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Essais

Sevan - Partie 1

Sevan, un jeune Arménien de 7 ans, assiste impuissant à l'assassinat de son père lors d'une marche. Son dernier souffle lui lègue une mission de vengeance.

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Il était une fois un petit garçon comme les autres, presque comme les autres. En réalité, le jeune Sevan n'était pas un enfant comme les autres. Son père, Atchik Wardanyan, était un jeune militant arménien se battant pour les droits de ses camarades paysans et pour son peuple : il voulait que la Turquie reconnaisse le génocide arménien qu'elle avait commandité 100 ans plus tôt, en 1915. Un million et demi d'Arméniens avaient été massacrés, et Atchik voulait mener son combat à bien.

Le voyage du Karabagh vers Erevan

Un jour, Meliné, la mère de Sevan, avait préparé comme d'habitude un repas avec ce qu'elle trouvait au marché public ou dans les champs voisins, quand son mari arriva et s'assoya d'un pas dynamique : « Demain je pars, et j'emmène le petit, tu resteras avec Anouch, prépare nos chemises. » Sevan allait quitter sa sœur et sa mère pour aller voir son père combattre pour l'honneur de son pays, suivre ce père dont il était si fier.

C'était un lundi, quelques heures après l'annonce. Atchik prit Sevan par la main et ils partirent de leur province du Karabagh pour se rendre à Erevan, la capitale. Le mercredi, ils furent accueillis à Chirak chez une famille. Sevan mangea du pain et put jouer avec les enfants de la famille Badgazian. Atchik et Sevan arrivèrent à Erevan dès le vendredi matin, la marche devant avoir lieu le samedi après-midi.

L'assassinat lors de la marche commémorative

Ce samedi après-midi, marquant le centenaire de la fin du génocide arménien et l'inauguration du nouveau Monument aux Morts de Erevan, fut l'une des journées les plus sanglantes du XXIe siècle en Arménie. Une révolte éclata et Atchik fut assassiné par une balle dans la nuque par trois Turcs irrités par son attitude, car il avait brûlé un drapeau turc. Sevan tenait la main de son père à ce moment-là. Son père lui lança lors de son dernier soupir : « Va-t'en Sevan, venge-toi, Batchig. »

Monsieur Atchik Wardanyan n'est plus et le petit Sevan, du haut de ses 7 ans, la tête maculée de sang, se perdit dans la foule. Il fut recueilli le lundi matin par un commandant de bord de passage à Erevan.

Histoire à suivre...

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antonio.montana
Maxime Verner @antonio.montana
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