
En fait, souvent, ça revient régulièrement. Je ne me sens pas bien. Je suis triste. J'ai envie de pleurer pour un oui ou pour un non. Je me sens mal dans ma peau. Chaque fois que je fais quelque chose, je trouve ça nul. Je trouve que j'agis bêtement, je me sens chiante. J'ai l'impression d'emmerder le monde. D'être arrivée dans ce monde par erreur. De ne servir à rien. D'être inutile, invisible.
J'aimerais n'avoir jamais existé.
Punaise... J'en peux plus.
Le soir, si je n'écoute pas la musique avec le baladeur, je n'arrive pas à m'endormir...
Un cercle vicieux ?
Peut-être que... Peut-être que je connais la cause de ce souci.
Mais je n'ai pas envie de voir la réalité en face. De toute façon, je ne veux jamais la voir. Je la masque avec mes rêves. Je m'invente une autre vie, et j'y crois. Je remplace ma nouvelle vie par la dure réalité. De toute façon, je l'ai toujours dit... Vivre, c'est bien, rêver, c'est mieux... Je l'ai dit, je le dis, et je le redirai, tant que je ne prendrai pas goût à la vie.
Le Journal des Plaintes
Tiens, il faudrait que je songe à rebaptiser mon journal... Le Journal des Plaintes... Ouais. Je suis toujours en train de me plaindre. Peut-être que finalement ça sert à ça, un journal : à se plaindre. Oui, sûrement. Enfin, je parle pour moi.
Je me contenterai du titre actuel, pour le moment, il me convient parfaitement.
La cause de mes soucis
Revenons-en à la cause de mes « soucis ».
En fait, oui. Je le sais. Parfaitement. Pourquoi je ne veux pas me l'avouer ? C'est trop dur ?
Je regrette... Je regrette. Je sais qu'il serait prêt à m'aider à traverser mes peurs. Je sais. Je sais tout. Mais je ne veux pas.
Pff... Je suis vraiment, mais alors vraiment, C-H-I-A-N-T-E. Putain, mais c'est pas vrai ça. Je ne suis jamais contente, j'ai peur de tout, je suis trop indécise...
Je ne sais pas ce que je veux...
J'ai songé à l'appeler pour parler un peu avec lui. Histoire d'entendre sa voix... J'aimerais tellement le voir... Allez, allez, c'est bon, je n'ai plus envie d'en parler...
Le poids du silence au lycée
Donc, le lycée, c'était pas trop la joie. Normal, je ne pense qu'à ça. Je ne veux pas saouler mes amis avec ça alors je n'en parle pas. Ça reste sur le cœur. Et c'est lourd à porter tous les jours. Il y a des moments où j'ai envie d'en parler. De parler. J'ai envie de faire quelque chose. D'avancer. D'évoluer.
Et c'est là que les bêtises commencent...
À la recherche d'une personne de confiance
Oui. J'en peux plus. Il faut que je parle. Et là je me confie à n'importe qui. Et ce n'importe qui va le répéter, en déformant, en arrangeant à sa façon...
Je me suis fait avoir maintes fois sur la confiance avec les gens. Oui, et je me suis rendue compte que je n'ai toujours pas trouvé une personne digne de confiance (sauf mes copines actuelles et quelques-unes du collège). Une personne dont je suis sûre qu'elle ne le répétera pas. Une personne qui ne me jugera pas, sans arrière-pensées... C'est fou la vie, mais je n'arrive même pas à me sortir de mes soucis personnels, et j'aide les autres parce qu'ils me le demandent.
Derrière le masque
On dit me connaître. On dit savoir qui je suis. Mais personne ne sait qui je suis réellement. Pourquoi est-ce que je laisse une image de moi tout autre de ce que je ressens ? Personne ne sait qui se cache derrière la fille que je laisse voir.
Je m'éparpille. Je divague. Je raconte n'importe quoi. Rien n'a de sens. Je ferais mieux d'en finir là...
Je ne me sens pas bien...