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Jeux Vidéo

Monkey Island

Retour sur la saga culte Monkey Island, l'humour délirant de Guybrush Threepwood et son duel éternel avec LeChuck.

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Chefs de projet : Sean Clark et Michael Stemmle
Éditeur : LucasArts
Distributeur : UbiSoft

Monkey Island : une légende du jeu vidéo

Monkey Island est une véritable légende du jeu vidéo. C'est une trilogie (bientôt tétralogie) de jeux d'aventure qui, malgré le déclin du genre, reste aujourd'hui encore très populaire.
La série raconte l'histoire de Guybrush Threepwood, jeune pirate parfaitement crétin, et de sa compagne Elaine, garçon manqué qui gouverne plusieurs îles. Leur relation mouvementée est compliquée par la présence de LeChuck, pirate-zombie peu sympathique, amoureux d'Elaine (et passant son temps à l'enlever) et détestant Guybrush (le jaloux !).
Cette histoire complètement tordue est racontée avec énormément d'humour (situations délirantes, clins d'œil à Indiana Jones et Star Wars...) : c'est ce qui fait de Monkey Island une série si sympathique et à l'écart (ces derniers temps, les jeux qui misent sur l'humour se font très rares...).

Le Secret de l'île aux Singes (1990)

Le premier épisode, The Secret of Monkey Island, écrit par Ron Gilbert (futur fondateur de Cavedog), sort en 1990 (c'est-à-dire la préhistoire : bien avant l'ère des cartes accélératrices 3D). C'est la cinquième « aventure graphique » de l'éditeur LucasArts, le roi du genre. On y dirige Guybrush à la souris, et on interagit avec l'environnement (personnages, objets) par le biais de verbes (prendre, parler, utiliser...). Les graphismes, limités à 16 couleurs et à une résolution minable (320x200), sont encore assez sommaires mais déjà sympathiques (d'autant plus qu'une nouvelle version, avec graphismes largement améliorés, verra le jour l'année suivante).
Ce premier épisode démarre alors que Guybrush n'est pas encore pirate. Dans un premier temps, il doit accomplir trois épreuves pour accéder au titre. Mais au cours des épreuves, notre héros rencontre Elaine, dont il tombe illico amoureux. C'est alors que LeChuck entre en scène, il enlève Elaine et l'emprisonne dans son vaisseau, amarré au plus profond des grottes de l'île aux Singes. Guybrush délivre Elaine, renvoie LeChuck en enfer et tout est bien qui finit bien...

Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge (1991)

Mais, en 1991, pour le plus grand bonheur des joueurs, LeChuck revient d'entre les morts dans Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge. Guybrush est cette fois affiché en 256 couleurs (graphismes superbes, composés de peintures scannées), les musiques de Michael Z. Land sont absolument sublimes, et l'interface est simplifiée et améliorée. Le jeu est unanimement salué par la critique comme un chef-d'œuvre.
En effet, le fond est à l'image de la forme : les énigmes sont difficiles et passionnantes (souvent hilarantes aussi !) ; le scénario, qui mêle piraterie et magie vaudou, est absolument enthousiasmant. Largué par Elaine, Guybrush part à la recherche du légendaire trésor de Big Whoop, qui lui apportera fortune et gloire. Mais, sur son chemin, il croise Largo LaGrande, fidèle second de LeChuck, aux yeux duquel Guybrush a l'imprudence d'exhiber un vieux bout tout sale de la barbe de LeChuck, qu'il a gardé en souvenir ! Largo s'en empare et, grâce à la magie vaudou, ressuscite son boss. Le zombie n'est pas très content ; il n'a qu'une idée en tête : se venger de ce morveux de Threepwood... À la fin du jeu, Guybrush, dans une hilarante parodie de Star Wars, découvre que LeChuck est en fait son frère... Et il se retrouve subitement, sans rien y comprendre, dans la peau de lui-même gamin, au beau milieu d'une fête foraine ! Toute cette histoire n'était-elle qu'un rêve d'enfant, ou... LeChuck lui a-t-il jeté un sort ?

Le Fléau de Monkey Island (1997)

Six ans plus tard, The Curse of Monkey Island nous apporte enfin la réponse, à travers un troisième volet en dessin animé, aux graphismes superbes (du moins les décors) et à la bande-son géniale (les musiques sont toujours superbes, quant aux voix, la version française, avec la voix d'Aladdin dans le rôle de Guybrush, est parfaite).
L'humour et l'esprit délirant qui caractérisent la série sont toujours présents (malgré l'absence dans l'équipe de Ron Gilbert, parti créer Cavedog) dans le scénario très rigolo. Guybrush, qui a échappé au sort de LeChuck (car c'était bien un sort), se retrouve par hasard au beau milieu d'une bataille entre l'armée d'Elaine et celle de LeChuck (le zombie a une conception de la drague très personnelle). Capturé par LeChuck, Guybrush s'évade pour aller retrouver sa bien-aimée. Mais la bague de fiançailles qu'il lui offre est maudite, et c'est le début d'une nouvelle aventure au terme de laquelle Guybrush (qui a brisé la malédiction) et Elaine convolent en justes noces. LeChuck, quant à lui, est renvoyé d'où il vient (jusqu'à sa prochaine résurrection).

Escape from Monkey Island : la suite imminente

La sortie du quatrième volet, Escape from Monkey Island, est imminente. Les critiques américains célèbrent déjà le jeu comme un nouveau chef-d'œuvre, apte à relancer le genre éteint des jeux d'aventure.
L'équipe qui a réalisé Monkey 3 a été remplacée par une nouvelle, dirigée par Mike Stemmle et Sean Clark, à qui l'on doit l'excellent Sam & Max Hit the Road, autre best-seller de LucasArts tiré d'un comics de Steve Purcell. Les graphismes (très jolis) sont cette fois en 3D (évidemment), et l'interface reprend celle de Grim Fandango, précédent jeu d'aventure de LucasArts (dommage, cette interface au clavier est plutôt pourrie).
Guybrush et Elaine reviennent sur l'île de Mélée (où ils s'étaient rencontrés dans le premier jeu), après une lune de miel que j'imagine torride. Ils découvrent que la mort d'Elaine y a été annoncée, et que son manoir est sur le point d'être rasé... Le vilain LeChuck, décidément increvable, n'est-il pas derrière tout ça ?
Espérons que Escape from Monkey Island ne décevra pas les fans de la série... Mais, au vu des premières critiques, des infos fournies par l'éditeur, et surtout du talent rarement démenti des équipes LucasArts, soyons confiants et, la larme à l'œil, le menton tremblant et les jambes flageollantes, attendons impatiemment la sortie française du jeu pour se ruer en hurlant de joie chez les revendeurs...

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michael.bareyt
Michaël Bareyt @michael.bareyt
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