
Cher A.,
Je suis assis sur ma chaise, et je pense à tout ce que nous avons vécu. Les bons souvenirs comme les mauvais. Un jour pourras-tu me pardonner ? Si tu savais comme tu as changé, je me souviens de toi encore, il y a 4 mois et maintenant. Tu étais moins affirmé, tu gardais tout pour toi et tu me pardonnais tout. Aujourd'hui, tu es quelqu'un que je ne connais pas, qui ne me pardonne plus rien et qui me regarde de haut. Qui es-tu devenu, dis-moi ? Ce n'est pas en meilleur ou en pire, mais je ne peux pas m'habituer. Avant je faisais ce que je voulais, et tu étais là... Maintenant, je ne fais plus rien et tu es déjà parti.
Pour toi, tout est déjà clair, tu ne te poses jamais de questions, pour moi je ne comprends jamais rien. Enfin, je sais que je suis vraiment tanné de ce que je vis avec toi et c'est pour cela que j'ai pris une décision que je ne regrette pas.
Maintenant, je vis avec des « si ». Je me demande toujours : Et si... Si j'avais agi différemment. Je sais que je ne peux rien changer à ce qui s'est passé, mais je me demande toujours. Je me demande comment ça serait maintenant. Je me dis : Ne vis pas dans le passé, ce qui est fait est fait. La plupart du temps, j'arrive à oublier.
Comme maintenant je t'oublie, l'encre s'efface et je ne pense presque plus à toi. Avant j'avais toujours le goût de te parler, maintenant quand je te vois j'ai juste le goût de fuir. Fuir pour encore oublier. Je suis lâche, je sais. Je ne veux pas affronter la réalité, j'ai peur d'y découvrir ce que je ne veux pas voir.
Parfois je te regarde à la dérobée, peut-être t'en es-tu rendu compte, et je me demande : Maintenant que va-t-il se passer ? Il y a tant de questions dont je ne trouve pas les réponses. Je me sens perdu, je ne sais pas comment agir face à ce nouvel avenir. Je n'ai plus le contrôle maintenant, et j'ai peur.
J'aimerais tant que tout n'ait pas changé, mais je me dis aussi que c'est mieux comme ça. J'étais si épuisé de t'entendre toujours m'insulter. Tu disais après : C'était pour t'agacer. As-tu seulement un jour pensé à moi là-dedans ou as-tu toujours pensé juste à toi ? Je sais que je ne suis pas mieux quand je pense à ce que je t'ai fait, mais enfin je ne veux plus vivre de remords et de mensonges. Affronter les regards de ceux qui croient tout connaître de nous deux, et devoir leur mentir : Je ne veux plus.
Je ne suis plus rien, seulement une chose indéfinie qui veut reprendre goût à la vie. Par cette lettre, j'espère pouvoir te dire adieu dans ma tête et te ranger dans les oubliettes. Un jour peut-être prendras-tu conscience de ce que tu as fait, de ce que tu m'as fait... L'attente de toi ne fera plus partie de moi, alors je te dis tout simplement : Au revoir.
À jamais, L.