
Le réveil dans un monde désert
Quand je me réveillai, je ne savais pas combien de temps s'était écoulé. Peut-être une éternité, peut-être juste un instant. Je n'en sais rien. Les souvenirs me revinrent. J'étais dans le hall, en bas du grand escalier. Il faisait sombre, presque nuit. Des gens semblaient dormir par terre. Je m'approchai en rampant du plus proche d'entre eux et le secouai. « Eh ! Réveillez-vous... » Il ne se réveilla pas. Je me levai. L'air n'était pas encore sain. Je secouai d'autres personnes, mais personne ne voulut se réveiller. Je réalisai que j'étais seule. Je criai : « Y a quelqu'un ? Aidez-moi. S'il vous plaît ! » Mais personne ne répondait. Un sentiment de malaise m'envahit. J'étais seule, seule au monde !

La découverte de l'apocalypse
Je montai un escalier (pas le même que celui que j'avais descendu en courant), et il me mena chez moi, dans ma chambre. Les volets étaient fermés. Je me dis que ça devait être pour ça qu'il faisait sombre. Mais lorsque je les ouvris, je me rendis compte que dehors aussi il faisait noir. Le ciel était nuageux. Mais les nuages étaient bleus, d'un bleu foncé. J'apercevais le rond du soleil au travers, mais le gaz qui avait envahi la planète était trop dense pour laisser passer un peu de lumière. Je compris que je vivais une apocalypse, et que j'en étais la seule survivante. J'étais seule, vraiment seule au monde. Je marchai parmi les autres. J'enjambai leur corps. Je me rendis dans la salle de bain pour me laver les mains.
L'espoir et la fin tragique
Soudain, une lumière jaillit. Je m'approchai de la fenêtre et vis, en bas, près du garage, une belle Audi TT. Des étincelles sortaient de sous la voiture, et le pneu arrière prit feu. J'eus peur. Fallait-il que je sorte l'éteindre ou n'avais-je plus rien à perdre ? Soudain, le téléphone se mit à sonner. Je n'étais plus seule ! Je descendis et décrochai à la cuisine. C'était ma tante. Dans la salle à manger, quelqu'un se réveilla. « Attention ! Ne sors pas, il y a le feu ! » lui criai-je. Ma tante s'étonna : « Il y a le feu ? » Soudain, les flammes s'engouffrèrent dans la maison.
Impossible de lutter, les flammes m'aspirèrent.