
Nos citoyens algériens souffrent sous la politique déplorable du président. Qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, c'est pareil, c'est la même maladie ! Mais particulièrement, nos jeunes algériens ne peuvent supporter de vivre une vie telle que celle d'aujourd'hui, une vie de chien, inhumaine... Après avoir eu le diplôme, après les études, etc., ces jeunes ne vont pas à leur joli boulot ! Non, ils se déplacent de mur en mur, d'une cafétéria à une autre, ou sinon ils se dépannent avec le commerce !
Et oui ! Ce n'est pas aussi facile de vivre ainsi, de croire à cette malheureuse réalité, mais pourtant c'est le cas, il faut y croire. Ce n'est pas la faute de ces pauvres innocents jeunes algériens, eux ils ont fait leur devoir, il reste le devoir du président...
Que sont devenues les promesses de Bouteflika ?
La question qui se pose chaque jour : où sont passées toutes les promesses de Bouteflika ? Vaporisées, emportées dans l'air. Les chômeurs se multiplient de jour en jour, l'état civil s'aggrave de jour en jour, le malheur des jeunes algériens continue toujours ! Aucune amélioration, rien n'est fait, rien n'est tenu des engagements dont le président parle sans cesse.
Est-ce normal de voir des ingénieurs, des enseignants, des licenciés traîner dans les rues ? Devenir des "harraga" ! Non ! Ce n'est pas normal, pourtant c'est bien le cas. Notre cher Bouteflika les a trahis : au lieu de créer de nouveaux établissements (il en manque énormément dans plusieurs régions), de nouvelles sociétés ou entreprises, non, il ne fait rien de tout ça. Au contraire, les seules sociétés qui restaient, il les a vendues au prix symbolique, astreintes à fermer ou couler, pour tout importer en devises par le biais des généraux !
Le paradoxe de l'emploi et des travailleurs étrangers
Et au lieu d'embaucher les nombreux chômeurs qui ne demandent que du travail et un salaire raisonnable, il ramène des milliers de chinois dont la plupart n'ont ni titre ni permis de travail et que personne n'ose déranger, même les inspections de travail ! Ils ont même accaparé des carrières de turf, de graviers pour l'autoroute, mais eux les vendent au privé et s'enrichissent avec sa bénédiction et celle de ses ministres et faux responsables !
Pourquoi les jeunes algériens choisissent-ils l'exil ?
Il faut vivre parmi ces jeunes algériens pour voir à quoi ressemble leur vie, leur souffrance. Mais ce n'est pas tout ! Vu le chômage, le dégoût, la crise financière, tous les problèmes qui augmentent de jour en jour, ils décident de tout quitter : la famille, les amis, Bouteflika avec ses règlements, et l'Algérie qui s'écoule au lieu de se développer comme les autres pays... Alors je disais, ils décident de quitter tout ça pour aller à l'exil. La plupart se trouvent en France, et voilà qu'ils travaillent tous, qu'ils exercent le travail récolté par leurs études...
Ce n'est pas fini, plus les années passent, plus la France est occupée par des Algériens !
Et oui, on aurait bien aimé que ces jeunes restent dans leur mère patrie, qu'ils fassent travailler, développer leur propre pays ; eux aussi veulent ça, mais "ellah ghalebe", la célèbre phrase des Algériens !
Puis les Français prennent ces émigrés pour des voleurs ! Oui ! Car ils prennent les places de ces Français qui devraient travailler pour la France, dans leur pays pas un autre... Certains sont bien compréhensifs, mais pour d'autres, la colère et le mépris règnent (vaut mieux les éviter ! Lol).
Le calvaire de ceux qui restent au pays
Pour ces émigrés, ce sont les plus chanceux, mais que dire de ceux qui n'ont pas les moyens ? De ceux qui désirent y aller mais ne peuvent malheureusement pas ? Imaginez leur vie en Algérie sous la dictature du président, le beau parleur, le traître, et de ses ministres. Ah, quelle chiante vie ! Le système d'éducation est super mauvais avec le ministre Benbouzid que tout le monde hait, et oui ce n'est pas du tout un système d'éducation qu'il met en place là, c'est un système de merde. Mais oui bien sûr, ses enfants ne se trouvent pas en Algérie : un en France, l'autre en Angleterre...
En gros : s'ils restent en Algérie, ils sont des chômeurs ; s'ils partent en France, ils sont des salariés !! On ne peut comprendre cette situation, on ne peut trouver une bonne solution pour les jeunes. Mais oui bien sûr, notre "papiche" Boutef en a la solution en main, mais il ne fait que jaser comme une pie, dans le néant ! Il ne faut pas trop en vouloir aux émigrés en France !! Lol.
(pour ce qui concerne les Marocains, peut-être c'est pareil, je ne sais pas, en tout cas, il n'y a pas que les Algériens !!)
Témoignage : "Je dors à la belle étoile, sur des cartons"
À ma sortie de prison, où j'ai passé mes deux ans pour agression à l'arme blanche, j'ai bénéficié d'une carte "réconciliation nationale et réinsertion des prisonniers" qui devrait m'aider à trouver un travail. J'avais vraiment cru que cette carte pourrait m'ouvrir une porte sur une vie digne. Mais je me suis vite rendu compte que cela ne servait à rien. J'ai monté un projet dans le cadre de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) pour ouvrir un restaurant, mais aucune banque ne voulait m'accorder un crédit dans ma wilaya. L'ANSEJ est réservée aux riches... !!
Et puis j'ai entendu parler de ce marché (Rovigo), alors j'ai pris le bus. J'ai atterri ici sans le moindre sou. Ma famille est très pauvre, j'ai à nourrir huit frères dont deux sont handicapés et mes parents sont malades. Mon quotidien ressemble à un enfer. Je me lève à 2h du matin. Je paie le mekess à 100DA et je sillonne les allées de ce marché à longueur de journée dans l'espoir de me faire engager. Le filet de pomme de terre, je le facture à 15DA. Quant aux casiers et cageots de légumes, c'est entre 7 et 10DA. Je n'ai pas le temps pour me reposer. À la fin de la journée, j'ai gagné 1000 Da et j'en débourse 500 pour manger, et j'envoie le reste à mes parents à Tébessa. Le soir venu, je dors à la belle étoile avec mes amis, à même le sol, les cartons remplacent les draps et les couvertures.
Je n'ai pas les moyens pour me payer une nuit dans un hammam comme font beaucoup, à quelques 2 km d'ici. En plus, il faut réserver d'avance, car il n'y a pas de place pour tout le monde. L'hiver est un enfer, il m'est arrivé de pisser dans mon froc, comme mes amis d'ailleurs, nous n'avons pas honte de le dire. Nous vivons comme des animaux dans un pays où l'argent coule à flots. Le gouvernement parle de la création de 3 millions de postes d'emploi. Je ne crois pas à cela, ce ne sont que des mensonges. Je n'ai peur de rien. Je le dis. De toute façon, je suis déjà mort.
Ceci est un reportage sur Mohamed Amine Nedjri, 25 ans, qui travaille à Rovigo depuis 2 ans... C'est dur dur, hein ? !
Je sais que je suis trop jeune pour ouvrir un débat sur un sujet pareil, je n'ai pas pu me retenir d'en parler... Mal embouché peut-être ? Mais vous comprenez peut-être le sens et le but !! (J'espère !)