
Une soirée solitary qui tourne mal
Mes parents avaient déserté la maison et ne devaient rentrer que le lendemain matin. Me pensant assez grand, ils m'avaient laissé seul dans cette imposante demeure, se fichant pas mal de ce que je pouvais ressentir. Le soir venait et le rituel du film s'imposait. Rituel que vous devez certainement connaître : visionner un film avant de se coucher, simple. Mais le film que je décidais de regarder était certainement trop gore pour moi cette année-là.
Je me souviens de quelques scènes, particulièrement une dans laquelle trois spectres s'en prenaient à un homme. Je ne sais plus ce qu'ils lui firent car je crois que c'est à ce moment-là que j'éteignis la télé et allai me coucher...
Une rencontre terrifiante au grenier
J'étais allongé sur le lit de ma chambre, à l'étage de la maison silencieuse. Je venais de me réveiller, mon réveil affichait trois heures du matin et je quittai mon lit pour me rendre aux toilettes. Sur le chemin du retour, j'aperçus un bref instant une lueur blanchâtre qui semblait venir du grenier. Intrigué, je m'y rendis.
Arrivé dans la pièce étroite, la stupeur me figea. Je tressaillis longuement et la peur me glaça entièrement. Deux fantômes me dévisageaient et je sentais derrière moi la présence d'un troisième. Un bref coup d'œil me permit de constater que celui-ci était bien plus grand que les autres et possédait une hache de taille disproportionnée.
Il émit un grondement, ou une sorte de gémissement, je ne sais plus. En tout cas, cela me révéla hélas que ces ectoplasmes ne me voulaient pas que du bien ! Crier, si j'avais pu, ne m'aurait été d'aucune utilité. Mes jambes ne m'obéissaient plus, la fuite était impossible. À quoi bon, de toute façon, j'étais encerclé.
L'attaque des trois spectres
Une chose étrange se produisit alors : le fantôme situé derrière fit un geste brusque de la main. Rien ne se passa les dix premières secondes, puis une douleur intense me saisit et je tombai lourdement sur le sol. Je crois qu'il venait de me foudroyer d'un coup de hache, pourtant, je n'étais pas blessé.
Une fois la souffrance passée, je m'aperçus que les trois revenants se fichaient de moi, laissant l'accès vers l'escalier libre. Je réfléchis à peine et sortis en trombe. Je traversai le couloir, sautai dans mon lit et m'enroulai sous ma couette.
Face au fantôme à la hache
Le fantôme à la hache arriva facilement une dizaine de minutes plus tard dans la chambre. Je pris alors conscience que son déplacement était très lent. Arrivé à environ un mètre de moi, il leva son arme en l'air. Je la lui arrachai avant même qu'il puisse redescendre son bras.
Après quelques secondes, pendant que ce type comprenait petit à petit ce qui se passait, je fermai les yeux et fendis l'air avec la hache. Quand je les rouvris, il était en train de disparaître, tenant dans ses bras sa tête qui paraissait intacte. J'attendis longtemps les deux autres monstres pour les découper à leur tour. Trop longtemps : je m'endormis avant...
Réveil ou réalité ?
Le lendemain, alors que le soleil éclairait une partie de la chambre, j'entendis mes parents en bas prenant leur premier repas de la journée. Leurs voix me rassuraient. Je soufflai un bon coup, comprenant le rêve que je venais de faire, même si à mes yeux, il m'avait paru très (trop) réel.
Je quittai donc mon lit pour aller déjeuner. C'est à cet instant que je crus apercevoir — je ne sais toujours pas — une hache en train de disparaître au pied de mon lit...