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Alcool

Une cuite hebdomadaire suffit-elle à devenir accro ? Décryptage d'un phénomène inquiétant et test pour savoir si vous pouvez vous passer d'alcool.

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Les examens sont dans la poche, place aux vacances et à la fête ! Et pour vous lâcher, rien ne vaut une soirée bien arrosée, qui balaye d'un coup timidité et soucis.

Magique ? L'alcool est devenu l'ingrédient indispensable pour être dans le coup, créer des liens et réussir les soirées. Pour certains, c'est même un rituel. Chaque fin de semaine, ils se mettent « minables ». Selon le dernier baromètre santé publié par le Comité français d'éducation pour la santé (CFES), le nombre de jeunes qui déclarent avoir déjà été ivres a augmenté de 30 % en dix ans. C'est le samedi soir que la consommation d'alcool est la plus forte : les garçons descendent cinq verres en moyenne, les filles à peine un de moins !

Pourquoi les jeunes consomment-ils plus d'alcool ?

Pour Robert Brès, psychiatre et chef de service de l'unité adolescents au CHU de Montpellier, ce n'est pas la quantité qui a changé, mais la façon de boire. « Jusqu'à présent, la consommation d'alcool était culturelle. On buvait à table, en famille, pour la convivialité. Ces codes servaient de garde-fous aux pratiques de défonce. »

Mais aujourd'hui, vous êtes de plus en plus nombreux à vous déchirer systématiquement quand vous buvez de l'alcool.

Plus grave encore : le sentiment d'impunité que vous entretenez avec l'alcool. « Les jeunes patients que je reçois dans mon service pensent que seuls les "vieux" tombent dans l'alcoolisme. Ils sont persuadés de pouvoir arrêter de boire du jour au lendemain. C'est faux », martèle le spécialiste. « Nous accueillons aussi des jeunes à peine âgés de 20 ans et déjà accros à l'alcool. »

Car prendre une cuite hebdomadaire suffit pour devenir dépendant. Et si l'âge moyen d'une personne soignée pour alcoolisme est de 39 ans, c'est entre 15 et 25 ans qu'apparaissent les conduites abusives.

« Heureusement, vers 30 ans, la plupart des jeunes décrochent, poursuit Robert Brès. Mais ceux qui ne conçoivent pas de passer une soirée sans boire courent le plus de risques de devenir alcooliques. »

Test : pouvez-vous profiter d'une fête sans alcool ?

Alors, demandez-vous si vous êtes capable de vous éclater dans une fête en ne sirotant que du jus d'ananas ou de la menthe à l'eau. Si le test est probant, renouvelez-le !

Quels sont les effets de l'alcool sur le corps ?

Rappelons-le : un demi (bière de 50 cl) équivaut à un ballon de rouge ou à un baby de whisky, soit 10 g d'alcool pur. De plus, nous ne sommes pas tous égaux devant l'alcool. On note même de réelles différences d'une personne à l'autre. Si certains ne dansent sur la table qu'au bout de 4 verres, d'autres seront pompettes dès le deuxième.

Voici quelques repères :

  • 0,3 g d'alcoolémie (1,5 verre) : on est plus détendu. Le champ de vision rétrécit, la capacité à estimer les distances baisse.
  • 0,5 g d'alcoolémie (2,5 verres) : l'attention, les réflexes et l'audition diminuent.
  • 0,8 g d'alcoolémie (4 verres) : c'est le début de l'ivresse, identifiable par une très forte expansivité.
  • 1,2 g d'alcoolémie (6 verres) : perte du sens critique, mauvaise coordination des mouvements. Levée des inhibitions, l'agressivité se révèle.
  • 2 g d'alcoolémie (10 verres) : troubles de l'équilibre, difficultés d'élocution. On voit double.
  • 4 g d'alcoolémie (20 verres) : coma éthylique pouvant entraîner la mort.

Ces chiffres dépendent des personnes, mais n'abusez pas de l'alcool pour tester vos limites !

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magixguignol
magixguignol @magixguignol
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