
L'hôpital vu d'en bas : une toute autre perspective
Tout d'abord, j'ai eu la très forte impression que les pièces, les portes, les personnes n'ont pas la même apparence que lorsqu'on les croise en position debout. Allez savoir pourquoi ! J'ai fini par me dire que tout cela était relatif, en fin de compte.
Le personnel soignant : une équipe bienveillante
Ensuite, les infirmières sont très gentilles, très accueillantes, toujours souriantes et à l'écoute. Il en va de même pour les brancardiers qui n'hésitent pas à lancer la discussion pour rendre l'entrée au bloc moins oppressante. J'espère que c'est ainsi dans tous les hôpitaux.
Les chirurgiens, eux, vous insufflent une sorte de confiance, de telle sorte qu'on se sent rassuré... jusqu'à ce que la première piqûre arrive et nous fasse oublier tous ces discours.
Anesthésie et gestion de la douleur à l'hôpital
Aussi, les piqûres, ça fait mal — je ne m'y ferai jamais. L'anesthésie, c'est pas cool au réveil. Mais bon, j'imagine aussi que tout le monde ne réagit pas forcément pareil.
J'ai pu remarquer également que la douleur est devenue l'une des grandes préoccupations des hôpitaux. Beaucoup de choses sont mises en œuvre pour l'atténuer au maximum : la parole, les antalgiques, bien sûr...
Les repas à l'hôpital : que mange-t-on vraiment ?
De même, les repas sont bons et équilibrés. Bon, c'est sûr, je ne ferai pas de l'hôpital mon restaurant favori, mais j'ai mangé des choses que je n'avais encore jamais goûtées. Par contre, la seule chose que je peux regretter au niveau des repas, c'est que celui du soir est servi aux environs de 18h-18h30. J'avoue ne pas être habitué à manger aussi tôt, et les premiers jours, ce n'est pas facile de s'y accoutumer. Je me suis renseigné auprès d'une infirmière, mais elle n'a pas su me répondre alors bon... Tant pis !
La télécommande magique pour appeler les infirmières
Ensuite, une chose que je ne connaissais pas : ce que j'appellerais « la télécommande de Houdini ». C'est totalement magique ! On presse le bouton et quelques secondes plus tard, une infirmière débarque dans la chambre. Il est bien évident que celle-ci est à utiliser avec parcimonie, tout de même.
L'ennui et le temps long pendant l'hospitalisation
Une autre chose que j'ai pu constater : ce n'est pas marrant du tout de rester toute la journée allongé dans un lit à ne quasiment rien faire, si ce n'est regarder la télé. Mais bon, cela devient vite lassant. Alors je voudrais dire au passage à toutes les personnes qui sont dans cette position depuis si longtemps : Courage ! Tenez bon !
Pourquoi les visites sont le meilleur des antalgiques
Autre point que je voulais aborder : les visites. Oui, je me suis vite aperçu que, même si les infirmières passent régulièrement, une visite autre que le service médical atténue la douleur et permet en quelque sorte « une évasion de l'esprit ». Quel bonheur de pouvoir se confier à quelqu'un sur nos douleurs, nos peurs, nos attentes de l'opération ! Je crois que cela joue un grand rôle dans la guérison et que c'est le plus fort de tous les antalgiques.
Alors voilà, je voulais juste dire à toutes les personnes qui ont un proche ou un(e) ami(e) à l'hôpital : « Allez leur rendre visite ! » Si vraiment vous tenez à eux, vous les aiderez plus que vous ne le pensez en faisant ce geste. Je ne dis pas qu'il faut obligatoirement faire acte de présence pour faire bonne figure — non, non ! Loin de moi cette idée. Il paraît que c'est dans les moments de douleur que les liens sont les plus soudés et les plus forts.
Alors un petit geste de votre part ne vous coûte rien, et vous verrez, vous vous sentirez peut-être même mieux intérieurement.
N'aimeriez-vous pas que l'on fasse la même chose pour vous lors de votre hospitalisation ?
Ce que m'a appris mon séjour à l'hôpital
Voilà, en gros, ce que j'ai pu voir du monde hospitalier que je croyais connaître. Je ne dis pas pour autant que je le connais de long en large, mais je me demande encore pourquoi il faut être dans une situation de ce genre pour vraiment prendre conscience de ce que supportent les personnes dans ce cas.