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Enfin, l'apologie de la cigarette...

Marre du discours moralisateur anti-tabac ? Découvrez une défense provocatrice de la cigarette, entre arguments économiques, philosophie libertaire et réflexion sur la liberté individuelle.

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Marre de ces commentaires médiatiques à la mode, de ces inepties « politiquement correctes », de ces profs payés une misère et de ces pédagogues à la solde qui vous répètent à longueur de temps que fumer, ce n'est pas bon pour la santé ? Voilà ce qu'ils oublient de vous dire.

Pourquoi fumer est bon pour l'économie

Économiquement parlant, la cigarette est le premier produit qui rapporte à l'État en termes de TVA. Acheter des cigarettes, c'est ramener de l'argent à l'État. Cela lui donne donc les moyens de réinvestir dans la machine économique. Surtout que ces derniers temps, ça ne va pas fort (dette à 98 % du PIB) : plus on fume, plus l'État va bien.

La cigarette comme acte de liberté

Mais en dépassant le côté économique du problème, si l'on se place sur un plan plus psychologique, on s'aperçoit qu'avec tout le tapage fait autour de la clope, la cigarette est devenue, dans beaucoup d'esprits, le symbole de tous les « interdicteurs » : les parents, les profs, voire la télé. En plus, il y a tellement de gens qui fument déjà que la cigarette est un interdit qui peut être brisé.

Fumer, et surtout allumer cette première cigarette, ce n'est pas seulement se bousiller la santé dans un geste d'une stupidité inouïe. Au contraire, ce geste aurait une vertu plus thérapeutique. En fumant, je commets une part du grand crime que je ne commettrai jamais. À travers la cigarette, j'accomplis ce qui m'a toujours été désigné comme le mal et j'en tire la satisfaction personnelle de pouvoir me considérer comme un criminel, un méchant, un « briseur de tables », comme dirait Nietzsche. En bref, quelqu'un de libre.

Beaucoup rétorquent que ce n'est qu'une illusion, que ce n'est qu'une façon de se conformer à une image. Eh ! Je n'ai jamais dit que c'était un quelconque remède allopathique au sens strict, mais cela permet de briser avec ce qui est imposé. Au sens sartrien (Sartre était fumeur et alcoolique), la liberté est à l'image du hors-bord au démarrage : il commence par rompre avec la résistance des flots, puis se lance dans une direction que rien ne lui impose directement. La cigarette, c'est la même chose. L'essentiel est de commencer par dire NON à tout ce qui est dans l'air du temps, pour dire OUI à son propre choix : fumer ou non, mais ne pas emmerder les fumeurs.

Toujours pour Sartre : « Méfiez-vous des enfants sages, ce sont ceux qui font le plus cher payer à la société ». Ce sont ceux qui ont toujours obéi qui seront les plus prompts à rompre avec les lois les plus importantes, alors que ceux qui ont fait les « 400 coups », logiquement, ce sont ceux qui n'ont plus rien à prouver. Au bout du compte, ce sont ceux qui accusent les fumeurs de vouloir frimer qui veulent, eux, pouvoir frimer et dire qu'ils sont restés purs aussi longtemps que possible.

Fumer n'est pas le pire des vices

En plus de cela, la cigarette, c'est gentil, ça fait à peine un peu de mal (surtout s'il s'agit de clopes roulées, sans filtre), et cela permet de faire d'intéressantes rencontres. Et ç'aurait pu être pire. L'alcool ne tue pas seulement soi-même, il tue aussi ses proches (ne croyez pas tout ce qui est écrit sur les paquets : si vous ne fumez pas dans la figure de vos proches et qu'en fumant dans la voiture, vous gardez les fenêtres ouvertes, vous ne leur ferez pas le moindre mal). Avec l'alcool, j'ai moi-même un bon ami qui a menacé sa femme avec un couteau de boucher parce qu'il s'était enfilé deux bouteilles de Jack Daniel's et qu'elle le lui avait reproché.

L'idéal, ce serait de fumer avec modération, et de préférence entre amis, avant de dire stop ou non une fois le moment venu. Il ne faut pas non plus mépriser, comme c'est souvent le cas, ceux qui ont le courage de fumer. Il faut du courage pour dire : « Tout ce qu'on m'a dit à présent est faux tant que je ne me l'ai pas moi-même démontré. Il n'est de vrai que ce qui est immédiatement évident à mes yeux et à mes sensations immédiates ».

Le doute fait peur, c'est le vide. Le fumeur, c'est celui qui s'est lancé dans le vide, et qui aime fumer. Le non-fumeur, c'est celui qui s'est lancé dans le vide, qui a fumé et n'a pas aimé. L'idiot, c'est celui qui n'a pas fumé, et qui condamne sans savoir — ou en croyant savoir — ceux qui fument.

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