
Nous nous sommes rencontrés quand nous avions 8 ans, ce fut mon premier jour de théâtre. Au tout début, nous étions amis, mais au fil des années, j'ai commencé à vouloir me rapprocher de toi. Je venais discuter avec toi, tu me disais que l'on était amis et moi je te répondais oui...
Je voulais en savoir plus sur toi, tes goûts, tes envies, tes ambitions. Mais même si nous avions le même âge, tu étais née en janvier, par conséquent tu avais une classe de plus que moi. Et c'est à nos 14 ans que toi tu partais pour le lycée et moi je commençais ma 3ème. C'est à ce moment-là que je me suis dit : « Mais en fait, je ne suis pas une personne si importante à ses yeux, je ne suis juste qu'un ami du théâtre. »
Mais il y a eu un soir où je fus invité à une soirée, pour un anniversaire surprise. Tu y étais aussi, mais là aussi j'ai compris que je n'étais pas le seul à vouloir me rapprocher de toi. Pourtant toi tu continuais à me parler, tu t'intéressais plus à moi. J'étais heureux, j'en discutais avec mon entourage, ils me disaient de tenter ma chance.
C'est alors qu'un jour j'ai décidé de t'en parler. Je suis venu chez toi et je t'ai annoncé ce que je ressentais pour toi et c'est alors que tu me fis connaître l'existence de Loïc.
Je ne comprenais pas alors pourquoi toutes ces caresses, pourquoi tu m'avais dit que tu te sentais bien avec moi, pourquoi ce soir-là je t'ai pris dans mes bras et tu m'as dit que tu voudrais toujours rester avec moi. Et c'est alors que j'ai compris : ce n'était pas sa faute, c'était la mienne. À force de me poser trop de questions, j'avais réussi à la pousser dans les bras d'un autre...
Comme quoi le temps n'est pas une solution, il faut savoir se jeter à l'eau comme on dit. Et maintenant je me demande : serait-elle sortie avec moi si je lui avais tout de suite fait part de mes sentiments ? Mais je crois que c'est une réponse que je n'obtiendrai jamais.
À tous les gens qui n'osent pas aller voir la personne qui les intéresse, ne faites pas la même erreur que moi. Dites-vous bien que la chute, après avoir attendu, fait beaucoup plus mal. Maintenant je me résigne à devoir passer à autre chose, mais ce n'est pas évident. Même si le temps passe, la déchirure reste.