
Des différences sociales impossibles à surmonter
Il venait d'une famille très grande et de la bourgeoisie... Je n'ai pas vraiment été acceptée. Je n'étais pas catholique pratiquante, alors qu'ils passaient leur temps à l'église. J'étais fille de fonctionnaires, alors qu'il était fils de chef d'entreprise. Sa mère avait cinq enfants et se soumettait à un certain rôle, alors que ma mère était simplement ma mère et travaillait. Nous en avons ri pendant longtemps.
Puis, un jour, il m'a tout balancé à la figure : nous deux, c'était impossible... nous ne venions pas du même "monde". J'en ai souffert, car moi, j'ai toujours accepté sa famille telle qu'elle était, en acceptant cette différence. Il a bien voulu recommencer du début, mais de plus en plus lié à sa famille, il s'éloignait de moi. Je n'aimais plus cet homme qui se croyait supérieur, incapable d'aimer et manquant de tolérance.
Comprendre et accepter la rupture
Je n'arrivais pas à comprendre comment, au fil du temps, il pouvait cracher sur ma famille de cette façon-là, ni comment nos idées s'opposaient autant. Il m'a fallu deux mois pour l'accepter, réaliser ce que ce "monde" avait de différent et le quitter !
En effet... il avait raison : nous n'étions pas du même "monde". La religion, la politique, les valeurs, la famille... rien à voir ! Ce qui était le plus choquant, c'était que cette famille, qui se croyait soudée, ne communiquait pas ! Sachant que chaque branche était dispersée dans une partie différente de la France, j'étais la seule à avoir des nouvelles. Ils m'ont rejetée alors que je les respectais.
Se reconstruire et trouver le bonheur
Mais je me suis bien vengée : je l'ai quitté. J'ai tout reconstruit et je vis une belle histoire d'amour avec quelqu'un de formidable. Je pense que je ne connaissais rien de l'amour avant cela. J'ai beaucoup appris avec eux. J'ai su discerner le vrai du faux et comprendre quelles valeurs étaient importantes. J'ai su me battre pour me faire accepter... et surtout, j'ai su me battre pour pouvoir m'en sortir.
J'ai laissé tomber cette famille de fous. Elle est loin aujourd'hui. À leurs yeux, je suis une "fille de rien", une "traînée", de la "merde". J'ai osé critiquer une famille soi-disant prestigieuse. Moi, une fille de 17 ans, j'ai su rejeter un homme qui se prenait pour un être supérieur.
Le courage de dire stop
Cet article est pour les filles qui ont peur de ne pas pouvoir vivre sans quelqu'un. C'est pour celles qui sont prêtes à construire leur vie avec quelqu'un qui ne leur convient pas, qui sont prêtes à subir une famille qui les déteste et qui va leur gâcher l'existence.
Ayez le courage de dire Stop... et vous ne verrez plus jamais la vie de la même façon !!
Une fille de 17 ans... une fille heureuse qui voulait partager son expérience