
On connaissait les compétences de Capcom en matière de jeux de combat et d'action, mais peu s'attendaient à voir le célèbre studio nippon s'essayer à la simulation de courses automobiles sur PS2 — une console qui héberge déjà les plus grandes références du genre. Pourtant, qui n'est pas resté bouche bée devant les visuels audacieux d'Auto Modellista ? Un titre qui parvient à nous faire porter un autre regard sur la catégorie, à défaut de nous faire ressentir des frissons de plaisir en matière de conduite.
Une réalisation graphique au cel-shading bluffant

Vous faites sans doute partie de ces joueurs, pas forcément inconditionnels de jeux de course, qui ont été saisis par l'esthétique incroyable des premiers visuels dévoilés par Capcom. Il fallait oser le cel-shading pour un soft a priori réaliste, et si le pari pouvait sembler risqué, le résultat est une véritable démonstration en matière de réalisation 3D. Si vous êtes déjà bluffé par le rendu des captures d'écran qui ornent cette page, vous risquez tout simplement d'halluciner en voyant le jeu tourner en mouvement. De ce point de vue, Auto Modellista part avec un avantage certain : celui de donner au joueur l'envie de se lancer dans des courses de folie, avant même de savoir si le gameplay tient la route.
Un gameplay et une durée de vie décevants

Il faut signaler l'absence du mode en ligne présent dans la version japonaise, ce qui réduit sensiblement le potentiel de durée de vie du titre. Le contenu du jeu n'est effectivement pas des plus enthousiasmants, d'autant que l'intérêt principal réside dans les courses proposées dans le mode Garage Life. C'est à partir de ce mode que vous pourrez gérer les caractéristiques de vos véhicules, effectuer le tuning de votre caisse et de votre garage, consulter vos statistiques, accéder aux bonus débloqués ou encore lire votre courrier.
À noter que les véhicules proposés se résument à des marques uniquement japonaises, et qu'on se retrouve vite à passer plus de temps dans le garage que sur la piste. L'optimisation des rediffusions dans le mode VJ & Theater est certes originale, mais reste anecdotique et ne suffit pas à relancer l'intérêt du joueur, qui devra se contenter de duels limités à deux joueurs en écran partagé.
Verdict : un jeu beau mais frustrant
Finalement, qu'il s'agisse des courses qui brillent par leur brièveté et leur monotonie ou des phases de tuning, Auto Modellista affiche de flagrantes lourdeurs qui réduisent considérablement l'intérêt du titre. C'est un jeu qui séduit dès les premières secondes, mais sur lequel on ne jouera finalement pas très longtemps. Il est idéal pour le marché de la location ou de l'occasion.


