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Essais

Rencontre troublante...

Au clair de lune, une rencontre mystérieuse au bord d'un lac avec une créature divine nommée Verlandi. Entre rêve et réalité, ce récit poétique explore une nuit inoubliable.

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Un soir de printemps, alors que je me promenais au bord d'un lac, je vis, au clair de lune, cette superbe beauté, splendide et gracieuse, à moitié nue dans cette grande étendue d'eau. En m'approchant doucement, j'entendis sa mélodieuse voix qui chantonnait une merveilleuse chanson.

Je continuai à m'approcher. Par mégarde, je fis frissonner les brindilles d'un grand chêne. Ce bruit, mêlé au clapotement de l'eau, se fit entendre. La jeune femme, effrayée, fut aussi gênée que moi. Je pensais qu'elle allait me prendre pour l'un de ces hommes que la plupart des gens appelaient « voyeurs ». Sentant qu'elle voulait fuir, j'accourus vers elle pour essayer de la retenir. Lui rendant sa douce robe couleur d'argent et parfumée d'une exquise odeur d'abricot, je la contemplai. Sous cette pleine lune, son corps se dessinait. Elle me paraissait être une déesse d'une telle beauté que je ne pus la décrire. C'était comme dans un de ces rêves merveilleux et inaccessibles. Mon cœur battait tel un tambour. Je ne savais pas ce qui m'arrivait. Je sentais monter au fond de moi-même un tourbillon qui m'emportait et tout devenait flou autour de moi. Lorsque ce tourbillon s'apaisa, j'essayai de parler ou de prononcer quelques mots, mais tout ce qui sortait de ma gorge n'était qu'un bruit rauque et sans signification.

Nous restâmes là à nous regarder, figés comme deux statues pendant un long moment. La « déesse » vint vers moi et se mit à parler. Sa voix envoûtante me fit sursauter. Il me sembla qu'elle me demandait mon nom. Je balbutiai quelques mots pour finalement arriver à le prononcer. Mes genoux tremblaient tellement que je croyais m'écrouler, comme si mon poids était trop lourd. Malgré cela, je pus reprendre mes esprits, et en un seul souffle, je lui expliquai la raison de ma présence, comme si je m'excusais de l'avoir dérangée. Lorsque j'eus fini de parler, elle me souffla à l'oreille son nom : Verlandi, comme si elle sortait de la mythologie scandinave pour décider de mon sort. Ne me laissant pas le temps de réfléchir, elle me prit la main et m'entraîna à travers les buissons. Je ne sentais plus que la douce chaleur de ses mains et ne voyais plus que ce tendre visage. J'avais l'impression qu'elle volait, tellement son pas était doux et léger, ne faisant aucun bruit sous ses pieds.

Arrivés devant chez elle, avant de disparaître derrière cette lourde porte, elle déposa un baiser sur mes lèvres, ce baiser qui me figea sur place presque une éternité. Je ne savais plus comment j'étais rentré, mais le lendemain, je sentais encore le parfum d'abricot de sa robe et le goût sucré de ses lèvres...

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mokkori
mokkori @mokkori
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