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Essais

Un, deux, trois, Sautez !

Tiraillée entre l'envie d'essayer et la peur de sauter, j'ai tenté le saut à l'élastique dans les Alpes. Une expérience intense entre adrénaline et émotions !

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Cela fait déjà quelques années que je suis intriguée par le saut à l'élastique : j'avais vraiment envie d'essayer, au moins une fois dans ma vie, mais d'un autre côté, j'avais peur de le faire. Peur de rater, peur de me faire mal... Et puis, l'idée d'être attachée par les pieds, ça ne me donnait pas vraiment envie ! Mais cet été, j'ai passé deux semaines dans les Alpes et j'ai fait « Aventure-Parc », un parcours de jeux dans les arbres avec, entre autres, des lianes, des poulies, etc. Et quand, au moment du paiement, il fallait préciser si l'on incluait dans le prix un saut à l'élastique, mon frère, ma sœur et mon père ont dit qu'ils sauteraient. Je n'ai pas réfléchi et j'ai dit que moi aussi !

L'attente avant le saut à l'élastique

Pendant tout le parcours dans les arbres, je n'ai fait qu'y penser : je me disais tout le temps dans ma tête « plus qu'une heure et demie », « plus qu'une heure », « plus que quelques minutes »... Et puis ça a été le moment de sauter. Mon père a commencé et, pour bien le voir, je m'étais placée juste en dessous de la « tour du saut ». Beaucoup de personnes s'étaient rassemblées autour et regardaient aussi, ce qui ne me donnait plus envie du tout de sauter ! Je me suis même demandée ce que je fichais là ! Je m'étonnais aussi de mon courage : je ne tremblais pas !

Bref, mon père a sauté et j'ai eu peur pour lui ! J'avais vraiment l'impression qu'il allait tomber sur moi et que l'élastique allait casser, tellement je trouvais qu'il était passé près ! Ensuite, quand je l'ai vu rebondir (et oui, une fois l'élastique tendu, vous rebondissez plusieurs fois !), je me suis dit qu'il devait avoir mal !

Les réactions après le saut

Une fois qu'il est entièrement descendu, il lui a fallu trois minutes avant de pouvoir parler, tellement il était ému ! Et tout le monde lui posait des questions à toute vitesse : « Alors c'était comment ? », « T'as pas eu mal ? » etc. Ensuite, il fallait choisir qui passerait juste après. Moi, j'ai bien sûr refusé (chose que je vous conseille de ne surtout pas faire, vous le regretteriez après parce que vous aurez encore plus peur une fois votre tour venu) et c'est mon frère qui y est allé. J'étais un peu moins impressionnée mais, une fois qu'il se fut remis de ses émotions, j'ai dû lui demander quatre fois si ça faisait mal, tellement j'étais stressée ! Ensuite, ce fut le tour de ma sœur et, juste après, ce fut le mien !

Mon tour de sauter : l'ascension

En enfilant l'équipement, j'ai senti le stress monter en moi, surtout après quand j'ai dû grimper l'échelle de 15 mètres car, arrivée en haut, j'étais vidée et c'est là que j'ai pris conscience de ce qui allait m'attendre ! J'ai alors commencé à paniquer comme pas possible : à toujours demander comment il fallait sauter... Et puis, imaginez-vous suspendue sur un « plongeoir » de 15 mètres avec les orteils au-dessus du vide et les bras du moniteur qui vous tiennent par derrière, et là vous comprendrez mieux.

Mais le pire, c'est qu'il a commencé à compter, vous savez, comme dans les films, en laissant bien durer le suspense... 1... 2... et là j'ai dit « non ! non ! ». J'ai essayé de gagner du temps pendant 5 minutes, je lui redemandais sans cesse comment il fallait plonger etc. Et il me répondait qu'aucun saut n'était jamais le même mais bon, j'écoutais à peine la réponse... Et là, je repensais à cette échelle qu'il allait falloir redescendre si je ne sautais pas et là... j'ai sauté !

Le moment de vérité : le saut

Non, franchement c'est pas vrai !!! Ce qui s'est vraiment passé : c'est que j'ai senti qu'il parlait à mes parents restés en bas et j'ai entendu « oui »... Je me suis doutée de quelque chose mais je restais concentrée sur le chalet en face que je fixais depuis déjà quelques minutes. Et là, j'ai vu le paysage défiler, mais je n'ai pas pris conscience du truc tout de suite, il m'a fallu quelques secondes avant de comprendre que ce mec avait osé me pousser dans le vide !

Je ne peux pas vous dire exactement combien de temps a duré le saut ou à quel moment j'ai crié, c'est impossible à dire. Je sais juste qu'à la fin je n'ai fait que répéter « Oh putain ! Oh putain !... » et, une fois posée à terre, toute ma famille s'est précipitée sur moi : « Alors ? Alors ? C'était comment ?? ». J'essayais de parler mais je n'y arrivais pas et quand j'ai enfin réussi à prononcer deux mots, j'ai senti que des larmes allaient couler (et oui ! je vous l'ai dit que c'était émouvant comme truc !) !

J'ai ensuite bien pris ma respiration et j'ai crié au mec resté en haut : « Merci ! » et pas ironiquement (enfin un peu au début, mais quand je l'ai répété, je le pensais vraiment car sans lui, j'aurais jamais sauté)...

Envie de recommencer

Maintenant ce que j'espère, c'est le refaire mais, cette fois-ci, sauter de moi-même ! =)

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