Image 1
Histoire

Mythologie Egyptienne

Plongez dans la mythologie égyptienne ! Découvrez Horus, Isis, Anubis, Seth et autres divinités qui ont façonné la civilisation de l'Égypte antique.

As-tu aimé cet article ?

Horus : Dieu du ciel et protecteur des pharaons

Horus, dieu du ciel, de la lumière et de la bonté, est représenté sous la forme d'un homme à tête de faucon. Il était le fils d'Isis et d'Osiris, et était connu des Grecs sous le nom d'Harsiesis. Le nom Horus, « le lointain », désigne un grand nombre de dieux royaux. Les premiers rois d'Égypte étaient déjà considérés comme des Horus divins et associés de ce fait aux événements cosmiques.

À l'époque gréco-romaine, Horus adopta tous les aspects mythiques et magiques de la royauté jusqu'à remplacer le souverain réel. Représenté comme un homme avec une tête de faucon ou comme un faucon, il est connu comme le protecteur de la planète Saturne. Dieu égyptien du ciel, dont les deux yeux sont la Lune et le Soleil, avec lequel il est parfois confondu.

Sous la Ve dynastie (2500 av. J.-C.), le culte d'Osiris s'étant répandu dans toute l'Égypte, Horus fut assimilé au fils d'Isis et d'Osiris, le petit Harpocrate des Grecs (Horus enfant) poursuivi par la fureur meurtrière de son oncle Seth, contre lequel il parvint à obtenir justice. Il devint alors le dieu national de l'Égypte, Seth étant celui des Barbares. Les Grecs l'identifièrent à Apollon, dieu boréal.

Isis : Déesse de la magie et mère universelle

Isis était la déesse de la guérison et de la magie, et elle avait une réputation de magicienne. Épouse d'Osiris et mère d'Horus, elle était vénérée pour son intelligence, sa ruse et sa ténacité. Elle est la Mère universelle, celle qui donne naissance à tous les êtres vivants.

Isis donna vie à un serpent qui piqua Rê, monarque vieillissant contre lequel ses sujets se rebellaient. Il implora les dieux qui ne purent le guérir. Isis offrit son aide à condition qu'il lui révèle son nom secret, source de la puissance universelle. Rê finit par céder et livrer son secret qui fit d'Isis la maîtresse de l'univers. C'est grâce à ce nouveau pouvoir infini qu'elle rendit la santé à Rê et la vie à Osiris, son époux, en se transformant en vautour et en secouant ses ailes.

Anubis : Dieu gardien des âmes et de l'au-delà

Anubis est représenté sous la forme d'un homme à tête de chacal ou de chien. Sa mission consistait à montrer aux morts le chemin de l'autre monde. Anubis était le quatrième fils de Rê. C'est le dieu le plus important de la mythologie égyptienne car rien ne pouvait se faire sans sa présence pour gagner l'au-delà. On fait de lui tantôt le frère, tantôt le fils d'Osiris, ou encore le fils de Rê.

Sekhmet : Déesse de la guerre et des épidémies

Sekhmet est représentée sous la forme d'une femme à tête de lionne, coiffée d'un disque symbolisant le soleil. Déesse de la guerre, Sekhmet provoque la sécheresse, empêche les crues du Nil, envoie les maladies et les épidémies... Seuls les rites d'apaisement calment la déesse et ramènent l'harmonie et l'équilibre.

Seth : Dieu du chaos et de la destruction

Seth est le frère d'Osiris. Il incarnait l'esprit du mal, de la destruction, de la sécheresse et des ténèbres. Il était associé à de nombreux animaux du désert, dont l'hippopotame, le crocodile, le sanglier et le scorpion. Seth était d'habitude dépeint sous forme humaine avec une tête d'origine indéterminée, quoiqu'on dise qu'elle ressemble à celle d'un oryctérope. Il avait un museau courbé, des oreilles renversées et une longue queue bifurquée. Parfois, il a été représenté sous forme entièrement animale avec un corps semblable à celui d'un lévrier.

On dit qu'il était le fils de Nout et Geb, ou bien de Nout et Rê, et le frère d'Isis, Osiris et Nephthys. Nephthys est parfois donnée comme son épouse, bien qu'il soit plus généralement associé aux déesses étrangères sémitiques Astarté et Anat. Malgré sa réputation, il avait un sanctuaire important à Ombos en Haute-Égypte, son lieu de naissance réputé, et son culte était aussi en vue dans la région nord-est du delta du Nil.

Pendant le troisième millénaire av. J.-C., Seth a remplacé Horus comme divinité tutélaire des pharaons. Cependant, l'histoire du meurtre d'Osiris par Seth et la guerre suivante avec Horus s'est répandue, et Horus fut rétabli à son statut original. La guerre avec Horus dura quatre-vingts ans, durant lesquels Seth arracha l'œil gauche de son adversaire et Horus arracha la jambe antérieure et les testicules de Seth. Horus apparut finalement victorieux et devint le souverain légitime de la Haute et Basse-Égypte. Seth fut forcé de rendre l'œil d'Horus et fut soit châtré, soit tué selon les versions.

Dans certaines versions, Seth alla vivre avec le dieu soleil Rê, où il devint la voix du tonnerre. Dans le Livre des Morts, Seth est mentionné comme « seigneur du ciel du nord » et tenu responsable des tempêtes et du temps nuageux. Seth protégeait Rê pendant son voyage nocturne dans le Douat contre le serpent Apophis. Les Grecs assimilèrent plus tard Seth avec leur dieu-démon Typhon.

Thot : Dieu de la sagesse et maître de l'écriture

Thot était le dieu de la sagesse et le patron des scribes du temple. Il était représenté sous la forme d'un ibis ou d'un babouin, ou encore d'un singe à tête de chien. Thot est le frère d'Isis et d'Osiris, et était vénéré dans toute l'Égypte.

Il semble avoir régné sur tout ce qui comportait une opération intellectuelle : l'établissement de l'écriture, la séparation des langages, et par suite l'annalistique et les lois. Il est le patron des scribes, mais aussi le dieu qui compte, le manieur de chiffres, c'est-à-dire le calculateur du temps, des années, du calendrier, le régent des divisions temporelles.

Ces multiples aptitudes ont toujours fait de lui le secrétaire avisé des dieux. Sa maîtrise des hiéroglyphes et des paroles divines fait de lui un redoutable magicien, celui qui, par sa connaissance des articulations créatrices du langage, peut susciter à volonté ce qu'il désire voir naître. C'est ce qui explique qu'il ait été considéré par les théologiens de Memphis comme la langue de Ptah, l'expression verbale par laquelle le dieu donne l'existence à l'univers.

Bastet : Déesse protectrice du foyer

Bastet est représentée sous la forme d'une chatte ou d'une femme à tête de chat. Déesse du plaisir, elle était aussi la gardienne des femmes enceintes et protégeait les hommes contre les maladies contagieuses et les mauvais esprits. Bastet adorait la danse et la musique.

Elle était la divinité de la ville de Boubastis à laquelle elle a donné son nom (« Per Bast » en égyptien, « maison de Bastet »), puis le culte s'étendit à tout le pays. Bastet est sereine et bienveillante, protectrice de l'humanité, également déesse musicienne de la joie.

Mythes de la création : origines de l'univers égyptien

Les mythes égyptiens sur la création rapportent que les dieux créèrent tous les êtres avec de l'eau et de l'argile. Lors des crues et des décrues, le Nil déposait un limon noir sur ses rives, le meilleur fertilisant du monde. L'inondation enrichissait la terre d'Égypte, grenier à blé de l'Antiquité.

Les graines que le semeur jetait à poignées sur cette boue compacte et humide germaient et donnaient d'abondantes récoltes. Toutes les plantes poussaient, reverdissaient, et aucun fruit ne séchait. Le Nil, à grand débit, était pour les habitants de l'Égypte ancienne un bienfait des dieux, une bénédiction pour la terre. Ce limon contenait également la riche argile, le matériau originel, que le dieu créateur utiliserait pour façonner l'univers ainsi que le premier homme et la première femme.

Le ka et la vie après la mort

De même que le limon des rives du Nil se renouvelait à chaque crue, renfermant dans ses entrailles l'énergie bouillonnante du dieu créateur, perpétuant ainsi le miracle de la régénération et de la vie, le mythe égyptien soutenait aussi l'existence d'une force intérieure qui se perpétuait après la mort. Cette force, désignée sous le nom de ka ou « double », survivait.

La nature humaine se composait du corps physique, dont l'essence était la matière, et du principe spirituel intangible qui l'animait. Au moment du trépas, le corps physique se dédoublait, délivrant l'âme et ses éléments durables et impérissables.

Momification et Livre des Morts

Il fallait conserver les cadavres dans les meilleures conditions possibles et les embaumer afin de permettre au ka, s'il revenait du royaume des morts, de réintégrer l'enveloppe charnelle. Le chemin que devait parcourir le ka menait à la grande salle du jugement, où Osiris, en compagnie d'autres dieux, jugeait les actions de l'âme lors de son passage sur terre.

Outre les biens et objets personnels déposés dans la tombe du défunt, on plaçait dans les bras du cadavre un exemplaire du Livre des Morts contenant des instructions. Ce guide du monde des morts empêchait l'âme de se perdre et lui permettait de surmonter les dangers rencontrés sur son chemin. Surtout, il l'aidait à répondre correctement aux questions des dieux qui siégeaient au tribunal présidé par Osiris. On introduisait aussi des statuettes, effigies du cadavre, qui remplaceraient le défunt le cas échéant.

L'eau primordiale et la naissance du monde

Avant la création, il y avait le « chaos », une eau primordiale nommée Noun. Selon les anciens Égyptiens, la création ne se fit pas « au commencement », mais « la première fois ». C'est à ce moment, si élégamment défini, que le dieu créateur différencia et ordonna la matière primordiale. Jusqu'alors, celle-ci avait été une masse unique qui n'avait pas encore été divisée.

As-tu aimé cet article ?
lutin sauvage
Estelle Van de velde @lutin sauvage
5 articles 0 abonnés

Commentaires (7)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires