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Essais

Salut à toi Destin que je ne contrôlerai jamais

Une lettre de défiance au Destin : je refuse de croire que mon existence soit gouvernée par une force invisible. Je suis le seul maître de ma vie, et rien ne pourra m'en persuader autrement.

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Salut à toi Destin que je ne contrôlerai jamais, je puiserai ma puissance en me disant chaque jour que tu ne signifies rien. Je te montrerai que je contrôle ma vie, je ne serai plus soumis aux aléas du temps, aux intempéries de mon cœur, ou encore à l'insignifiante défaite de mon âme.

Quand la Terre tremblera, je volerai au-dessus des nuages pour mieux te dominer, Destin. Je foncerai tête baissée dans les méandres de la roche en fusion pour faire exploser l'emprise que tu as sur moi.

Les Dieux eux-mêmes s'agenouilleront à mes pieds, ils verront que vouloir contrôler l'incontrôlable est pire que la mort. Je leur cracherai dessus, je détruirai les croyances des Hommes en un claquement de doigts, j'idolâtrerai pour eux l'Esprit et la volonté de maîtriser son existence.

Ne te méprends pas, Destin : je suis humain, aussi bien maléfique que pacifique, à la recherche de la contemplation de ce que je suis et de ce que je serai dans le temps. Tout ce que tu m'infligeras ne m'atteindra pas. Je m'efforcerai de me dire qu'une telle force ne peut pas dominer l'Homme. Tu n'es qu'une invention de l'esprit pour expliquer l'inexplicable. Mais pour moi, tu n'existes pas. Je dirige ma vie d'une main de fer et seuls mes actes peuvent avoir des conséquences néfastes sur mon existence. Toi, Destin, insupportable parasite logé dans nos pensées, tu nous gâches la vie.

« C'est la vie ! » C'est ce que certains diront pour justifier un phénomène qu'ils ne contrôlent pas. Insulte ton orgueil, illumine ta conscience, implore ton corps de te faire souffrir. Taillade-toi les veines, au moins tu sauras pourquoi tu es mort. Plus personne ne pourra dire que l'existence n'a pas voulu de toi quand tu t'écraseras contre un arbre au volant de ta voiture.

Au beau milieu d'un champ couvert de neige, je crie. Le sol tremble, la neige ne tombe plus. J'écarte les bras vers le ciel et j'ordonne au monde de se détruire. Un éclair s'acharne sur moi, je m'effondre sur le sol. Destin, aussi fort que tu veuilles paraître, je lèverai toujours mon majeur en l'air pour t'accueillir. Tu n'existes pas. Je suis le seul maître de ma vie.

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damien
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