Image 1
Essais

Par une nuit d'hiver

Par une nuit d'hiver, une jeune fille se bat contre ses démons. Entre deuil, solitude et dépendance, elle sombre peu à peu... jusqu'à ce qu'une main tendue change tout.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1

La neige tombe. Il doit faire froid dehors. Je vois les passants qui se dépêchent de rentrer chez eux, dans un endroit chaud et douillet, un lieu où ils sont sûrs d'être aimés, respectés, choyés... Pas comme moi...

Mon calvaire a commencé il y a deux ans. Ou peut-être trois. Peu importe. Cela fait trop longtemps déjà. Je ne me souviens plus des temps heureux, cette période de ma vie où chaque jour vécu n'était pas empreint de souffrance inutile. Tout cela me semble si loin. J'ai même du mal à me souvenir de ce que pouvait être mon existence avant ce jour. À quoi bon, de toute façon ? Le souvenir ne pourrait qu'aggraver les choses. C'est le passé. Et le passé ne doit en aucun cas être assimilé au présent, sauf au seuil de la mort. Et ce n'est pas mon cas. Pas encore.

Il y a 2 ou 3 ans, avant que cette histoire n'arrive, j'avais tout pour moi. Une vie qui me plaisait, un avenir qui me souriait, chaque respiration était une bouffée de bonheur. J'aimais la vie, j'en profitais le plus possible. Trop peut-être. C'était un mardi. Un mardi comme celui-ci. Froid et sec. L'après-midi touchait à sa fin. Il était parti la chercher, elle. Non que je veuille en rejeter la faute sur quelqu'un, mais s'il n'avait pas été si aveugle, peut-être serait-il encore en vie. Et elle aussi. J'ai appris leur mort plus tard, dans la nuit. Un sentiment indescriptible s'était alors emparé de moi, un pressentiment peut-être, le présage de ma vie à venir. Je restais là, les yeux rivés au plafond, incapable de penser à autre chose qu'au malheur que je ressentais. Je mourais d'envie de faire quelque chose, de bouger, de hurler, comme si cela pouvait aider à desserrer l'étau dur et froid qui se resserrait autour de mon cœur.

Mais c'était trop tard... Et je le savais...

Image 2
Image 2

Le téléphone sonna dans la nuit. Les battements de mon cœur s'accélérèrent. Ma main tremblait lorsque je pris le combiné. Je savais. Oui, je le savais avant qu'on ne me le dise. Pourquoi ? Ne me le demandez pas.

La voix froide et dure de l'officier de police, je la garderais à jamais en mémoire. J'ai beau l'avoir entendue une seule fois, je n'arrive pas à m'en défaire. « Mademoiselle. C'est votre frère. Il est mort... »

Mort... Mort... Il était mort... Le combiné m'a échappé des mains et s'est écrasé sur le carrelage froid de l'entrée. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, mes larmes ne coulèrent pas. Non. Quelque chose les retenait, un voile imperceptible, mais que pourtant je soupçonnais. Mon frère... Disparu dans un terrible accident. « Il n'a pas pu l'éviter... Trop d'alcool, vous comprenez ? » Bien sûr que je comprenais. Du moins, maintenant, je voyais clair... Mais c'était trop tard.

Une semaine tout au plus après l'accident, mon cauchemar débuta réellement. N'ayant pas de famille pouvant ou voulant m'accueillir, on fut obligé de me confier à une maison d'accueil... On ne m'a jamais vraiment demandé la permission. De toute façon, que pouvait apporter l'opinion d'une personne de 15 ans qui venait de perdre un être cher ? Rien, bien évidemment. Mais je peux vous jurer que si cela avait été le cas, si cette personne qui prétendait ne vouloir que mon bien m'avait seulement demandé comment je me sentais, oui, je vous le jure, j'aurais dit non, j'aurais supplié qu'on ne m'abandonne pas. Mais, la seule fois de ma vie où l'on aurait dû m'écouter... On ne l'a pas fait...

Les deux premiers mois, tout se passa à peu près bien. Bien sûr, on me laissait dans mon coin. Après tout, je venais d'être confrontée à la mort, il fallait que je me resaisisse. Mais, après quelque temps, l'amabilité de ces gens déclina. Non, bien sûr, ils n'étaient pas méchants. Enfin, pas vraiment. Jamais ils ne me frappaient. Mais ils ne faisaient pas attention à moi. Et moi, dans tout ça, qu'est-ce que je devenais, me demanderez-vous ? Eh bien moi, je vivais ma vie, mais je ne ressentais rien. Ou si, plutôt, je ressentais trop de choses. Tellement de choses, à vrai dire, que je préférais les oublier, ravaler mes larmes dès que quelques-unes commençaient à perler au coin de mes yeux. Je préférais oublier... Et quand cela me paraissait impossible, je trouvais toujours le moyen. Quel qu'il soit...

Image 3
Image 3

Mon calvaire a commencé il y a 9 mois... Un temps si court, mais tellement long. Cela faisait longtemps que je ne dormais plus. Les images de mon frère agonisant défilaient dans ma tête. Malgré tout ce que je pouvais faire, je n'arrivais pas à les en déloger. Je hurlais, je criais, je gémissais, je pleurais, mais jamais assez longtemps pour permettre à mon cœur de respirer. Je n'en pouvais plus... Alors, je me suis perdue... Lorsque mon poing a percuté le mur, j'ai senti le choc se répercuter en moi comme un écho, et la douleur monter jusqu'au coude. Mais alors que j'avais mal physiquement, mentalement, je ne souffrais plus. Alors, j'ai continué, des deux bras, le plus fort et le plus longtemps que je le pouvais... Et cela m'a vraiment fait du bien... Mais pour si peu de temps...

Le lendemain soir, mes souvenirs sont revenus. Vite. Très vite. Trop vite... Je me suis précipitée dans le lieu qui me servait de chambre, et j'ai recommencé. Mais seulement, après quelques coups, je suis tombée à genoux sur le sol, tellement la douleur était insupportable. J'avais mal, si mal... Et cette fois-ci, pas seulement physiquement... Le remède que je croyais miraculeux ne marchait plus. Mais le surlendemain, j'en avais trouvé un autre. Deux semaines plus tard, j'en étais devenue dépendante.

Cela n'avait pas été très difficile. Il suffisait de savoir où s'adresser. Et puis, personne n'avait pu m'en empêcher, étant donné que depuis l'accident, j'avais mis un mur froid, invisible entre moi et mes amis, même entre moi et l'ami que je considérais... Comme un frère. Il n'arrivait pas à comprendre, cela est normal, mais il avait toujours voulu me rendre heureuse. Alors, il préféra me laisser seule, m'abandonnant ainsi au désespoir. Mais ce n'était pas de sa faute. Il avait accouru dès qu'il avait appris. Mais seulement, lorsqu'il m'avait offert son soutien, je l'avais rejeté. J'étais dégoûtée de ce regard que me lançaient les personnes qui prétendaient me connaître. Je ne voulais pas de leur pitié, je ne voulais de la pitié de personne. Et encore moins celle de mon meilleur ami. Alors, je lui ai tourné le dos. Il m'a tapé sur l'épaule, mais, lorsqu'il s'est aperçu que cela ne servait à rien, il a arrêté. Il a préféré attendre. Il n'aurait pas dû. Mais je ne peux pas lui en vouloir. Je n'en ai pas le droit.

Le premier que je fumai, cela me fit un bien fou. Cette drogue me permettait de souffler. Lorsque je l'avais absorbée, je pleurais. Les personnes qui m'avaient recueillie, par obligation plutôt que par charité, s'en fichaient. Peu leur importait que je pleure, que je rie, que je souffre ou que je me drogue, du moment que je les laissais tranquille. Et étant donné que c'était le cas, ils ne se rendirent compte de rien, ou plutôt ne s'en préoccupèrent guère. Alors, les larmes coulaient sans retenue le long de mes joues, et je me sentais bien. Malheureusement, les larmes que je croyais être ma délivrance étaient le signe de ma déchéance.

Puis, vint le jour où cela ne fit plus effet. J'aurais pu m'en tenir là, me dire qu'il fallait que tout cela s'arrête, que c'était le moment de me reprendre, d'accepter. Mais j'étais très attachée à ces courts moments de délivrance que m'apportait cette drogue. Plusieurs fois par jour, je croyais revivre, alors que je m'éteignais en fait à feu doux... Mais le fait était là. Cela ne marchait plus. Alors, j'essayai une méthode plus musclée...

Une fois la fine poudre blanche inhalée, je sentis immédiatement un réconfort inhabituel me réchauffer le cœur. Encore mieux que je ne l'espérais... Mais toute récompense a ses inconvénients. Cette saleté que j'ingurgitais matin, midi et soir, de plus en plus souvent, se répercutait sur mon allure. De grands cernes noirs étaient inscrits sous mes yeux, j'avais perdu beaucoup de poids en peu de temps... Et même une personne qui se disait indifférente ne pouvait se tromper sur l'origine de ce changement. Moi, je m'en fichais. Tout cela n'avait plus d'importance...

Mais les rêves finissent toujours par se terminer, et vint le jour où cela ne me fit même plus oublier mon nom. Et là, je fis ce que toute personne dans ma situation aurait fait... Lorsque je me suis piquée pour la première fois, je ne vous cache pas que j'ai paniqué. Cela changeait radicalement de tout ce que j'avais essayé jusque-là. Je ne me sentais pas soulagée, loin de là. J'avais peur, j'avais mal, comme si des millions d'aiguilles se plantaient dans mon corps toutes en même temps. Les battements de mon cœur s'accélérèrent, ma respiration s'amplifia... Petit à petit, très lentement, je sombrais dans l'euphorie... Une euphorie non pas différente des autres, mais plus forte, plus longue. Mais, à mon « réveil », tout cela n'était qu'un rêve lointain.

Beaucoup savaient, personne ne disait mot. Pourquoi ? À vous de me le dire... Peut-être essayaient-ils de le cacher, de se mentir à eux-mêmes. Moi-même, j'avais peur que l'on découvre la vérité, que celle-ci soit mise à nu, même si je me doutais qu'elle était déjà connue de certains. Mais elle fut connue de tous...

Cela s'est passé hier... Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai pas eu le temps. Vous comprenez... Malgré leur indifférence, je les sens envahis par la peur et le doute... Ils auraient pu monter voir ce qui se passait, et voir, comprendre réellement. Les doses vides, éparpillées par terre, les cadavres de bouteilles, la puanteur qui régnait dans la pièce. Je ne voulais pas qu'ils le voient. Même si je me dis qu'ils se seraient comportés comme si de rien n'était, je ne voulais pas... Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu le temps, je n'ai pas pu me piquer, m'injecter cette dose d'espoir mortel. Je suis partie de la maison, le sang pur de toute nouvelle substance... Mais je ne savais pas, vous voyez...

Les effets se sont vite fait ressentir... Mes mains se mirent à trembler rapidement, la sueur coula le long de mon dos, sur mes bras, mes mains... Je voyais des visages inquiets se retourner sur mon passage. Celui de mon meilleur ami en faisait partie. J'aurais tout donné pour qu'il ne me voie pas ainsi. Mais le ciel m'a depuis bien longtemps abandonné, et même si je lui avais donné ma vie, je ne pense pas qu'il m'aurait exaucé... Je vois distinctement ses yeux me dévisager. Je le revois s'arrêter, l'incrédulité inscrite sur son visage angélique. J'ai stoppé devant lui. Je ne pouvais faire autrement, de toute manière. Ses mains, douces, délicates, posées sur mes épaules...

« Qu'est-ce qui se passe ? »... Je ne pouvais lui répondre, je ne le savais pas moi-même. Et même si je l'avais su, je n'aurais pu le lui dire, tant la force me manquait... J'essayai de lui dire quelques paroles réconfortantes, de lui expliquer que tout allait bien, de ne pas s'inquiéter, mais c'est à cet instant précis, alors que je m'apprêtais à signer ma pierre tombale, que le destin se permit de lancer les dés... Mes yeux se brouillèrent, mes jambes vacillèrent, et le monde devint encore plus noir qu'il ne l'avait été pour moi ces deux dernières années...

Image 4
Image 4

Je me suis réveillée quelques heures plus tard, un plafond blanc me servant de voûte étoilée, une perfusion dans le bras... Un hôpital... Une forme recroquevillée sur elle-même... Mon frère... Non, pas celui qui est là-haut, qui aperçoit de loin, bien plus bas d'où il siège, la pauvre créature qui fut sa sœur, enfermée dans un globe de fer dont la serrure, rouillée à force d'être inutilisée, ne sert plus qu'à montrer qu'elle retient en son sein un terrible secret... Non, pas celui-ci, mais l'autre, celui que je considérais tout comme. Il est là. Sa tête, baissée sur sa poitrine, qui se soulève régulièrement aux rythmes lents de sa respiration. Ses yeux, emplis d'amour, de crainte, et de tellement de sentiments, fermés, abritant un léger sommeil... J'ai bougé ma main... Je voulais juste le toucher... Mais je n'ai pas réussi... Alors, j'ai serré le poing, et j'ai tapé aussi fort que je le pouvais sur le bord de mon lit en fer blanc... Mais cela n'eut pour seule conséquence que de réveiller mon « sauveur ». Il détailla chaque trait de mon visage de ses yeux bleus, qui me disaient tout sans qu'il ait à prononcer une parole... Je comprenais. Mais je ne l'acceptais pas...

Tout cela s'est passé hier. Je suis rentrée ce matin de l'hôpital... Voyant que mes « parents adoptifs » n'étaient pas venus enquêter sur mon état, les médecins n'ont pas eu d'autre choix que de me laisser sortir, même si, selon eux, mon état ne le permettait pas. Je suis rentrée, et j'ai trouvé la maison vide... Tant mieux. Je ne voulais pas de questions. Je n'étais pas de force à y répondre... Je suis restée toute la journée dans le taudis qu'est devenue la pièce qui me servait de chambre, alternant entre boisson, déprime et piqûres... Qu'auriez-vous voulu que je fasse, de toute manière ?

La neige tombe toujours au-dehors. Il doit faire froid. Le nez collé contre la vitre, une bouteille à la main, je regarde les passants qui se dépêchent de rentrer chez eux. J'en remarque un qui traîne derrière lui un chariot rempli de paquets. Puis un autre, les bras chargés de cadeaux... Noël doit se faire proche... C'est étrange, mais avec tout cela, j'ai perdu la notion du temps. J'ai l'impression que cela fait depuis le début de ma misérable vie que je suis ainsi, que mon frère n'a jamais existé, qu'il n'y a jamais eu cet accident qui a changé ma vie. Et pourtant... Cela fait deux ans, deux ans que son souvenir hante mes nuits, deux ans que je dépéris, deux ans que je refuse d'accepter, deux ans qu'il est mort... Il est mort... Oui, c'est bien cela... Il est mort... Je ne veux pas y penser... J'ai si mal en pensant à lui... Je ne l'accepte pas.

Un gros flocon s'écrase sur la vitre. J'ouvre avec peine l'unique petite fenêtre de mon alcôve, et tends une main dehors... Lorsque je la rentre à l'intérieur, j'ai le temps d'apercevoir dessus l'étoile blanche qui brille un instant puis s'éteint à jamais entre mes doigts meurtris. Elle est si belle, mais si fragile, pauvre petite poussière tombée du ciel... « Si belle, mais si fragile »... Je me souviens de ces mots. Ils ne sont pas de moi. C'est mon frère qui les a prononcés, juste avant de partir pour ne plus revenir. Oui... Maintenant, je revois ses yeux, me regarder fixement. « Si belle, mais si fragile »... Pourquoi ? Non... Je ne veux pas savoir... Je ne veux pas... Je sais ce qu'il me reste à faire...

Lentement, mais sûrement, j'attrape la ceinture qui traîne non loin de moi, et passe mon bras gauche à l'intérieur de la boucle, non défaite depuis tellement de temps... De l'autre, j'attrape la seringue remplie de tout ce dont j'ai toujours redouté : la peur, la douleur, la haine... Je regarde mes bras... Des trous, des entailles, des coupures non cicatrisées, et dont la marque restera à jamais gravée dans ma peau... Je me demande encore comment j'ai pu en arriver là... Mais je refuse d'aller plus loin. D'un geste que je crois sûr, je resserre la courroie. Les veines ne tardent pas à ressortir... Je cherche la bonne... D'une main incertaine, j'approche la seringue...

Image 5
Image 5

La porte s'ouvre toute grande. Dans l'encadrement, je n'arrive pas à distinguer la forme noire qui y apparaît. Puis, celle-ci s'avance dans la pâle lueur de ma chambre. Et là, je la reconnais... C'est lui, mon frère de cœur, mon meilleur ami, encore décoiffé par la course qu'il vient de faire... Comme d'habitude, ses yeux expriment tout... Il me regarde, puis, inflexiblement, s'approche de moi, tel un guerrier qui avance vers sa destinée. Dans ma main tremblante, je sens la seringue qui m'échappe, tombe, et roule non loin de moi... Je tends les doigts pour la rattraper... Et rencontre sa main, glacée par le vent du dehors... Glacée de l'extérieur, mais brûlante de l'intérieur, brûlante de bonté... Sa main, posée sur cette maudite seringue, m'empêchant de la récupérer, de me faire du mal, me protégeant contre elle... Je lève la tête, et nos regards se croisent... Je comprends maintenant, oui je comprends. Il se saisit de ma main, la porte à ses lèvres et l'embrasse... Il me regarde tendrement, de ces yeux que j'aime tant, emplis d'amour, de compassion, que j'ai rejetés depuis si longtemps...

Je sens un malaise se propager en moi... Une boule se forme dans ma poitrine, m'empêchant de respirer convenablement... Puis, une autre se fait sentir dans ma gorge... Mes lèvres s'ouvrent, comme pour parler, mon menton tremble... Et c'est alors que mes yeux se remplissent de larmes, qui commencent à couler, d'abord timidement, puis de plus en plus, jusqu'à devenir telle une rivière sauvage... Je pleure... Les sanglots jaillissent de ma gorge, mes mains tremblent... Tout mon corps tremble... Je n'ai pas à me forcer. Mes larmes tombent sans pouvoir s'arrêter... Je pleure...

Il pose ses deux mains sur mes épaules, comme il l'a fait hier. Il me serre contre lui... Je me serre contre lui. Je pleure, mes larmes tombent sans pouvoir s'arrêter... Après toutes ces années, j'ai finalement réussi à l'accepter... Tout cela part enfin, sort pour ne plus revenir, je suis libérée... Mes pleurs ne sont pas seulement tristes, ils sont joyeux, ils espèrent... Ils sourient... Car savez-vous pourquoi ? Ce sont de vraies larmes... Je n'ai pas pris de dose cet après-midi...

Dehors, la neige tombe. Il fait froid, mais le vent est jeune, nouveau... C'est Noël...

Il me caresse la tête en murmurant des paroles réconfortantes... « C'est fini »... C'est fini... C'est fini...

La neige tombe... C'est Noël...

As-tu aimé cet article ?
glorfy
3 articles 0 abonnés

Commentaires (12)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires