Une console PlayStation 5 noire et blanche sur son support avec une manette.
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PS5 Pro : la PSSR change la donne, mais vaut-elle vraiment le coup ?

PS5 Pro : PSSR et GPU RDNA 3 offrent une qualité 4K bluffante, mais à 800€ sans lecteur, est-ce un luxe pour heureux possesseurs de TV 4K ?

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Le 7 novembre 2024, Sony a lancé une machine qui divise la communauté gaming plus qu'aucune autre auparavant. La PS5 Pro arrive avec une ambition technique démesurée, portée par une promesse : rendre l'upscaling par IA aussi indispensable sur console que le DLSS ne l'est sur PC. Pourtant, cette prouesse s'accompagne d'une réalité brutale pour le porte-monnaie, avec un tarif de lancement qui frôle les 800 € et une absence choquante de lecteur Blu-ray. Alors que la technologie PSSR (PlayStation Spectral Super Resolution) s'apprête à évoluer en version 2.0 en 2026, il est légitime de se demander si cette console est une révolution nécessaire ou un luxe superfétatoire. Entre arguments marketing et réalité terrain, analysons si cette « Super PS5 » tient toutes ses promesses ou si elle est simplement un produit de niche destiné aux puristes fortunés.

Une console PlayStation 5 noire et blanche sur son support avec une manette.
Une console PlayStation 5 noire et blanche sur son support avec une manette. — Howardcorn33 / CC0 / (source)

PS5 Pro : 800 € et pas de lecteur, Sony a-t-elle perdu la raison ?

L'annonce du prix de la PS5 Pro a provoqué un véritable séisme dans l'écosystème PlayStation. En affichant un tarif de 799,99 € en France pour une version dépourvue de lecteur de disques, Sony brise le plafond de verre habituel des consoles de salon. Ce positionnement tarifaire place la machine dans une catégorie « luxe », loin de l'accessibilité qui a fait le succès de la marque nipponne. La stratégie est risquée : elle vise clairement un segment de marché prêt à payer pour la performance absolue, mais elle laisse sur le carreau une large partie de la base installée qui se contente aujourd'hui de la PS5 Slim. L'absence de lecteur physique par défaut renforce cette impression d'éloignement, suggérant que l'avenir du gaming selon Sony est entièrement numérique, une perspective qui peut inquiéter les collectionneurs et les zones mal desservies par le haut débit.

Un tarif de lancement qui fait mal : 799,99 € pour une console « nue »

Le montant demandé par Sony pour sa nouvelle console est sans appel : 799,99 euros. C'est le prix à payer pour accéder à la technologie la plus avancée de la firme dans le domaine du jeu vidéo. Pour justifier cette somme astronomique, Sony s'appuie sur des composants de pointe et une innovation logicielle majeure, le PSSR. Néanmoins, pour la première fois dans l'histoire des déclinaisons « Pro », le lecteur de disque n'est pas inclus. Il faut donc prévoir un budget supplémentaire si l'on souhaite conserver sa collection physique. La stratégie de lancement a été soigneusement orchestrée : les précommandes ont ouvert le 26 septembre sur le site officiel, avant de s'étendre aux revendeurs le 10 octobre. Pour adoucir la pilule, certains distributeurs comme la Fnac ont proposé des offres d'accompagnement, tels qu'un livre collector célébrant les 30 ans de la marque. Malgré ces artifices marketing, le choc psychologique du prix reste fort pour un public habitué à voir les prix baisser avec le temps.

Disponibilité et FOMO : la course à la précommande en France

La sortie de la PS5 Pro s'inscrit dans une dynamique de marché où le hardware gaming tend à se segmenter à l'image des smartphones haut de gamme. Sony mise sur la FOMO (Fear Of Missing Out) pour vendre sa console comme un objet de désir rare et prestigieux. Les stocks initiaux ont été limités, créant une ruée immédiate lors de l'ouverture des réservations. Cette approche vise à positionner la console comme un produit de niche pour passionnés, prêts à payer le prix fort sans trop barguigner. Il est d'ailleurs amusant de noter que ce contexte d'inflation technologique touche tous les secteurs, y compris l'intelligence artificielle, où des modèles comme Gemini 3.1 Pro : comment Google a doublé son score de raisonnement en 3 mois repoussent constamment les limites du possible. Cependant, pour le gamer moyen, souvent étudiant ou jeune actif, cette console « Premium » peut sembler inaccessible, laissant craindre une fracture croissante entre les élites technologiques et les joueurs occasionnels.

La transition numérique forcée

L'absence de lecteur optique n'est pas anecdotique, elle est symbolique. Elle marque la volonté de Sony d'accélérer la transition vers le tout numérique, un modèle plus rentable pour les éditeurs puisqu'il limite le marché de l'occasion. Pour les consommateurs, cela signifie une dépendance totale aux boutiques en ligne et à la connexion internet. Si vous avez une connexion capricieuse ou des plafonds de données, cette console peut devenir un cauchemar. De plus, pour ceux qui aiment troquer ou revendre leurs jeux physiques après les avoir finis, la PS5 Pro représente un double coût d'achat. C'est un pari audacieux qui pourrait payer à long terme, mais qui à court terme limite considérablement le potentiel d'adoption massive de la machine.

PSSR : la technologie IA qui promet de remplacer la puissance brute

Au cœur de la justification du prix de la PS5 Pro se trouve une innovation logicielle baptisée PSSR pour PlayStation Spectral Super Resolution. C'est le cheval de bataille technique de Sony face à la concurrence des PC. Loin d'être un simple filtre graphique, le PSSR utilise l'intelligence artificielle pour repousser les limites de ce que le matériel peut afficher. L'idée est simple mais géniale : au lieu de demander au GPU de calculer chaque pixel d'une image en 4K ou 8K, ce qui demande une puissance colossale, la console calcule l'image dans une résolution inférieure, puis laisse l'IA reconstituer les détails manquants pour atteindre la définition cible. Cela permet de libérer une immense quantité de ressources pour d'autres calculs graphiques, offrant une expérience visuelle enrichie sans sacrifier la fluidité.

PlayStation Spectral Super Resolution : le « DLSS » version Sony

Le PSSR est la réponse directe de Sony au DLSS de NVIDIA, la technologie qui domine le marché PC depuis des années. Le fonctionnement repose sur l'analyse pixel par pixel de l'image par un réseau neuronal. La console génère une image « brute » à une résolution plus basse, et le PSSR intervient en temps réel pour la mettre à l'échelle (upscaling) vers du 4K ou du 8K. Contrairement aux anciennes méthodes d'upscaling linéaire qui rendaient l'image floue, l'IA ajoute des détails, affine les contours et restaure les textures. Cette technologie est cruciale car elle permet aux développeurs d'activer des effets gourmands comme le ray tracing ou d'augmenter la densité des éléments à l'écran, tout en maintenant une fréquence d'images élevée. C'est une pirouette technique qui change radicalement l'approche de la conception graphique sur console.

Illustration de la technologie PlayStation Spectral Super Resolution.
Illustration de la technologie PlayStation Spectral Super Resolution. — (source)

PSSR vs DLSS : la bataille de l'upscaling IA

Comparé à la référence du marché qu'est le DLSS de NVIDIA, le PSSR a dû faire ses preuves. Les premières analyses techniques suggèrent que si la version initiale du PSSR était performante, elle ne parvenait pas encore tout à fait à la netteté et à la stabilité du standard de NVIDIA. Cependant, la situation évolue rapidement avec l'annonce du PSSR 2.0, prévue pour 2026. Fruit du partenariat « Project Amethyst » avec AMD, cette version mise à jour utilise un algorithme et un réseau neuronal entièrement repensés. Les retours préliminaires indiquent que cette mouture 2.0 réduit significativement l'écart avec la concurrence. Elle apporte une reconstruction d'image plus nette et réduit les artefacts visuels indésirables. Bien qu'elle n'atteigne peut-être pas encore la perfection du DLSS le plus avancé, elle place la PS5 Pro dans une position de leader incontesté dans le monde des consoles.

Des promesses de framerate vertigineuses

L'objectif ultime du PSSR n'est pas seulement la netteté, mais la fluidité. En déchargeant le GPU de la tâche lourde qu'est le rendu en haute résolution native, la technologie permet d'atteindre des performances autrefois inaccessibles. Grâce à cette optimisation, la PS5 Pro vise le standard du 4K natif à 60 FPS comme base, avec des pics à 120 FPS pour les titres les plus légers ou compétitifs. Dans des scénarios optimisés, on parle même de la possibilité d'atteindre du 8K à 60 FPS, une résolution qui ferait suffoquer n'importe quel PC standard. Le ray tracing, longtemps le goulot d'étranglement des consoles, devient enfin viable en temps réel sans sacrifier le gameplay. C'est cette promesse d'une expérience visuelle « ultime » qui sert de fer de lance à l'argumentaire commercial de Sony.

Star Wars Outlaws et Spider-Man 2 : ce que la PSSR change concrètement à l'écran

Toute la théorie autour du PSSR et des Téraflops ne vaut rien si elle ne se traduit pas par une expérience de jeu améliorée. Heureusement, dès le lancement le 7 novembre 2024, les joueurs avaient accès à une bibliothèque conséquente de plus de 50 titres « Améliorés pour PS5 Pro ». Ces patchs ne se contentent pas de régler quelques bugs ; ils reconfigurent profondément le rendu graphique des jeux pour tirer parti des nouvelles capacités de la machine. C'est sur ce terrain de jeu que la différence entre une PS5 standard et la version Pro devient tangible, voire spectaculaire pour les yeux avertis.

La liste des 50+ jeux « Améliorés pour PS5 Pro » : les poids lourds au complet

La liste des jeux bénéficiant d'une amélioration native ou d'un patch dédié est variée et couvre tous les genres. On y retrouve des poids lourds de l'horreur comme Alan Wake 2 et le remake de Resident Evil 4, où la gestion des ombres et des lumières prend une dimension nouvelle, rendant l'atmosphère encore plus oppressante. Les amateurs d'immense monde ouvert ne sont pas en reste avec Baldur's Gate 3, dont les paysages gagnent en netteté et en profondeur. Les joueurs de FPS trouveront leur compte avec Call of Duty, qui profite d'une meilleure réactivité. Enfin, des titres de démonstration technique comme Ratchet & Clank: Rift Apart ou Horizon Forbidden West voient leurs qualités visuelles décuplées. Il est important de noter que même les jeux non explicitement patchés profitent du « Game Boost », offrant une stabilité de framerate accrue pour des titres comme Astro Bot ou Helldivers 2.

Star Wars Outlaws : finie la torture du choix entre graphismes et FPS

L'exemple de Star Wars Outlaws est particulièrement parlant pour illustrer l'apport du PSSR. Sur la console standard, le jeu forçait souvent le joueur à un compromis douloureux : choisir un mode « Fidélité » pour des graphismes époustouflants mais bloqués à 30 images par seconde, ou opter pour un mode « Performance » à 60 FPS au prix d'une baisse significative de la résolution et des effets. Avec la PS5 Pro et le PSSR, ce dilemme disparaît. Grâce à l'upscaling intelligent, il est désormais possible de profiter de graphismes très détaillés tout en maintenant un framerate constant de 60 FPS. L'exploration des planètes de l'univers Star Wars devient ainsi fluide et magnifique, sans que le joueur n'ait à constamment entrer dans les menus pour sacrifier un aspect de l'expérience au profit d'un autre. C'est une avancée qualitative majeure pour le confort de jeu.

Spider-Man 2 et le Ray-Tracing : des reflets qui changent la donne

Spider-Man 2 est sans doute le meilleur ambassadeur pour montrer la puissance brute du GPU et l'accélération du ray tracing sur la PS5 Pro. Les capacités de traçage de rayons sont, selon les tests, 2 à 3 fois plus rapides que sur le modèle classique. Dans les rues de New York, cette puissance se voit concrètement : chaque vitrine de magasin, chaque flaque d'eau et chaque building en verre réfléchit l'environnement avec une précision photoréaliste. Le mode « Fidélité Pro » permet de conserver ces effets de ray tracing impressionnants tout en offrant une fluidité bien supérieure à ce que proposait la version standard. Quant au mode « Performance Pro », il utilise le PSSR pour atteindre les 60 FPS tant convoités, tout en gardant une partie de ces effets lumineux. Pour les amateurs de simulation de super-héros, c'est la différence entre « regarder un film » et « réellement vivre » l'action.

Comparaison d'une scène de Marvel's Spider-Man entre PS5 et PS5 Pro.
Comparaison d'une scène de Marvel's Spider-Man entre PS5 et PS5 Pro. — (source)

Sous le capot : un GPU monstre qui rivalise avec un PC à 1500 €

Si le logiciel fait le miracle, le hardware fournit la puissance nécessaire pour l'accomplir. La PS5 Pro n'est pas une simple mise à jour cosmétique, c'est une véritable bête de course. Sony a complètement revu l'architecture interne pour y intégrer des composants qui, il y a encore quelques années, étaient réservés aux ordinateurs de très haut gamme. Cette évolution matérielle est la fondation sur laquelle repose toute l'expérience PSSR et les améliorations visuelles que nous avons décrites. Pour comprendre pourquoi cette console coûte aussi cher, il faut décortiquer ce qui se trouve à l'intérieur du boîtier blanc.

RDNA 3 et 67% d'unités de calcul en plus : la bête de course

Le changement le plus significatif réside au niveau du processeur graphique (GPU). La PS5 Pro abandonne l'architecture RDNA 2 pour embrasser le RDNA 3 d'AMD, agrémentée de certains éléments issus de la future RDNA 4. Ce saut technologique se traduit par une augmentation massive du nombre d'unités de calcul (CUs) : on passe de 18 unités sur la PS5 classique à 30 unités sur la version Pro. Cela représente une hausse de 67 % de la puissance de traitement brut. En termes de Teraflops, la puissance théorique bondit de 10,28 à 16,7 TFLOPS. Concrètement, cette réserve de puissance permet à la console de gérer des scènes complexes avec une aisance déconcertante, offrant une fluidité jusqu'à 45 % supérieure dans certains cas, le tout sans faire de bruit ni surchauffer, grâce à une gestion thermique maîtrisée.

Un stockage généreux pour les jeux modernes

Au-delà de la puissance pure, Sony a pris en compte une doléance récurrente des joueurs : l'espace de stockage. La PS5 standard, avec ses 825 Go, se remplissait à une vitesse vertigineuse avec la taille croissante des jeux modernes. La PS5 Pro corrige le tir en intégrant un SSD de 2 To par défaut. C'est un changement fondamental qui transforme l'usage de la console. Fini les triages douloureux de sa ludothèque pour installer le dernier Call of Duty. Vous pouvez désormais conserver une vaste bibliothèque de titres « Enhanced » installés, prêts à être lancés instantanément. D'après des tests prolongés, comme ceux menés par Tom's Guide après 1000 heures d'utilisation, cet espace supplémentaire permet de faire de la console une véritable machine principale, sans l'anxiété permanente de manquer de place au mauvais moment.

Le témoignage de Lords of the Fallen : la PS5 Pro égale un PC Ultra

L'argument le plus convaincant en faveur du rapport qualité/prix de la PS5 Pro vient directement des créateurs de jeux. Eduard González, développeur principal de Lords of the Fallen, a affirmé que la console est capable de faire tourner son jeu avec des paramètres graphiques identiques à ceux d'un PC configuré au maximum. Il parle ici des textures en ultra haute résolution, des effets de ray tracing poussés et de l'éclairage complexe. Sa comparaison financière est éloquente : pour assembler un ordinateur capable d'offrir strictement la même fidélité visuelle, il faudrait débourser plus de 1500 €. Face aux 800 € de la PS5 Pro, l'écart est énorme. La console offre ici l'avantage unique de l'optimisation matérielle sur une plateforme figée, garantissant que les développeurs peuvent exploiter chaque once de puissance sans se soucier des innombrables configurations de PC.

Le piège de l'upgrade : pour qui la PS5 Pro est-elle vraiment faite ?

Après avoir énuméré les qualités exceptionnelles de la machine, il est impératif de prendre du recul. La performance pure n'est pas le seul critère d'achat, et il existe un piège réel dans l'upgrade : celui de dépenser une fortune pour une différence que l'on ne verra pas. La PS5 Pro n'est pas une console « one size fits all ». Elle s'adresse à des profils très spécifiques et exige un environnement adéquat pour briller. Passons au crible qui devrait réellement sauter le pas et qui devrait garder son argent.

Pour les heureux possesseurs de PS5 : ne craquez pas (pour l'instant)

Le verdict de la majorité des experts et des tests utilisateurs est sans appel : si vous possédez déjà une PS5 standard ou Slim, l'upgrade vers la Pro est difficilement justifiable. Pourquoi ? Parce que les différences visuelles sont souvent subtiles. Si vous ne regardez pas côte à côte deux écrans, il est fort probable que vous ne remarquiez pas l'amélioration apportée par le PSSR ou le ray tracing renforcé. La PS5 classique offre déjà une expérience Full HD/4K magnifique et fluide pour 99 % des jeux existants. Le mode « Game Boost » est un petit plus sympathique, mais il ne vaut pas 800 € à lui seul. À moins d'être un vidéaste cherchant les moindres pixels imparfaits ou un ultra-puriste, votre argent sera beaucoup mieux investi dans l'achat de nouveaux jeux, d'un DualSense Edge ou d'un abonnement étendu au PlayStation Plus.

L'indispensable TV 4K OLED : le ticket d'entrée caché

C'est ici que se situe le véritable goulot d'étranglement de la PS5 Pro. Toute la puissance de la machine, le PSSR 2.0 et les 16 Téraflops ne servent à rien si vous l'utilisez sur une téléviseur standard, une TV 1080p ou même un vieux moniteur. Pour voir la différence, vous avez impérativement besoin d'un écran 4K capable de gérer le VRR (Variable Refresh Rate) et l'ALLM (Auto Low Latency Mode). Idéalement, une dalle OLED ou Mini-LED est recommandée pour profiter des noirs profonds et du contraste dynamique que le ray tracing permet d'atteindre. Si vous devez acheter une nouvelle télévision pour profiter de la console, le coût total de l'opération (Console + TV) explose. C'est un investissement « tout ou rien ». Sans l'écran adéquat, la PS5 Pro reste une console surdimensionnée dont vous ne verrez jamais le vrai potentiel.

Les limites de l'expérience : quelques bugs notoires

Il faut aussi être réaliste : la puissance ne garantit pas l'absence de problèmes logiciels. Au lancement, certains jeux comme Star Wars Jedi: Survivor ou le remake de Silent Hill 2 ont montré des performances parfois paradoxales, avec des bugs ou des chutes de framerate que la version standard ne connaissait pas. Ces soucis sont liés aux patches de développement qui nécessitent du temps pour être parfaitement optimisés pour la nouvelle architecture. Cela rappelle qu'acheter une console en tout début de cycle « Pro » comporte toujours des risques de jeunesse. Il faut parfois attendre plusieurs mois après la sortie d'un jeu pour que le patch « PS5 Pro Enhanced » fonctionne parfaitement. Pour le joueur exigeant la perfection immédiate, cela peut être source de frustration.

Conclusion

Alors, la PS5 Pro vaut-elle vraiment le coup ? La réponse est nuancée et dépend entièrement de votre situation personnelle. D'un point de vue purement technologique, Sony a réussi un tour de force. La technologie PSSR, renforcée par la version 2.0 en 2026, est une véritable rupture qui rapproche l'expérience console de celle d'un PC très haut de gamme. Avec des jeux comme Spider-Man 2 ou Star Wars Outlaws, le saut visuel et la fluidité apportés par le GPU RDNA 3 et l'upscaling IA sont indéniables. Elle offre la meilleure qualité d'image possible sur une télévision de salon aujourd'hui, pour un prix inférieur à un PC équivalent.

Cependant, d'un point de vue pragmatique et économique, c'est un produit de niche très coûteux. Si vous êtes déjà l'heureux propriétaire d'une PS5, les améliorations restent trop discrètes au quotidien pour justifier un tel investissement. De même, si vous ne possédez pas une télévision 4K OLED de dernière génération, l'intérêt de la machine diminue drastiquement. La PS5 Pro s'adresse donc aux nouveaux acquéreurs fortunés et aux passionnés de graphismes absolus, équipés du matériel nécessaire pour en tirer parti. Pour le grand public, la PS5 Slim reste l'option la plus raisonnable et la plus avisée.

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cine-addict
Julien Cabot @cine-addict

Je regarde des films comme d'autres font du sport : intensément et quotidiennement. Toulousain de 28 ans, je travaille dans un cinéma d'art et essai la semaine, ce qui me permet de voir gratuitement à peu près tout ce qui sort. Mon appartement est tapissé d'affiches et mon disque dur externe contient 4 To de films classés par réalisateur. J'ai un superpouvoir agaçant : reconnaître n'importe quel film en moins de trois plans. Mon compte Letterboxd est une œuvre d'art en soi, avec des critiques de 2000 mots sur des nanars des années 80.

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