
Après deux aventures sur PC, c'est sur Xbox que Serious Sam vient exterminer des hordes de monstres en tous genres. Un jeu que certains jugeront totalement débile, mais qui devrait trouver son public grâce à sa réalisation soignée et à la richesse de son gameplay.
Un FPS arcade décalé et déjanté

Disons-le tout net : les amateurs de FPS réalistes et crédibles risquent de faire la grimace. Serious Sam est un jeu qui, contrairement à son titre, ne se prend absolument pas au sérieux. Dès les premières secondes, on sait à qui on a affaire : un personnage délirant, des monstres débiles qui vous foncent dessus par centaines, et des armes démentes pour les éliminer. C'est ça, Serious Sam.
Compte tenu de la profondeur du scénario, un bref rappel s'impose pour ceux qui ne connaîtraient pas le jeu sur PC. Les humains ont découvert des traces d'une très ancienne civilisation technologiquement avancée sur Terre. Cette découverte leur permet de partir explorer les confins de l'univers. Plus tard, en 2113, les hommes sont attaqués par des créatures monstrueuses provenant d'une autre dimension. Face aux nuées d'envahisseurs, l'humanité ne peut lutter en dépit de sa bravoure. La solution ? Envoyer Sam dans le passé au moyen d'un ancien artefact pour changer le présent. Face à un tel génie scénaristique, on reste sans voix...
Graphismes et son : une réalisation solide

Au niveau des graphismes, ce Serious Sam sur Xbox est tout à fait correct. On n'est évidemment pas face à un Halo, mais il faut reconnaître que le titre est assez réussi, malgré quelques petits défauts d'affichage. C'est coloré et fun, notamment dans le design des créatures rencontrées. On regrettera en revanche des niveaux qui manquent un peu de variété.
Le tout se déroule avec beaucoup de fluidité en dépit de la débauche quasi permanente d'effets et des nombreuses animations, compte tenu des déferlantes de monstres. Côté sonore, même constat : les musiques sont un peu répétitives, mais les effets sont franchement délirants, tout comme les répliques débiles de Sam qui dispose d'ailleurs de la voix du doubleur français de Bruce Willis.