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Essais

Récit d'une ambition subjective

Marjolaine, 16 ans, traverse les doutes de l'adolescence entre art, métal et quête d'identité. De la découverte de la basse à son rêve de former un groupe, suivez ses aventures.

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Il était une fois une jeune enfant née en 1987 à Pontoise. Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait devenir, ni ce qu'elle allait vivre.

15 ans plus tard, cette jeune fille alors nommée Marjolaine (parce que Joffrey, c'était pour les garçons) ne savait toujours pas ce qu'elle allait faire de sa vie, ni manger des frites proprement. Il lui vint alors (peut-être) l'idée de faire carrière comme artiste peintre, de s'empocher plein de pognon et de vivre gracieusement jusqu'à la fin de ses jours.

Mais elle se souvint alors que Van Gogh n'avait lui-même jamais eu cette chance.

Alors la jeune rebelle (car elle était en pleine crise d'adolescence) chercha à percer dans les études…

L'année suivante, la jeune redoublante se trouvait en (re)seconde, se morfondant sur le « que suis-je ? » et le « que vais-je devenir ? ».

Un beau matin d'hiver froid et pluvieux (et bah oui ! nous sommes à Paris !), en contemplant avec pathétisme un jeune moustachu de 14 ans demander niaisement à la prof d'histoire « le bouddha, c'est quoi ? », il lui vint une illumination !

La jeune redoublante avait bien entendu parlé de cette musique affreuse, encore moins musicale que le pet d'une mouche, et décida de partir à la découverte du goth et du black métal…

Elle changea radicalement de look… Ou plutôt, elle se trouva un look… qui ne correspondait pas du tout aux idéologies de ses « camarades » et encore moins de l'administration : Marjolaine, 16 ans, décida de percer dans la musique ET dans l'art !

L'ambition est la meilleure des recettes pour réussir ce que l'on entreprend.

Entre création musicale et quête d'identité

Marjolaine comprit vite que jouer « Sweet Dreams » à la Manson ne la mènerait pas bien loin. Elle décida alors de créer ses propres musiques… Non sans peines et échecs (je n'ai pas assez de doigts pour les compter).

Et puis vint le miracle : près d'un an après sa première guitare à cordes en nylon, Marjolaine avait enfin SA musique… Il ne restait plus qu'à trouver la chanson qui allait avec. Et ce fut bien plus dur : on chante, on oublie, on réinvente et on ré-oublie…

Après une période de déprime totale suivie d'automutilation sévère, et surtout après le long vide suivant la réalisation du besoin d'avoir un petit copain, Marjolaine n'avait toujours pas trouvé SA chanson allant avec SA musique…

Bon, c'est pas grave, on laisse ça de côté…

Le choix de la basse et les rêves de gloire

Marjolaine en avait marre : elle hésitait entre la guitare électrique et la basse… Sans compter sa mère qui lui interdisait de se percer l'arcade gauche et qui avait peur que sa fille aille s'électrocuter par je ne sais quel moyen avec ce genre « d'instrument électrique »…

Après 15 jours de boudage, Marjolaine accepta les excuses de sa mère (qui refusait toujours le piercing à l'arcade et la guitare électrique) et téléphona à son père : « Chouette ! Je vais avoir une basse ! »

Le dessin l'aidait à surmonter sa joie et son envie de tout casser de plaisir :

La basse arrivera bientôt, et bientôt ce sera le groupe de la mort qui tue, et bientôt encore, c'est la célébrité !

Bientôt la suite des aventures de Marjolaine, 16 ans, « à la recherche du groupe parfait »

Pour mieux connaître Marjolaine et sa vie de rebelle de seconde, allez sur son blog M2.

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misery machine
M. M. @misery machine
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