
L'autorité parentale définit les droits et les obligations de garde, de surveillance et d'éducation des parents envers leurs enfants. Cependant, cette autorité n'est pas toujours facile à exercer à cause de la pression sociale. Par exemple, un enfant qui se met à hurler dans un magasin parce qu'il veut quelque chose ne doit pas déstabiliser ses parents, qui doivent se montrer fermes. Pourtant, ces derniers renoncent parfois à cause du regard des autres clients.
D'après une étude réalisée par Ipsos en 2001 auprès de 403 parents ayant des enfants âgés de 7 à 17 ans, seuls 20 % d'entre eux estiment ne pas se faire obéir, contre 80 % qui n'ont aucun mal à se faire obéir quand ils le souhaitent. Les parents utilisent des méthodes différentes pour se faire obéir. Globalement, ils discutent d'abord avec eux avant de dire ce qu'ils doivent faire, puisque 58 % des parents interrogés se reconnaissent dans cette situation. D'autres les conseilleront mais laisseront l'enfant décider de ce qu'il doit faire, comme 35 % des parents interrogés.
Par ailleurs, l'autorité parentale ne s'arrête pas au domicile familial. L'école est un lieu important dans l'éducation de l'enfant, c'est là qu'il passe la majeure partie de son temps lorsqu'il est scolarisé.

Quelles sont les limites de la punition ?
La punition est le moyen le plus rapide et le plus simple auquel les parents font recours en cas de problème. Mais les parents ont-ils, en France, le droit de corriger leur enfant, de lui donner des claques et des fessées ?
La réponse est juridiquement intéressante : la loi tend à dire non, car elle condamne les violences, surtout si elles sont commises sur un mineur. Cependant, elle ne l'interdit pas explicitement de manière absolue, car elle ne cite pas nommément les parents dans ce contexte précis. Par ailleurs, un enfant risque d'être corrigé s'il commet une faute. Ainsi, les violences exercées par les parents sur les enfants sont tolérées tant qu'elles ne constituent pas des abus.
Cependant, il n'existe pas de "bonnes" fessées. Dans un premier temps, cela enseigne la violence par l'exemple. Dans un deuxième temps, l'enfant retient que c'est le corps qui paie pour une mauvaise action, un acte qui restera gravé comme une violence. Sur le dessin de Chaunu publié dans Ouest France, on voit des parents donner des fessées avec excès, sans savoir s'ils ont cherché la cause du problème, qui a sans doute eu lieu à l'école. La punition semble donc plus efficace lorsqu'elle est réalisée par les parents que par une personne "extérieure" à l'éducation de l'enfant.
D'autres punitions, sans intervention de violences physiques, comme "Va au coin !" ou "File dans ta chambre !", sont aussi très utilisées pour sanctionner l'enfant. Cette forme de punition est bénéfique pour l'enfant car elle l'incite à réfléchir sur ce qu'il vient de faire sans utiliser la force.
De nos jours, on entend parler de séquestrations, de violences et même de viols, des phénomènes très médiatisés car, bien qu'ils constituent une minorité, ils existent et doivent être dénoncés au plus vite. Il n'existe pas réellement de causes logiques à ces actes répréhensibles, qui proviennent surtout d'une perversion chez l'adulte agissant selon son bon plaisir sans penser à l'intérêt de l'enfant.
Comment instaurer la confiance et le respect ?
Ce qu'il faut, c'est établir un climat de confiance entre les parents et les enfants. Si un parent respecte son enfant, alors l'enfant doit respecter ses parents et vice-versa. À partir de là, l'autorité parentale s'exerce de manière plus souple et la discussion s'impose sur la violence.