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Explosion de violences dans les banlieues, qui sont les coupables ?

Entre chômage, mondialisation et provocations politiques, cet article analyse les causes profondes des tensions dans les banlieues françaises.

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Ayant juste terminé mes études, j'éprouve plusieurs inquiétudes suite aux émeutes survenues dans nos banlieues.
Comment après des décennies d'errance et d'hypocrisie résoudre durablement les débordements de banlieues alors que, particulièrement pour la population de nos cités, le seul avenir semble être le chômage ?

L'impact du néolibéralisme sur la cohésion sociale

L'unique ascenseur social, c'est l'emploi ; et l'emploi, dans nos sociétés occidentales contemporaines, c'est l'entreprise. Mais la mondialisation enfantée par l'ultralibéralisme et la finance planétaire a laminé ou délocalisé nos entreprises, et cela avec la complaisance du pouvoir. En outre, les élites de droite comme de gauche ont voulu sciemment gommer l'identité nationale au nom d'un « européénisme » de façade (lequel s'est lamentablement brisé sur le mur de la réalité le 29 mai dernier).

Je n'ai pas spécialement de sympathie pour ces « jeunes voyous », je les ai trop fréquentés (à Roubaix) pour leur tresser des lauriers. Rappelons tout de même qu'ils ne représentent, comme l'affirme notre « grand » Sarkozy, que 2 à 3 % des jeunes de banlieues. Mais leur violence me paraît bien peu de chose au regard de celle qu'ils subissent de la part des institutions et des pouvoirs. Les délits de ces jeunes ne sont que le miroir très atténué des horreurs d'un monde dévoyé où la corruption infecte les sphères politiques et économiques.

La France diffère des autres États par sa propension à avoir une longueur d'avance dans le domaine social. Mais qui est le véritable coupable de « cet assistanat » et de ce « confort » typiquement français ? Ceux qui se conforment au seul modèle d'existence qu'on leur offre — chômage, illettrisme, discriminations à l'embauche, précarité et vide de l'âme, remplacé par les « marques », les jeux vidéo et le petit écran ? Ces jeunes veulent être comme les « autres ». Comme ces leaders de gauche qui délaissent le peuple pour le tropisme médiatique ! Que cette expérience serve aussi de leçon à la gauche.

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Le regain de tensions autour du religieux et du colonialisme

Enfin, ma dernière inquiétude résulte de cette droite omnipotente qui « persiste et signe » dans sa croisade contre la « racaille ». Le 2e alinéa de l'article 4 de la loi du 27 février 2005, confirmée récemment à l'Assemblée nationale, stipule que « les programmes scolaires reconnaissent [...] le rôle positif de la présence française outre-mer, en Afrique du Nord ».

La provocation — si l'on ajoute les propos tenus par Sarkozy sur la racaille et le Karcher — arrive comme un fait exprès, au moment où une frénésie de revendications mémorielles, attisée par des groupuscules islamistes et sionistes pratiquant le racisme à l'envers, touche les enfants d'immigrés. Et voilà que la droite relance un affrontement à propos des bienfaits du colonialisme. Et cela sans parler de la commémoration (surmédiatisée) du bicentenaire de la Bataille d'Austerlitz orchestrée par un homme dont l'ambition effrénée et l'hypertrophie du moi ne sont pas sans rappeler un homme politique actuel...

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seraf
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