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Au sujet de l'après vie sur terre

L'homme a-t-il une âme divine ou n'est-il qu'un assemblage de molécules ? Une réflexion poignante sur le sens de l'existence et notre place dans l'univers.

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Les mouches ne pensent pas comme certains d'entre nous. Elles pensent que le monde a été créé naturellement, sans intervention d'un être supérieur — un être qui serait perçu différemment selon l'endroit et l'époque où les molécules se sont assemblées sur Terre pour former notre corps.

Pourtant, les mouches détiennent un savoir que nous portons tous au fond de nous : une soif de vérité. Cette envie de savoir, même si elle ne se manifeste pas aussi ouvertement que le désir d'un bien matériel, nous habite. L'Homme, au tréfonds de lui-même, a besoin de connaître cette vérité. Mais on ne la trouve pas, même quand on la cherche avec frénésie, jusqu'à cette fin mystérieuse qui finira par nous engloutir tous.

C'est la chose la plus importante qu'un être humain puisse vouloir savoir. C'est la question fondamentale de laquelle découlent toutes les autres : notre comportement, nos choix, et toutes les interrogations qui jalonnent notre existence.

La mouche sait si l'être profond d'un homme — ce que l'on appelle son âme, et qui est différent chez chacun, bien que la publicité et la société tentent d'uniformiser — est uniquement un assemblage de molécules unique à chaque individu. Ce qui ferait cette différence, c'est ce fait d'être unique. Ou bien si l'âme est réellement une essence divine, limitée et singulière, qui nous a été donnée par un être supérieur. Ce qui nous destinerait, nous les hommes qui pensons et vivons, à un destin divin après la mort. Oui, mais cela implique aussi que cette vie que nous vivons dès à présent sur Terre est un cadeau divin, et non un hasard — qu'il soit malheureux ou heureux.

Dans le cas contraire, cette vie n'est qu'un hasard et nous sommes des bêtes légèrement plus évoluées que les autres, vouées à mourir sans rien après : le néant total. Il n'y aurait pas d'être supérieur pour nous aimer.

Je me dis que d'un côté, j'aimerais être une mouche pour connaître cette réponse. Si j'étais une mouche et que c'était la deuxième solution, cela ne changerait rien. Mais si c'était la première, je préférerais être un homme et ne rien savoir — puisque si j'étais une mouche, cela ne changerait rien pour moi.

Cette question peut paraître futile à certains, mais à mon sens, c'est la plus importante de toutes.

L'homme est-il un animal évolué ou un être divin ?

L'homme n'est-il qu'un animal plus évolué que les autres, ce qui lui permettrait d'adopter le comportement qu'il a ? Ou est-ce un corps, certes comparable à celui des autres êtres vivants, mais doté d'un élément divin qui lui confère toute sa spécificité ?

Comment croire en Dieu à l'ère moderne ?

Mais au fond, comment peut-on encore croire en Dieu ? Comment peut-on encore croire qu'il existe un être supérieur qui nous a créés, et que nous sommes des êtres vivants exceptionnels parmi tous les autres, après tout ce que nous savons aujourd'hui ?

Les anciens sont encore excusables : ils pensaient que la Terre était un astre au centre de l'univers. Mais nous, nous savons qu'elle n'est qu'une pierre perdue parmi des milliards de milliards d'autres.

Comment pouvons-nous encore croire cela quand nous savons que le fonctionnement de notre corps est parfaitement analogue à celui des autres animaux — que nous considérons comme non divins — et que, comme eux, nous allons vieillir puis en mourir ?

Si Dieu existait vraiment, nous serions radicalement différents des animaux, beaucoup plus que nous ne le sommes. À moins qu'eux aussi ne contiennent une parcelle divine ?

La peur du non-sens de l'existence

Non, je pense — sans oser moi-même croire entièrement à ce que je dis — que les hommes, êtres pensants et vivants, ont peur de s'avouer le non-sens de leur vie. Pour y échapper, ils créent dans leur imagination des puissances qui les dépassent et dont ils ne pourront jamais vérifier l'existence.

Cette imagination leur évite de devoir regarder la réalité en face : ils valent infiniment peu de choses.

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triball
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