
Il était une fois la naissance de Bernard : vieux marsupilami légèrement jeune sur les bords, il fut le tout premier à entrer dans la vie de Totor. Qui est Totor ? Totor est une jeune guitariste roaminoise qui, en plus de sa taille et ses tures, demeure pure et fragile dans son petit monde d'enfants. En effet, à la vue d'un être si merveilleux (même s'il est issu d'une poubelle face à un verre à son effigie), ses grands yeux à cils de petit taurillon chantant « Allumer le feu » s'emplirent d'une brillance équivalente à l'action d'un Monsieur Propre sur une cuisinière... La magie opéra ! Très vite, son compagnon, Bernard de son prénom, mena une vie de pacha oriental associée à la simplicité d'un moine reculé dans un monastère de paille quelque part en Asie, loin, par la...

Pourtant, après quelques mois passés dans sa petite bourgade du sud de la France, Bernard souhaita connaître le bonheur d'une vie de famille — la solitude n'était pas son fort. Fruitozora naquit. Elle était le fruit de l'amour d'un marsupilami, pilote d'une voiture de Crash Bandicoot, et d'une caisse de pommes, pommes rouges voire oranges. Manarg, jeune manager et batteuse psychopathe et cédrikouesque à ses heures, l'adopta en tant que récompense d'une carte de fidélité finie chez le monsieur de la cadeautec (chut chut, pas de marques). La jeune marsu devint peu à peu une aventurière sans faille et sans reproche en quête de justice mais pas de gloire (une sorte de Xena, mais sans les seins en métal parce que c'est moche). En effet, son ambition de devenir une pomme se révéla vite un échec, un problème génétique selon les médecins du monde entier. Même Bernard ne pouvait l'aider et cette épreuve difficile dans la vie d'un marsupilami en plastique de quelques centimètres coûta la vie à la queue de Bernard... Bernard eut la queue cassée.

Ainsi, nous dûmes faire appel au troisième membre de la famille ; lui seul était à la hauteur de l'épreuve : rester au chevet de Bernard en compagnie de Fruitozora. C'était une banale journée d'été. Manarg, Totor et Lefone mangeaient une pizza aux poireaux grillés lorsque, soudain, il apparut. Il était petit par sa taille, grand par son courage et de couleur noire ! Lefone, troisième membre du groupe, chanteuse par définition et ancienne fan de Saturnin le canard, le nomma Poiro, en hommage aux selects poireaux présents dans nos pizzas... Plus tard, Poiro rêva de devenir une pizza, comme ses parents (sa mère était poireau et son père, Benny, était un Pepperoni... oups, ça remet en cause la paternité de Bernard — chut chut, pas de marque). Malheureusement, il aurait fallu pour cela qu'il se fasse modifier génétiquement (décidément, c'est de famille, enfin presque) et de nos jours, c'est très mal vu. Donc Poiro s'est résigné : jamais il ne serait pizza et, en tant que black jedi, il vivra dans la forêt...
Pourquoi ces trois adoptions ont changé nos vies
Pourquoi donc ces trois adoptions modifièrent-elles considérablement nos vies ? Ces trois petites choses de trois centimètres et demi (voire 5 pour Bernard) ont en effet une importance radicale sur nous-mêmes... ce sont des gourous, des amis, des confidents, des muses... (profonde réflexion) et sans eux, nous ne pourrions vivre et être ce que nous sommes aujourd'hui... ou presque.
Cet article est ainsi un hommage. Oui, un hommage !!! Pourquoi un hommage ? Un hommage parce que... POIRO A DISPARU !!! Peut-être qu'il lutte seul mais vaillant dans un égout, tel une tortue-ninja enflammée par la passion de vaincre, ou encore dore-t-il sa peau déjà noire sous le soleil de Mexico (mexiiiiiiiiiiiiiico), mais ce qui est certain, c'est que personne ne sait où il se cache !
Avis de recherche : recherchons Poiro.