
Mademoiselle X, prof d'histoire-géo, s'habille comme une élève de 6ème, possède les mêmes gestes qu'Anne-Sophie dans l'Auberge Espagnole... "Allez au revoir" d'un air cruche :
"Bon alors je dirais que la guerre a eu des conséquences sur le monde oui oui, les reliefs du contour méditerranéen, oui oui Nabuchodonosor (prononce cheu)..."
Bref, chiante à mourir. Donc nous, on s'occupe comme on peut. Et un jour, on a trouvé le remède miracle : on a écrit à plusieurs de chouettes nouvelles, chacun écrivant une ligne ou un paragraphe selon son inspiration. C'est génial ! Faites appel à votre imagination débordante, ça marche !
Le sujet n'étant pas déterminé à l'avance, la personne qui commence fait ce qu'elle veut !
Pour cette histoire, on était 3. Le / indique la 1ère personne, le // la seconde et le /// la troisième. Comme ça, si vous voulez vous y retrouver pour savoir qui écrit quoi, ce sera plus facile !
L'histoire loufoque à trois voix
/Sans aucun doute, elle le fera, malgré ce que pensent tous les autres, elle en a le courage. // La hauteur n'est que de 150m, l'élastique est parfaitement solide. Elle est prête à sauter, elle le sait, elle va le faire... /// Elle doit le faire, pour permettre à ses coéquipiers d'avoir un indice supplémentaire, et trouver la réponse à l'énigme afin d'apporter plein de boyards à l'association "j'ai ni de bras, ni de jambes".
/La suite après la pub... Nous voilà de retour au château ! Nikus va nous dire si elle l'a fait, nous allons voir les images... "Ah... Aaaaaaaah !" // Merde, le choc est brutal, le bruit insupportable, plus un soupir dans le public, mais Nikus enchaîne, c'est à Lola de chanter sa putain de chanson de merde... /// J'éteins la télé, déprimé, je me précipite vers la bouteille de whisky, m'allume une énième cigarette. Mais pourquoi cette vie ?
/"C'est toi qui l'a choisie et tu le sais bien mais c'est difficile" me dis-je. // Un, deux, trois gorgées. Il ne compte même plus... Une dose et le délire commence... /// Il ne pense même plus, l'alcool lui fait tourner la tête. Il se sent seul, une solitude oppressante. Il n'en peut plus, il souffre, il pleure, il hurle. Il est allongé, inerte sur le tapis poussiéreux. Tout est noir.
/C'est comme ça toutes les semaines lorsqu'il reçoit le coup de fil, ensuite, à chaque fois, il prend les médicaments dont les effets secondaires sont effroyables. // Sa copine est partie avec l'un de ses meilleurs potes... La réalité est bien trop dure pour s'y confronter. Il préfère la fuite dans l'alcool et la drogue. /// Il pense au suicide, mais il est bien trop lâche et veule pour se pendre.
/Son rattachement au monde vivant est pâle, mais il existe ; son septième sens lui dit qu'il a quelque chose à accomplir et qu'il ne peut pas partir comme ça. // Il veut une fois de plus connaître l'amour, le désir, fonder une famille, avoir un labrador et une jolie maison bien fleurie. /// Foutaises ! Il essayait de se persuader de sa normalité alors qu'il était tout autre. Il était étranger au monde, il ne comprenait personne et personne ne le comprenait. Il voulut tenter, une dernière fois, de se confronter au monde. Il enfila sa veste et quitta son trou miteux enfumé.
/Il descendit l'escalier, dans un état de légume et atterrit sur le trottoir, et là, il se mit à courir sous la pluie battante, il courut, courut, il ne voulait plus s'arrêter, jamais // et il tournait, tournait puis se mit à traverser la route en folie et là, /// c'est le drame, il culbuta un culbutot.
/Alors il le prit dans ses bras et le serra fort. Un rire sinistre résonna dans toute la rue, depuis le temps qu'il n'avait pas ri. Il rit, rit... // Il le serre, le serre fort, et tourne, tourne... /// Le culbutot ne supporte plus cette torture, abdique et meurt. Il rit de plus belle. La vie n'est pas si mal, tout compte fait.
Conclusion et remerciements
On dit merci à Constance et Anne-Laure pour cette super histoire complètement loufoque ! Je souhaiterais préciser que le "culbutot" désigne ici un animal ou objet sortant du cerveau de Constance (elle collectionne les boules de colle, elle en a plus de 100 !).
Je crois que vous ne verrez plus du même œil les cours d'histoire-géo désormais, enfin je l'espère. Pour tous ceux qui l'ont déjà fait, je suis curieuse de lire les résultats !
Le pouvoir d'imagination est propre à la nature humaine (j'écoute quelquefois en philo et oui !), profitons-en !