
Le temps d'un film plus tard...
Subjugué par le bien-être que m'a procuré ce film, j'eus... un Choc ! Dame Nature avait levé son voile pour me laisser entrevoir un magnifique ciel bleu d'hiver, et elle me donnait rendez-vous. Dame Nature avait accepté ma requête, pour moi, parce que je l'avais voulu. Je suis donc allé aux chiottes en écoutant Shane Cough, j'ai couru dans la chambre à mon frère pour lui prendre un peu de [inspiration/communication/bien être/compréhension/chaleur/confusion/drogue], je suis redescendu dans ma chambre plus vite que je n'en étais parti : collage, émiettage, mélangeage, roulage, re-collage. J'ai mis mon blouson, mon bonnet, mis mon trépied et mon appareil photo dans mon sac, Shane Cough dans les oreilles. J'ai pris le vélo de mon frère, direction Fouchy, la petite rivière, et arrivé en haut de ma rue, tout a commencé.
Roue voilée, pneus dégonflés, haine
Le soleil allait bientôt se coucher, ben oui, un spliff à rouler, ça va moins vite que de chier. La petite rivière de Fouchy ne me verrait pas aujourd'hui (et elle ne m'a pas vu) puisque découragé par un vélo merdique qui partait glorieusement en couilles, j'ai tourné dans le premier petit chemin d'un bois merdique et inintéressant. Après un long galérage dans la gadoue boueuse (c'est pour accentuer le truc), j'ai posé mon vélo contre un arbre et j'ai admiré quelques secondes les roues "patchork" du vélo. Un peu d'herbe, de feuilles mortes, et de boue... J'ai eu du mal à m'imaginer repartir avec ça. J'ai fait quelques pas dans le chemin pour trouver un endroit... Exploitable. Je n'ai rien trouvé, bien évidemment, mais j'ai fait comme si. Le ciel était gris, on ne peut plus moche, le soleil caché par des maisons... J'ai allumé mon spliff pour me pardonner, mais en vain. J'ai pris 3 photos, bien moches en plus, et sans intérêt. J'ai ensuite voulu remettre mon trépied dans mon sac, mais je crois que je n'avais pas la technique. J'ai repris mon vélo et marché à côté pour rejoindre la route. Au moment de vouloir pédaler, j'ai été étonnamment surpris : j'avais déraillé. Quand ? Où ? Je sais pas. J'ai longuement ri, j'ai réparé et je suis reparti. Il faisait maintenant nuit, il pleuvait... Le bonheur quoi. Mais j'ai ri, oui, seul, comme un con, mais j'ai ri.
Dame Nature m'avait donné rendez-vous et je ne suis pas arrivé à l'heure. Non, non, quand Dame Nature donne rendez-vous, il faut l'écouter, dire oui et ne pas traîner en chemin. Elle ne sera pas toujours là, alors faut en profiter quand elle s'offre. J'ai bien retenu la leçon : pour prendre des photos, y'a juste besoin d'un appareil photo. Pas besoin de musique, pas besoin d'un spliff, non. Dame Nature, il ne faut pas seulement la regarder, il faut l'écouter, la comprendre, ne pas la déranger. Il faut être doux, mais surtout, il faut être à l'heure.