
Depuis les années 80, les jeux vidéo permettent à nous autres, pauvres adolescents et jeunes adultes, d'oublier un court instant nos soucis divers en aidant Sonic à retrouver les émeraudes, en accompagnant Mario dans sa lutte contre l'infâme Bowser, ou encore en donnant un coup de main à Link qui tente de sauver la princesse Zelda.
Cependant, force est de constater que ces dix dernières années, le jeu vidéo a subi une métamorphose.
Comment les jeux vidéo ont-ils évolué techniquement ?
Cette métamorphose s'est faite notamment sur un plan technique. En effet, la fréquence des processeurs a considérablement évolué : le dernier en date est cadencé autour de 700 MHz pour la Xbox. Des puces graphiques sont apparues pour la gestion de la 3D, avec des procédés que l'on connaît pour lisser l'image et la rendre plus réaliste (anti-aliasing, cell-shading...).
Quel est l'impact socio-culturel du jeu vidéo ?
Cette métamorphose s'est également faite dans une optique socio-culturelle. En 1995, un géant du matériel audio, vidéo, hi-fi et multimédia fait son entrée sur le marché des jeux vidéo, et c'est une entrée par la grande porte. Il s'agit du groupe Sony, qui a compris plus rapidement que ses concurrents Sega et Nintendo que le jeu vidéo n'est pas uniquement destiné à la tranche des 15-25 ans.
En lançant la PlayStation, Sony bouscule tout et va même enterrer une console de Sega qui sort à la même époque et qui est dotée d'une puissance comparable : la Saturn. Cette dernière, délaissée par les éditeurs, sera vite oubliée.
Le jeu vidéo comme outil de communication
Depuis peu, cette métamorphose se fait dans une optique de communication virtuelle. L'ère du multimédia qui règne amène le jeu vidéo à être bien plus qu'un objet ludique. On le voit notamment avec l'arrivée du premier téléphone portable qui fait également console de poche : le N-Gage. Surfer sur le WAP, écouter des MP3, jouer à des jeux... Autant de choses que la petite console de Nokia est capable de faire (en tout cas, sur le papier).
Pourquoi le jeu vidéo doit-il rester une échappatoire ?
Tout cela est bien beau, mais il ne faut pas oublier que le jeu vidéo doit rester un divertissement hors de la réalité. Si, sur les consoles les plus récentes, on peut techniquement obtenir une qualité d'image identique à la réalité, il ne faut pas non plus en abuser.
Quel intérêt y aurait-il à rentrer chez soi, après une dure journée de lycée, de fac ou de boulot, d'appuyer sur le bouton de la console et de voir sur la télé des rues aussi grises et tristes que dans la réalité ? N'est-il pas plus sympathique de voir le bleu azur du ciel dans Sonic ou le vert éclatant du costume de Link ?
Car les jeux vidéo ne sont rien d'autre qu'une douce plongée dans un monde imaginaire et magique. Autrement dit, un goût certes un peu naïf, mais très chaud, d'une âme d'enfant.