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Essais

Tentative de meurtre au lycée

Le 9 septembre, ma vie a basculé : une violente agression au lycée m'a laissée pour morte. Un témoignage bouleversant sur le harcèlement scolaire.

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La vie d'un jeune devient de plus en plus compliquée ces dernières années. Les fréquentations peuvent littéralement changer les gens, et j'en ai la preuve. En essayant de défendre une amie, je n'ai pas su me défendre moi-même. Désormais, tout se retourne contre moi. Je sais que certains d'entre vous ont peut-être vécu quelque chose de similaire...

Le drame du 9 septembre : mon premier mois au lycée

Ce 9 septembre, je venais juste d'entrer au lycée. C'étaient mes premiers jours. Rien à signaler dans ma classe, au contraire, tout allait parfaitement bien. J'ai été la première à me faire une amie. Mais je n'aurais pas dû. Vous voyez, il y a certaines personnes qui, en un seul regard, en savent long sur les autres. Je ne suis pas comme ça ; malheureusement, je ne peux pas deviner le caractère de quelqu'un avant d'avoir connu la personne.

Je me sentais à l'aise dès les premiers jours. Je faisais connaissance avec tout le monde et j'avais l'impression qu'on m'appréciait. Mais l'après-midi, une fille d'environ 18 ans est venue me voir en me disant : « Viens voir, Justine s'est blessée ! ». C'était le prénom de ma première amie dans ce lycée.

J'avais peur, alors j'ai couru pour la voir, et je l'ai trouvée. Elle était prise en charge par quatre filles du même âge, environ 18 ans aussi. Elle était couverte de sang et ses joues commençaient à enfler. Je me suis précipitée vers elle pour lui demander ce qu'il s'était passé, quand l'une des filles m'a donné un coup dans le ventre. J'ai compris que c'était en fait une menace. On m'en voulait, je ne sais toujours pas pour quelle raison, un an après...

Tentative de meurtre au lycée : ce qui s'est passé

On était au 3e étage du lycée, l'étage où il n'y a jamais personne à part quelques professeurs. J'ai crié : « M. Levasseur ! ». C'est le seul professeur qui reste toujours dans cet étage d'habitude. Il n'est pas venu. On était le midi et il était sans doute en train de manger. Alors j'ai crié « À l'aide ! » en espérant qu'on vienne me secourir. Une pionne est venue, elle a prévenu le directeur qui a immédiatement arrêté ces filles.

Les séquelles et le traumatisme après l'agression

Désormais, j'ai toujours cette peur au ventre à chaque fois que je sors de chez moi. J'ai toujours peur qu'une de ces filles vienne me voir et me blesse à nouveau. Il paraît que ces filles sont très organisées et qu'elles agissent en bande. Peut-être auront-elles envie de prendre leur revanche...

À cause de mes cris, on m'a tellement frappée que j'ai failli mourir. Je suis restée à l'hôpital pendant 4 mois et, par conséquent, j'ai redoublé ma seconde dans un lycée privé. Cela m'a coûté très cher. Justine a déménagé très loin, dans le sud-ouest ; elle me manque vraiment. Je n'ai aucune idée de son état actuel, si elle s'est rétablie ou pas. Je n'ai aucune nouvelle. Alors, si elle est là et qu'elle lit mon article, j'espère qu'elle se reconnaîtra...

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beyonce76
beyonce76 @beyonce76
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