Packaging de la NES avec une copie de Super Mario Bros., symbole de l'âge d'or du jeu vidéo.
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Cartouche Super Mario Bros. à 3 millions de dollars : le record qui dévoile les dessous de la spéculation

Une cartouche scellée de Super Mario Bros. s’est vendue 3 millions de dollars, mais ce record cache un marché miné par la spéculation, les conflits d’intérêts et les manipulations.

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Le 12 juin 2026, une cartouche scellée de Super Mario Bros. s'est arrachée pour 3 millions de dollars chez Heritage Auctions. Le monde du gaming a oscillé entre stupéfaction et méfiance immédiate. Derrière les congratulations officielles, un malaise persiste : ce record n'est pas l'aboutissement d'une passion, mais le symptôme d'un marché où la spéculation a remplacé l'amour du jeu.

Packaging de la NES avec une copie de Super Mario Bros., symbole de l'âge d'or du jeu vidéo.
Packaging de la NES avec une copie de Super Mario Bros., symbole de l'âge d'or du jeu vidéo. — (source)

Une cartouche de seconde production au destin hors du commun

L'objet qui vient de battre tous les records est une cartouche Nintendo NES de « seconde production », scellée avec un sticker brillant (glossy sticker seal) que Nintendo n'a utilisé que très brièvement en 1986 avant de passer au shrink-wrap standard. Elle a obtenu la note PSA 9.6 A++, un score exceptionnel qui témoigne d'un état quasi parfait après quarante ans. Heritage Auctions n'a pas caché son enthousiasme : « Il est tout à fait normal que le jeu vidéo le plus important au monde détienne ce record », a déclaré Evan Masingill, directeur des ventes jeux vidéo chez Heritage.

Un bundle oublié du test marketing de Los Angeles

L'histoire de cette cartouche est digne d'un scénario hollywoodien. Elle a été découverte il y a quelques mois, oubliée au fond d'un pack NES Control Deck datant du test marketing de Los Angeles en 1985. À l'époque, Nintendo testait le marché américain dans une zone restreinte avant le lancement national. Ce bundle, resté intact pendant quarante ans, contenait une copie de « seconde production » de Super Mario Bros., scellée avec ce fameux sticker brillant que Nintendo a rapidement abandonné.

Deux exemplaires gradés de Super Mario Bros. sous boîtier PSA, faces avant et arrière.
Deux exemplaires gradés de Super Mario Bros. sous boîtier PSA, faces avant et arrière. — (source)

Il n'existerait que trois copies scellées connues de ce tirage dans le monde. Heritage Auctions n'a pas hésité à parler de « Saint Graal de la collection de jeux vidéo ». La note attribuée par PSA (9.6 A++) valide l'état exceptionnel : l'emballage ne présente aucune rayure, l'autocollant d'origine est resté brillant. Du jamais vu pour un objet aussi ancien. Cette variante n'était jamais apparue dans une vente aux enchères publique sous forme scellée.

Le précédent record et les réactions de la communauté

Ce record bat celui de Super Mario 64 (1,56 million de dollars en juillet 2021) et dépasse le seuil des 2 millions atteint sur la plateforme Rally la même année. Pourtant, dès l'annonce, la communauté gaming a tiqué. Kotaku a qualifié le marché du collection gaming de « cirque absolu depuis le COVID ». Le site JV.com, référence incontournable pour les joueurs français, a immédiatement rappelé ses enquêtes précédentes sur les dérives du secteur.

Les collectionneurs de longue date soupçonnent que ces enchères spectaculaires servent une fonction spéculative stratégique plutôt qu'une réelle demande de passionnés. Comme le résume Kotaku : « Il y a des affaires à faire pour les organismes facilitateurs quand les gens croient qu'il y a de l'or dans leurs greniers. » Cette phrase résume à elle seule le malaise qui entoure ce record.

L'inflation vertigineuse des prix depuis 2017

Pour comprendre l'ampleur du phénomène, il faut regarder la chronologie. En 2017, une cartouche Super Mario Bros. scellée se vendait 30 000 dollars sur eBay. Un prix déjà élevé, mais qui restait dans le domaine du collectionnisme raisonnable. En février 2019, une copie notée Wata 9.4 atteint 100 150 dollars chez Heritage — le premier passage à six chiffres. Puis l'accélération est vertigineuse.

Une Famicom originale dans un restaurant d'Akihabara, vestige de l'âge d'or du jeu vidéo.
Une Famicom originale dans un restaurant d'Akihabara, vestige de l'âge d'or du jeu vidéo. — James Nash / CC BY-SA 2.0 / (source)

En juillet 2020, le même jeu frôle les 114 000 dollars. En novembre, Super Mario Bros. 3 passe à 156 000 dollars. En avril 2021, une cartouche Super Mario Bros. atteint 660 000 dollars. En juillet 2021, The Legend of Zelda et Super Mario 64 explosent tous les records. Et maintenant, 3 millions de dollars. Cette courbe n'a rien d'organique : elle est le fruit d'un changement radical de la nature du marché.

L'effet COVID et l'arrivée des investisseurs

La pandémie de COVID-19 a agi comme un accélérateur de particules sur ce marché. Les confinements ont poussé les gens à vider leurs greniers, redécouvrant des trésors oubliés. Parallèlement, l'argent facile — les taux d'intérêt historiquement bas, les plans de relance — a cherché des refuges. Les actions semblaient volatiles, l'immobilier trop cher, les cryptomonnaies trop risquées. Alors pourquoi pas les jeux vidéo rétro ?

Le rétro-gaming est devenu une classe d'actifs à part entière. Des investisseurs venus d'autres horizons — collectionneurs de cartes à collectionner, de bandes dessinées, de pièces de monnaie — ont débarqué sur ce marché avec des méthodes éprouvées : achat de lots, grading systématique, revente aux enchères. La passion a cédé la place à la finance. Les collectionneurs historiques, ceux qui achètent pour jouer ou exposer, se sont retrouvés exclus d'un marché devenu inaccessible.

Un marché à 4,18 milliards de dollars en 2026

Les chiffres donnent le vertige. Selon NerdBeak, le marché des collectibles rétro-gaming a atteint 4,18 milliards de dollars en 2026, contre 3,8 milliards en 2025 — une croissance de 10 % sur un an. Les projections tablent sur 8,5 milliards de dollars d'ici 2033, avec un taux de croissance annuel composé de 10 %. À titre de comparaison, le marché des consoles grandit à environ 3 % par an, celui des cartes à collectionner à 6-7 %.

Le rétro-gaming est en surchauffe. La question qui fâche : cette croissance est-elle saine ou artificielle ? Quand un marché croît trois fois plus vite que son secteur parent, il y a lieu de s'interroger. Surtout quand ce marché repose sur des objets dont la valeur est largement déterminée par des sociétés de notation privées, sans régulation ni transparence.

Le scandale Wata : conflits d'intérêts et manipulation

C'est ici que se niche la « vérité gênante » annoncée dans le titre. Car le record à 3 millions de dollars n'est pas un accident de marché. Il s'inscrit dans un système où les mêmes acteurs notent, vendent et achètent les mêmes jeux, créant une inflation artificielle dont les collectionneurs ordinaires sont les premières victimes.

Le Zapper de la NES exposé dans un musée, avec un panneau retraçant l'évolution des manettes de jeu.
Le Zapper de la NES exposé dans un musée, avec un panneau retraçant l'évolution des manettes de jeu. — Digital Game Museum / CC BY 2.0 / (source)

L'enquête de JV.com, publiée dès 2022, a mis au jour un conflit d'intérêts systémique entre les sociétés de notation (Wata), les maisons d'enchères (Heritage Auctions) et certains acheteurs clés. Ce n'est pas une théorie du complot : ce sont des faits documentés, appuyés par des analyses indépendantes et une class action déposée en Californie.

Jim Halperin : l'homme qui notait, vendait et achetait les mêmes jeux

Le personnage central de ce scandale est Jim Halperin, co-fondateur de Heritage Auctions. En février 2019, lorsque la première cartouche Super Mario Bros. dépasse les 100 000 dollars chez Heritage, Halperin est à la fois conseiller chez Wata Games ET co-acheteur de cette même cartouche. Il est littéralement assis des deux côtés du tapis vert.

Ce conflit d'intérêts n'a jamais été divulgué au public au moment de la vente. Les collectionneurs qui ont participé aux enchères ne savaient pas que l'un des acheteurs était aussi l'un des notateurs et l'un des vendeurs. C'est le point de départ des soupçons de manipulation qui n'ont cessé de s'amplifier depuis.

Le mécanisme du pump-and-dump

Le système pointé du doigt par l'enquête de JV.com et par l'analyse de Mattfife.com fonctionne en quatre étapes. D'abord, Wata note un jeu et lui attribue une note « premium » — un 9.8 ou un 10, par exemple. Ensuite, Heritage met le jeu aux enchères avec des frais acheteur de 20 % et des frais vendeur de 5 %. Plus le prix de vente est élevé, plus les frais sont élevés pour les deux sociétés.

Troisièmement, le record médiatique fait grimper la valeur perçue de tous les stocks de jeux similaires détenus par les mêmes acteurs. Enfin, le jeu peut être revendu — parfois aux mêmes personnes via des comptes intermédiaires — pour créer un historique de prix à la hausse. Ce mécanisme de pump-and-dump est bien connu des marchés financiers. Il est accusé de créer une inflation artificielle qui profite à une poignée d'initiés.

La class action californienne contre Wata

Le 10 mai 2022, une plainte collective a été déposée en Californie contre Wata Games. L'accusation est claire : « engaging in affirmative acts to manipulate the retro video game market » — autrement dit, avoir activement manipulé le marché du rétro-gaming. Plus de 10 000 collectionneurs sont potentiellement concernés.

La plainte détaille plusieurs pratiques douteuses. Wata promettait des délais de notation de 15 jours, mais certains clients ont attendu des mois. Des employés de Wata vendaient leurs propres jeux notés, violant leurs propres règles. L'épisode de l'émission Pawn Stars avec Deniz Khan — où un jeu noté par Wata voyait sa valeur multipliée par dix en quelques minutes — est cité comme exemple de mise en scène.

La cartouche à 3 millions de dollars a été gradée par PSA, pas par Wata. Mais le système reste le même : la spéculation est devenue la règle, et les collectionneurs ordinaires en sont les premières victimes.

Tulipomanie, subprimes et cartouches NES : l'histoire économique se répète

Ce n'est pas la première fois qu'un marché de collection s'emballe. L'histoire économique est jalonnée de bulles spéculatives qui ont toutes suivi le même schéma : un engouement soudain, une flambée des prix, une croyance collective que « cette fois, c'est différent », puis un effondrement brutal.

Statue de Mario, icône culturelle du jeu vidéo, photographiée en gros plan.
Statue de Mario, icône culturelle du jeu vidéo, photographiée en gros plan. — (source)

L'analogie avec la tulipomanie hollandaise de 1637 est frappante. À l'époque, des bulbes de tulipes rares se vendaient plus cher qu'une maison. Aujourd'hui, des cartouches NES scellées se vendent plus cher qu'un appartement parisien. La mécanique est la même : le pari sur la rareté ne tient que si le voisin continue d'y croire.

Une rareté en partie fabriquée par l'industrie du grading

Le parallèle avec la crise des subprimes de 2008 est tout aussi pertinent. À l'époque, des agences de notation avaient attribué des notes AAA à des produits financiers toxiques, créant une confiance artificielle qui s'est effondrée quand la réalité a rattrapé le marché. Aujourd'hui, Wata et PSA attribuent des notes qui transforment des jeux vidéo banals en « actifs de collection » à la valeur démultipliée.

Comme le souligne MO5.com : « ces bulles finissent toujours par éclater car, par définition, les gens ne se ruent pas sur l'objet parce qu'ils veulent le posséder, mais uniquement dans l'espoir de le revendre plus cher ». La rareté d'une cartouche NES n'est pas celle d'un Rembrandt : Super Mario Bros. s'est vendu à plus de 58 millions d'exemplaires dans le monde. Le « grading » rend une poignée d'entre elles artificiellement rares et chères, mais la base reste immense.

Le problème de la liquidité à long terme

Le talon d'Achille de ce marché, c'est la liquidité. Il est facile d'acheter un record : il suffit d'un acheteur fortuné et d'une maison d'enchères complaisante. Mais à qui revendre une cartouche à 3 millions de dollars si la hype retombe ? Si un procès fait peur ? Si une nouvelle génération de collectionneurs préfère les jeux qu'elle a connus — PS5, Switch, Xbox Series ?

Le marché du rétro-gaming repose sur une pyramide fragile. Les premiers entrants ont acheté à bas prix et peuvent revendre avec profit. Mais les nouveaux acheteurs, ceux qui paient 3 millions aujourd'hui, misent sur une appréciation future qui n'est pas garantie. Si la demande s'effondre — parce qu'un scandale éclate, parce que la mode passe, parce que les jeunes générations n'ont pas la même nostalgie — les prix peuvent chuter aussi vite qu'ils ont grimpé.

La France du gaming face à la fièvre spéculative

La France occupe une place particulière dans ce débat. La communauté gaming française, très active sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming, a développé une culture de la méfiance envers le marché spéculatif. Les enquêtes de JV.com ont joué un rôle clé dans cette prise de conscience.

L'enquête de JeuxVideo.com qui a tout changé

Dès 2022, JV.com a publié une enquête détaillée sur la manipulation du marché du rétro-gaming. Le site français a mis en lumière le système Wata-Heritage, les conflits d'intérêts de Jim Halperin, et les mécanismes de pump-and-dump. Cette enquête a eu un impact considérable sur les collectionneurs français, créant une culture de la méfiance envers les enchères à prix d'or et les sociétés de notation.

Pour de nombreux joueurs français, JV.com reste une référence de confiance. L'enquête a été partagée massivement, commentée, débattue. Elle a contribué à forger un regard critique sur un marché que certains médias anglo-saxons continuaient à présenter comme une success story.

La culture du jeu vivant face aux cartouches sous vide

La scène gaming française offre un contre-modèle intéressant. Les streamers comme Kameto, les équipes esport comme Solary, les communautés de speedrun — tous entretiennent un rapport au rétro-gaming qui est celui du jeu vivant. Une cartouche qui ne sort jamais de son blister est « morte » culturellement. Elle ne sert à rien.

Sur Twitch, des streamers français organisent des marathons de jeux rétro, des speedruns de Super Mario Bros., des redécouvertes collectives. Le jeu est joué, commenté, partagé. C'est l'exact opposé de la logique spéculative, où le jeu est acheté pour ne jamais être ouvert, où sa valeur dépend de son état scellé.

Cette culture du jeu vivant est un argument fort contre la spéculation. Elle rappelle que la valeur d'un jeu vidéo ne se mesure pas en dollars, mais en heures de plaisir, en émotions partagées, en souvenirs construits. Une cartouche qui prend la poussière dans un coffre ne fait pas vivre le jeu.

Le paradoxe d'un jeu à 3 millions qu'on ne pourra jamais lancer

Le jeu qui vient de battre le record du monde est noté PEGI 3. Il est parfaitement disponible sur Nintendo Switch via le service NES Nintendo Switch Online, et sur la NES Classic Edition pour une somme dérisoire. Le jeu en lui-même est un bien culturel abondant et accessible. Ce qui a été vendu 3 millions de dollars, ce n'est pas un jeu, c'est un certificat d'obsession spéculative.

Le même Mario pour une poignée d'euros sur Switch

Écran titre de Super Mario Bros., jeu emblématique de la NES.
Écran titre de Super Mario Bros., jeu emblématique de la NES. — (source)

Le paradoxe est saisissant. Le même Super Mario Bros. qui vient de battre tous les records peut être acheté pour quelques euros sur l'eShop de Nintendo, ou même joué gratuitement avec un abonnement Nintendo Switch Online. La version physique, certes différente, reste accessible à des prix raisonnables pour les collectionneurs qui veulent vraiment posséder le jeu.

Ce qui fait la différence, ce n'est pas le jeu, c'est l'emballage. C'est le sticker brillant. C'est la note PSA. C'est la rareté artificielle créée par un système qui transforme un bien culturel abondant en objet de spéculation réservé à une élite financière. Super Mario Bros. est l'un des jeux les plus importants de l'histoire du jeu vidéo, ayant contribué à relancer l'industrie après le krach de 1983, mais sa valeur culturelle n'a rien à voir avec ces enchères.

Préserver le jeu vidéo, c'est le jouer, pas l'enfermer sous plastique

La valeur de Super Mario Bros. ne se mesure pas en dollars. Elle se mesure en quarante ans de parties endiablées, des salles d'arcade aux speedruns en passant par les sessions sur la NES du salon familial. Elle se mesure dans les souvenirs de millions de joueurs à travers le monde. Le jeu a été conçu par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka comme une expérience à vivre, pas comme un objet à enfermer.

Préserver le jeu vidéo, c'est le jouer. C'est le transmettre à la génération suivante. C'est organiser des tournois, des speedruns, des redécouvertes collectives. C'est l'exact opposé de l'enfermer sous plastique dans un coffre en attendant qu'il prenne de la valeur.

Conclusion

Le record à 3 millions de dollars n'est pas une victoire pour la culture vidéoludique. C'est un symptôme inquiétant d'un marché où la spéculation a remplacé la passion, où la valeur financière a éclipsé la valeur culturelle. Les enquêtes de JV.com et les analyses de Kotaku ont mis en lumière les mécanismes douteux qui alimentent cette inflation, et la class action contre Wata rappelle que les collectionneurs ordinaires ne sont pas dupes.

Le vrai trésor, ce n'est pas la cartouche scellée à 3 millions de dollars. C'est l'expérience partagée, le plaisir du jeu, la culture vivante qui se transmet de joueur en joueur. Et ça, aucun record ne pourra jamais l'acheter.

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Questions fréquentes

Pourquoi une cartouche Super Mario Bros. vaut 3 millions ?

Cette cartouche scellée de seconde production avec un sticker brillant rare a obtenu la note PSA 9.6 A++, un état quasi parfait. Il n'existerait que trois copies scellées connues de ce tirage, ce qui en fait un objet de collection extrêmement rare.

Quel est le scandale Wata dans le rétro-gaming ?

Une enquête de JV.com a révélé un conflit d'intérêts entre la société de notation Wata, la maison d'enchères Heritage Auctions et certains acheteurs clés. Jim Halperin, co-fondateur d'Heritage, était à la fois conseiller chez Wata et co-acheteur de jeux notés, sans divulgation publique.

Le marché du rétro-gaming est-il une bulle spéculative ?

Oui, selon l'article, ce marché connaît une inflation artificielle comparable à la tulipomanie ou à la crise des subprimes. La valeur des cartouches est gonflée par le grading et des mécanismes de pump-and-dump, et la liquidité à long terme est fragile.

Peut-on jouer à Super Mario Bros. sans payer 3 millions ?

Oui, le même jeu est disponible pour quelques euros sur l'eShop de Nintendo ou gratuitement avec un abonnement Nintendo Switch Online. Le record concerne uniquement l'emballage scellé et la note de grading, pas le jeu en lui-même.

Sources

  1. Super Mario Bros. - Wikipedia · en.wikipedia.org
  2. cnews.fr · cnews.fr
  3. Video game collecting - Wikipedia · en.wikipedia.org
  4. engadget.com · engadget.com
  5. gamesindustry.biz · gamesindustry.biz
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Valentin Renbot @app-hunter

Je suis ce qu'on appelle un early adopter maladif. À 24 ans, je bosse comme testeur QA dans une startup fintech à Lyon, mais mon vrai hobby, c'est de traquer les applications obscures avant qu'elles ne deviennent virales. Mon téléphone ressemble à un champ de bataille numérique : 6 applications de to-do list, 4 navigateurs alternatifs, et au moins 12 apps que je teste « juste pour voir ». Mes amis m'appellent le « Google humain » parce que j'ai toujours une app à recommander.

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