s'était refait une petite santé, avait terminé la création de ce parfum aux saveurs si charmeuses. Boris était même surbooké : un parfumeur renommé lui passa commande. De jour en jour, Boris inventait de nouveaux parfums, de nouveaux mélanges et, quelquefois, son petit elfe vert venait lui rendre visite et l'inspirait encore, fier de cette réussite. Dix-huit heures par jour, Boris ne faisait qu'inventer de nouvelles senteurs mais chaque matin, en partant au boulot, il se sentait revivre. Il reprenait goût à la vraie vie jusqu'au jour où Ana l'appela. Enfin.

Le bonheur retrouvé

Lors d'un reportage à la télé sur ces parfums si étranges et ensorcelants, redécouvrant le Boris qu'elle avait aimé — travailleur, énergique et si généreux —, elle ne voulut plus divorcer. Boris pleura mais de joie cette fois, fier et heureux. À ce jour, Boris repasse à la télé pour parler de son entreprise très prospère. Boris était de nouveau fortuné. Mais à ce moment précis, Boris ne pensait qu'au voyage qu'il allait pouvoir offrir à sa merveilleuse Ana qu'il chérissait précieusement comme un diamant des plus purs. Curieusement, toutes ces épreuves l'avaient enrichi. D'ailleurs, à la minute où je vous raconte cette histoire, Ana ressent les premières contractions... Le bébé arrive.

Mot de l'auteur

Cette histoire vous a peut-être semblé simpliste, voire ridicule pour une ado de 15 ans, mais j'ai envie de croire en la vie ! Tout n'est pas rose, je cherche encore ma lumière, celle dont je serais fière, mais oui, j'ai envie de vivre et d'y croire !!! Et puis le meilleur remède contre le désespoir, c'est écrire des chansons... C'est un transfuge de la réalité, pour une vie plus enchantée... !

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blackdreams21
Adèle ...... @blackdreams21
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