
Medieval: Total War : plongée dans l'Europe médiévale
Après un Shogun: Total War particulièrement réussi, l'équipe de Creative Assembly se remet au travail en conservant un principe qui a su séduire bon nombre d'amateurs de stratégie. Finis les samouraïs, place à l'Europe médiévale ! Comme son nom l'indique, Medieval: Total War transpose l'action en Occident avec de nouvelles unités et des campagnes inédites liées au contexte géopolitique de l'époque.
Le jeu couvre pas moins de 400 ans d'Histoire. Le joueur pourra se lancer dans des parties simples ou tenter de réécrire les manuels scolaires via les campagnes historiques. Au total, une douzaine de factions différentes sont disponibles, chacune avec son style de combat et ses unités propres. Avec près d'une centaine d'unités au compteur, ce Medieval offre un contenu conséquent, agrémenté de plusieurs modes de jeu : batailles personnalisées, batailles historiques, campagnes et multijoueur.
Gameplay : mêmes mécaniques, plus de profondeur
Les habitués de Shogun risquent d'avoir une légère impression de déjà-vu. L'interface reste très proche et le déroulement des parties conserve l'alternance entre phases de gestion sur plateau et résolutions de batailles en 3D. C'est donc dans le détail qu'il faut chercher les innovations.
Sièges et fortifications
Les châteaux forts apportent une dimension inédite avec leurs palissades, armes défensives et machines de siège pour les assaillants. Les combats prennent des tournures épiques sans bouleverser le principe établi.
Stratégie et diplomatie
La dimension stratégique est légèrement rehaussée grâce à la variété des unités. Il est désormais possible de faire des prisonniers pour négocier des rançons ou les éliminer pour affirmer votre autorité.
La gestion des ressources gagne également en profondeur avec des améliorations au niveau de la production, de l'entraînement et de la création de troupes. Côté diplomatie, de nouveaux personnages comme les émissaires viennent enrichir les possibilités.
Des batailles 3D toujours impressionnantes
Difficile de ne pas mentionner les résolutions de batailles dans les vastes environnements 3D. Même depuis Shogun, ça le fait toujours ! Certes, l'effet de surprise est moins présent qu'à la sortie du premier opus, mais la qualité reste au rendez-vous : variété des décors, détails des unités, angles de caméra et zooms fluides.
Le nombre d'unités affichées atteint des records avec parfois jusqu'à 10 000 personnages engagés simultanément, tout en conservant une bonne fluidité et un degré de réalisme appréciable.
Verdict : une suite solide sans révolution
Au final, Medieval: Total War n'innove que modérément par rapport à Shogun, mais conserve la qualité d'origine voulue par Creative Assembly. Un titre conseillé aux mordus de la série qui verront l'intérêt du jeu relancé par ce standalone. La longévité est à l'image du reste : des heures de jeu en perspective grâce aux nombreux modes, aux vastes possibilités et aux multiples factions à incarner.