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Essais

[Rêveries] Reflexions Inutiles...

Entre rêve et réalité, deux voix s'élèvent : poésie hivernale en collaboration, et réflexion sur le carpe diem. L'écriture comme exutoire, la vie comme combat.

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Le Rêve et l'imaginaire tiennent une grande place dans ma vie, dans la sienne aussi...

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Il neige – Quand deux rêveurs font de la poésie

Il neige aujourd'hui... Je me tue, assise sur le dossier du banc, à regarder les flocons voltiger sous la lumière. Paillettes d'argent. Je rentre et je m'allonge sous les escaliers, près des fenêtres. Quelques petits flocons parviennent jusqu'à moi et se posent sur mon visage... Je sens le froid du sol sous moi...

À Saint-Pétersbourg, la neige tombe... C'est Dieu qui pleure l'histoire du Monde... Des perles qui tombent... Comme si le sang du ciel couvrait le siècle rouge d'un drapeau blanc...

Petits cristaux de lumière, recouvrant le monde de silence et de douceur. De grâce...

Comme si l'on venait panser le monde d'innocence... Les nuages, tristes spectateurs de l'humanité, en ont pleuré glacé. Quelques petits confettis en forme d'étoiles sont venus éclairer ceux qui les attendaient...

Éclats de sucre cristallisés, apportant juste ce qu'il faut de douceur à notre monde abîmé pour le consoler... Quelques instants... Le soulager...

Fille d'un nuage, enfant de l'hiver, j'embrasse doucement les arbres, les routes, les toits et les corps. Tendresse cristallisée... Un peu de paradis est descendu sur Terre...

Un bout du pays des Merveilles... La réalité s'altère, doucement... Comme en un rêve...

En collaboration avec Tohril

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Carpe Diem – Quand Morchain laisse courir sa plume

« Vis ! » On me l'a dit des dizaines, des centaines de fois... Moi, être amorphe, acquiesçant à peine et retournant à ma non-mort. À ma non-vie. Enfermée dans un passé, dans des souvenirs trop lourds. Accrochée à mes peines et à mon désespoir. Je restais là, bras ballants, à contempler le monde — mon monde — tomber en ruines. À se construire sur les autres, on ne récolte que ça : des ruines... Et rien d'autre. Parce que, toujours, de façon inéluctable, l'autre (la fondation) s'en va... Ou c'est nous qui partons. Et on se retrouve démunis. Plus que les yeux pour pleurer...

Mais il faut se faire une raison, un jour ou l'autre. À plus ou moins long terme. Inutile de dire que le plus tôt sera le mieux. Car sinon, on risquerait d'être submergé par cette vague de désespoir, on risquerait de se noyer dans nos propres larmes [destructrices]. Alors il faut se relever, se tenir droit, l'échine pas trop courbée, et on tente de se reconstruire. Malgré le champ dévasté de nos corps et de nos âmes. Il faut se reconstruire. Après la bataille, un semblant de vie revient.

[Même sur un monceau de cadavres, il y a la vie. Certes purulente et dégoûtante, mais elle existe...]

Toujours est-il qu'il paraît qu'il faut que je vive. Que je profite de ma jeunesse. Alors profitons ! Après tout, pourquoi pas ? Jetons-nous à corps perdus dans l'océan mouvant, agité, de la vie ! Ne me dites pas, après, que je devrais prendre du recul — du recul, j'en ai trop pris. Toute ma vie j'ai observé sans agir. Maintenant je joue à vivre. Il n'y a pas d'excès. Il n'y a pas d'avenir. Jouissons la vie. Pleurons la vie. Souffrons la vie. Distrayons-nous pour ne pas sentir le poids de la lourde croix qui nous écrase [La Fin].

Je vis alors ? Je bouge, je ris, je pleure, je crie ! De joie, de colère, de douleur, mais je crie ! C'est ça, la vie ? Cet engourdissement ? Que dis-je... Ce voile qu'on se met sur les yeux ?

Carpe diem. Alors j'applique. On ne vit qu'une fois, remplissons-la, cette vie unique ! Vivons chaque jour comme si l'on allait finir bientôt. Comme une bougie qui se noie dans sa propre cire, mais qui, jusqu'au dernier instant, va briller de toutes ses forces.

J'ai envie de danser sous la pluie. J'ai envie d'aimer. Briser la glace et la pierre qui ont investi l'intérieur de moi. J'ai envie de donner tout ce que j'ai. Prenons nos vies à bras le corps et avançons, combattons ! Vivons, merde ! On fonce droit dans le mur, et alors ? On s'en fiche de demain ! Du moment qu'il y a un aujourd'hui !

Vis !

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Le rêve ou la vie

Juste pour présenter ce que l'on ne pourra jamais nous enlever...

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laurelin
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