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Essais

Voyage en mythologie inconnue

Plongez dans la mythologie scandinave à travers ce récit immersif où un étudiant se retrouve propulsé aux côtés de Thorolf. Découvrez la création du monde et l'arbre Yggdrasil.

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Ce récit, peu le croiront, et je ne pourrais pas leur en vouloir. D'ailleurs, était-ce bien réel ? À n'en pas douter, tous diraient que non, mais cela importe peu, car le résultat est que maintenant, je m'en vais vous conter l'étrange aventure dans laquelle je me suis retrouvé, à l'insu de mon plein gré, mais pour mon plus grand plaisir.

Au début de cette année, le professeur de français nous demanda de penser à un dossier de culture générale qui devrait être rendu après les vacances de Pâques. Aussitôt, je décidai de profiter de cette opportunité pour prendre comme thème la mythologie scandinave, qui m'attirait mais pour laquelle mes connaissances étaient plus que faibles. Un bon moyen, donc, d'allier obligation et plaisir. Dans mon esprit avait déjà germé l'idée d'un dossier sous forme de nouvelle, par l'intermédiaire d'une histoire loufoque avec des dieux caricaturaux, plus déjantés les uns que les autres. Dans cette histoire devait évoluer un personnage de notre époque, arrivé là au hasard d'une dérive de son trimaran lors de la Route du Café (autant dire qu'il s'était bien perdu pour se retrouver près de l'Islande). Mais une mauvaise surprise m'attendait. En effet, le dossier ne devait plus porter sur n'importe quel point de culture générale, mais sur l'histoire de l'art et de la littérature. De plus, il fallait trouver une problématique, et on ne peut pas dire que de ma précédente histoire se dégageait une telle mise en question. Alors que faire ? J'avais beau réfléchir, rien ne me venait, je tenais à ma mythologie scandinave. La tentation de changer de thème se présenta à moi – j'aurais étudié l'histoire des bandes originales de film par exemple – mais je trouvais dommage d'abandonner si près du terme. Et c'est là qu'un événement inattendu se produisit.

Un soir, je m'endormis le cerveau rempli de questions au sujet de mon dossier, mais aussi d'inquiétude au fur et à mesure que le temps passait. Ce que je n'avais pas en tête était l'idée que le lendemain matin j'allais me réveiller sur une vétuste embarcation de bois, au milieu d'un épais brouillard, et dans un froid assez surnaturel pour quelqu'un vivant en Bretagne (en admettant que les préjugés sur le temps qu'il fait dans ma chère région soient véridiques, la température n'en est pas moins douce, même en hiver). Une bâche de tissu m'abritait à l'arrière du bateau, et quand je me relevai, je vis un homme de forte stature habillé tel un viking tirant sur les voiles. Étonné, je me levai pour aller à sa rencontre. En m'extirpant de sous la bâche, je ressentis encore plus le froid me glacer les os, et mon frisson assez bruyant fit se retourner mon homme.

  • Ah, vous voilà réveillé ! s'exclama-t-il. Je me présente, je suis Thorolf, serviteur de Thor. J'ai été chargé par les Aesirs de venir vous chercher.

Vu que je m'étais déjà un minimum renseigné sur la mythologie scandinave, je savais que ce que disait cet individu tenait debout, excepté le fait qu'il affirmait être venu me chercher. Cela n'avait aucun sens. Les Aesirs étaient l'une des deux tribus guerrières et divines. On les appelait aussi les Ases. L'autre catégorie était celle des Vanirs ou Vanes.

  • Ah, je vois, je suis dans un rêve, répondis-je. Je pense tellement à cette histoire de dossier que je me retrouve dans mon histoire la nuit. C'est marrant, n'est-ce pas ?

Thorolf me fixa avec un léger sourire. Il semblait s'attendre à ma réaction. Cependant, je n'eus pas l'occasion d'en savoir plus dans l'immédiat car quelque chose d'assez horrible émergea près de nous à ce moment-là. En temps normal, voir une sorte de calamar ou de pieuvre géante sortir de l'eau entraîne un minimum de crainte, mais voir un homme de la puissance de Thorolf hurler « Kraken ! » à son apparition aurait plutôt tendance à générer une crise de panique. Je compris très vite que l'animal était dangereux (oui, je suis assez perspicace), surtout quand ses multiples tentacules attrapèrent l'embarcation et l'agitèrent dans tous les sens. Agrippé au mât, tout comme mon compagnon, je tentai de ne rien lâcher. En effet, la gueule béante du monstre ne m'inspirait pas vraiment confiance. Je fus étonné de voir Thorolf prendre de grands risques et tendre vers moi l'une de ses mains (ce qui signifie qu'il se tenait au mât uniquement avec l'autre). Dans celle-ci se trouvait un médaillon d'or.

  • Prenez-le ! hurla-t-il. Ainsi nous serons bien accueillis par Aegir si nous mourons noyés.

Comme j'aimais beaucoup la façon dont il prenait les choses, avec beaucoup d'optimisme, je pris volontiers ce qu'il me tendait. Le périple commençait assez mal. Cela me semblait même presque périlleux.

Alors que le dénommé Kraken allait briser notre moyen de locomotion, un quatrième protagoniste entra en scène, et sans que je comprenne comment, la pieuvre géante se retira et nous fûmes reposés délicatement.

  • Une chance que cela soit arrivé lors de mes neuf jours ! s'exclama le nouveau venu. Je n'en peux plus, je veux vivre dix-huit jours sur dix-huit près de la mer. Je ne supporte plus les hauteurs et le hurlement des loups à Thrymheim, le château de montagne de Skadi. Je veux mon océan, je veux rester à Noatun ! J'ai décidé d'avoir les pieds les plus sales possible à présent !

  • Merci de nous avoir sauvés, Njord, s'inclina Thorolf.

  • Je suis au courant de votre mission.

Njord m'observa.

  • Le pauvre ne doit pas comprendre grand-chose, remarqua-t-il.

En effet, certaines choses m'échappaient.

  • Je me présente : Njord, dieu Vanes du vent, de la mer et du feu. Skadi est ma femme, une géante. Comme les Aesirs ont tué son père, en compensation, elle a dû choisir un mari parmi les dieux célibataires, mais uniquement en voyant les pieds de ceux-ci. En choisissant les pieds les plus blancs et propres, elle croyait tomber sur le beau Balder, le plus beau et le plus blanc des dieux. Pas de bol, elle est tombée sur moi et mes pieds lavés par la mer. Comme elle ne peut vivre sans ses montagnes et moi sans ma mer, nous devons passer neuf nuits chez elle puis neuf nuits chez moi, ce qui est absolument insupportable, croyez-moi !

Après avoir écouté ses explications qui m'éclairèrent un peu plus sur ce qui venait de se passer, je repensai au monstre marin. Et il me rappela ces poulpes géants que le capitaine Nemo, le professeur Aronnax, Conseil et Ned Land durent affronter dans le roman de Jules Verne, Vingt Mille Lieues sous les mers. Ainsi la mythologie nordique inspirait la littérature, ou du moins des éléments de cette mythologie étaient repris soit directement, soit indirectement dans des récits au cours du temps, voire au cinéma ou dans les jeux vidéo comme nous le verrons plus tard. Car ce moment fut décisif pour la formation de mon dossier de culture générale. J'avais trouvé ma problématique. En effet, je me demandais dans quelle mesure la mythologie, en l'occurrence celle du Nord, avait été reprise dans la littérature et l'art jusqu'à aujourd'hui. Qu'avait-elle inspiré au fil du temps ? Ma première tentation fut de raconter mon histoire entièrement sous forme de roman, avec une trame continue. Mais dans le souci de faire un dossier où il est possible de se retrouver, je préfère structurer ma pensée, du moins partiellement, ce qui ne m'empêche d'ailleurs pas de raconter les événements dans un ordre plus ou moins chronologique. Mais avant de m'attacher à répondre strictement à la problématique, je pense qu'il serait intéressant de se pencher sur l'un des premiers épisodes de mon périple, qui me permit d'apprendre comment le monde avait été créé d'après ceux du monde dans lequel je me trouvais.

La création du monde selon la mythologie scandinave

Après nous avoir sauvés, Njord repartit comme il était arrivé, nous laissant, Thorolf et moi, au large des côtes de l'Islande. Alors que je m'apprêtais à poser mon derrière sur le siège de vigie du serviteur de Thor – repos bien mérité après ce qui s'était passé –, ce dernier s'en empara, et à ma plus grande surprise, en arracha les piliers de bois qu'il fit passer par-dessus bord. Devant mon air hébété, il m'expliqua qu'ainsi Thor nous guiderait vers le lieu où il fallait s'installer. Curieux de nature, je suivis du regard la progression de ces guides, lents et minuscules dans l'étendue maritime. Et ce fut pénible. Je croyais ma patience récompensée quand, assez rapidement, les piliers semblèrent se diriger vers une crique. Malheureusement, un courant les fit dévier au dernier moment et la mauvaise fortune (ou un dieu malicieux) voulut que nous fassions presque le tour de l'Islande. Le poisson nous nourrissait, mais les grands discours n'étaient pas au menu. Le dénommé Thorolf n'était pas des plus bavards. Finalement, je me décidai à entamer une conversation, dans mon intérêt. Ainsi je le questionnai sur le monde dans lequel j'allais débarquer. Bien que j'étais toujours sûr de n'être que dans un rêve, je me devais de profiter d'une telle opportunité.

  • Oui, il vaut mieux que je vous expose notre monde. Et pour que vous compreniez bien tout cela, je commencerai par la création.

Je ne sais pas si la destinée des piliers fut une chance ou non, mais une chose est sûre : leur caprice à ne vouloir s'arrêter me permit d'écouter le discours de Thorolf. Après quelques recherches, je découvris que sa narration était la version de Snorri Sturluson, brillant érudit islandais, grand propriétaire terrien et figure politique chrétienne en vue au XIIIe siècle. C'est en 1222 qu'il écrivit L'Edda dans le but que soient préservés les mythes et dieux nordiques :

D'après Snorri Sturluson, et donc Thorolf, à l'origine des temps n'existait qu'un vide béant, Ginnungagap. Les limites de cet immense abîme rempli de forces magiques étaient marquées au nord par une région froide où régnaient le brouillard et l'obscurité, Niflheim, et au sud par une région chaude qui n'était que feu et flammes, Muspell.

C'est de l'affrontement antithétique de ces deux mondes que va émerger la vie. En effet, au centre de Niflheim jaillit la source Hvergelmir, d'où jaillissent onze rivières aux eaux empoisonnées qui se précipitent dans Ginnungagap, où elles se transforment en glace. Or, au contact du souffle d'air brûlant en provenance de Muspell, la glace fondit et, des gouttes de givre, surgit le premier être vivant : le géant Ymir.

Celui-ci, hermaphrodite, est à l'origine de la race des géants. En effet, pendant son sommeil, deux créatures, l'une masculine, l'autre féminine, prirent forme dans la sueur de ses aisselles tandis que ses jambes engendrèrent un monstre.

Je m'étonnai qu'un être soit créé avant le monde, mais Thorolf me demanda de le laisser finir, car pour tout comprendre, il fallait voir la création dans son ensemble.

Ainsi il m'apprit qu'en même temps qu'Ymir apparut la vache primitive Audhumla, dont le lait nourrissait le géant. Elle-même se nourrissait en léchant les pierres de givre salé, et au fur et à mesure de ses coups de langue, les cheveux d'un homme commencèrent à apparaître, puis sa tête le deuxième jour, et enfin il fut entier à la fin du troisième. Cet homme, du nom de Buri, était grand et fort, et engendra Bor. Ce dernier, en s'unissant à Bestla, fille du géant Bolthorn, eut trois fils, les dieux Odin, Vili et Vé.

Ainsi les dieux étaient apparus après les géants. Le questionnant sur la création de la terre, il reprit ses explications :

Le monde fut créé par ces trois derniers dieux. En effet, ils tuèrent Ymir, le géant originel, et déposèrent sa dépouille dans le gouffre béant. Ils façonnèrent la terre dans sa chair et les roches dans ses os, puis transformèrent son sang en lacs et mers. Avec son crâne, ils firent le ciel qu'ils élevèrent au-dessus de la terre avant de placer un nain à chaque coin : Nordri, Sudri, Austri et Vestri.

Il me fallut peu de temps pour deviner que les quatre points cardinaux tiraient leur origine étymologique de ces nains.

Avec les cheveux d'Ymir, les dieux firent les plantes et les arbres, avec sa cervelle ils confectionnèrent les nuages. Vint ensuite la création de l'humanité. Ces mêmes dieux sculptèrent l'homme et la femme dans deux troncs qu'ils trouvèrent sur la grève. Puis Odin se chargea d'insuffler la vie aux deux créatures avant que Vili ne leur donne conscience et vie et que Vé leur octroie un visage, la parole, l'ouïe et la vue. La race humaine descend de ces deux êtres, Ask (frêne) et Embla, respectivement l'homme et la femme. Malgré mes recherches, je ne trouvai pas la signification du nom de la femme.

Quand Thorolf eut fini ses explications, comme par magie, les piliers se décidèrent enfin à accoster. Nous nous installâmes en ce lieu. Comme la journée touchait à sa fin, nous fîmes un feu. Épuisé, je m'endormis avant même que mon guide ne puisse me proposer de manger quelque chose.

Cosmologie nordique : les neuf mondes et Yggdrasil

Le lendemain, en me levant, je m'égratignai le bras, mais avant de pouvoir dire « ouf », Thorolf était sur moi pour soigner ma modeste plaie. L'interrogeant du regard, il m'expliqua que le lieu indiqué par Thor était de fait sacré, et que nul ne devait le profaner par son sang ou ses excréments. Cette nouvelle ne m'arrangea pas tellement. Il est parfois difficile de se retenir pour certaines choses. Contraint et forcé, je m'appliquai donc à ne pas décevoir mon guide qui, dans son immense bonté, décida de me parler de la cosmologie de son monde. Je n'en demandais pas tant. Ainsi j'appris que le monde se divisait en trois niveaux superposés. Au-dessus se trouvaient Asgard, demeure des dieux Ases, Vanaheim, la résidence des Vanes, et Alfheim, le domaine des elfes. Au niveau intermédiaire, on trouvait Midgard, domaine des hommes, Jotunheim la terre des géants, Svartalfheim demeure des elfes noirs et Nidavellir la patrie des nains. Les deux mondes étaient reliés par un pont de flammes qui répondait au doux nom de Bifrost ou Arc-en-ciel. Enfin, le niveau inférieur était celui du glacial Niflheim.

Je me trouvais donc en ce moment même à Midgard, marchant dans le froid, ne pouvant répondre à mes besoins pressants et me dirigeant vers ce pont étrange. Pour cela, nous passâmes par une montagne sacrée, Helgafel. Vous me direz, passer par une montagne sacrée, ça peut être sympa. Certainement, mais en d'autres compagnies que celle de ce cher Thorolf. Son goût du sacré était légèrement trop accentué de mon point de vue. En effet, je me pris des coups dans la tête chaque fois que je tentais de la regarder durant notre approche. Je compris plus tard que nul ne devait lever les yeux vers elle sans s'être préalablement lavé. Du moins c'est ce qu'affirmait Thorolf. Je pus alors me décharger du poids qui me pesait depuis le matin avant de me laver. Durant l'ascension, je ne fis pas un pas de travers de peur de transgresser l'une des multiples règles régissant ces lieux. La question était de savoir si ces règles avaient été établies par nature ou par Thorolf. Je préférai ne pas lui demander, car sinon je risquais de me prendre un quelconque coup qui donne tout son sens à l'expression « la curiosité est un vilain défaut ».

Les heures qui suivirent m'apprirment que l'axe de tout l'univers de la mythologie nordique était Yggdrasil, le frêne cosmique. Il traversait les trois niveaux précédemment évoqués. Ses branches s'étendaient sur toute la terre et ses trois racines plongeaient dans les trois niveaux de l'univers. Chaque jour, les dieux tenaient conseil auprès du puits d'Urd, le destin, qui se trouvait sous la racine qui descendait jusqu'à Asgard. Le puits de Mimir, source de sagesse où Odin échangea l'un de ses yeux contre le droit de boire son eau, se trouvait sous la seconde racine qui s'enfonçait jusqu'à Jotunheim. Sous la troisième, située sous Niflheim, se trouvait Hvergelmir, la source des onze rivières de la création.

Je rassure tout de suite le lecteur paniqué : tous ces noms barbares, je ne les ai pas retenus, ni même compris sur le coup. C'est en retraçant mon périple, grâce à des livres et autres supports, que je peux maintenant tout vous raconter.

Yggdrasil était donc le centre de tout l'univers. Mais ce que je ne savais pas encore, c'est que de nombreuses joutes animales passionnantes se déroulaient en son sein. En effet, un aigle avec le faucon Vedrfolnir entre les yeux, un serpent, un écureuil et quatre cerfs y vivaient. Et si l'arbre était source de vie et se montrait secourable envers ces êtres qui le peuplent, ceux-ci le soumettaient à rude épreuve. En effet, le serpent Nidhogg de Niflheim mâchonnait ses racines. Les quatre cerfs qui vivaient dans ses branches, Dain, Dvalin, Duneyr et Durathror, broutaient ses feuilles et les jeunes pousses. Quant à Ratatosk, ce sympathique écureuil qui allait du sommet de l'arbre à ses racines pour rapporter les insultes que s'échangeaient Nidhogg et l'aigle, il le mordillait.

On voit par ailleurs que le système de communication de l'époque était quelque peu rudimentaire, et que l'installation du téléphone aurait été plus pratique. Mais cela ramollirait peut-être un peu l'écureuil, qui passerait son temps à mordiller l'arbre. La décadence serait proche.

Heureusement pour Yggdrasil, les Nornes, qui vivaient non loin du puits d'Urd, mélangeaient son eau à la terre et la versaient chaque jour sur les branches. Le mélange est d'ailleurs si sacré que tout ce qu'il touche blanchit et il empêche l'arbre de pourrir.

Interrogeant Thorolf au sujet des Nornes, je pus me rendre compte de l'importance de la destinée dans la mythologie scandinave. En effet, celle-ci était présente presque partout, incontournable, comme Ragnarök, la fin du monde, était inévitable. Ainsi le destin des individus dépendait des Nornes. Il s'agissait d'esprits féminins qui visitaient chaque nouveau-né, le vouant à la bonne ou mauvaise fortune. Ainsi la vie dépendait du fait qu'une Norne bienveillante ou malveillante était venue vous visiter à la naissance. Comme quoi la vie ne tient pas à grand-chose.

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algonior
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