
Une vie tranquille bouleversée par une douleur inexpliquée
Tout commence il n'y a pas longtemps, le dimanche 9 octobre 2005. Je n'ai alors pas encore 14 ans. Je suis dehors dans mon jardin, en train de lire un livre et de me dorer la peau au soleil ! Ma mère arrive du marché et, gourmande comme je suis, je vais goûter quelques olives. Après quelques olives avalées, je sens une douleur en dessous des côtes. J'ai tellement mal que je dois m'allonger. Mais la douleur ne passe pas et j'ai une grande envie de vomir. Ma mère pense que j'ai une crise de foie, car je présente tous les symptômes. Seul hic : je vomis des morceaux rouges comme du sang ! Ma mère et moi trouvons vite une explication : la veille, j'ai mangé des boulettes de viande et, en général, je ne digère pas bien celles-ci.
Le lendemain, je ne vomis plus mais j'ai toujours aussi mal et je suis paralysée du côté droit. Nous appelons le docteur qui ne trouve rien et pense à un virus. Deux jours plus tard, mercredi, rien n'a changé : je n'ai toujours rien bu ni mangé. Par contre, je peux me lever et marcher, mais cela me donne des douleurs affreuses ! Sur les conseils d'un autre docteur, je vais chez un ostéopathe car il paraît que j'ai une vertèbre déplacée. Suite à ce rendez-vous, je me sens soulagée pendant quelques heures, mais la douleur revient encore plus forte ! Je cours faire une prise de sang, la première de toute une série ! Elle est explosive ! Mon bilan hépatique est très mauvais ! Ma mère est en larmes. Je dois tout de suite rentrer à l'hôpital !
Mon diagnostic : une tumeur au foie et une hémorragie interne
Après de nombreux examens en tout genre (IRM, scanner, échographie, prise de sang...), le verdict tombe : j'ai une tumeur au foie aussi grosse qu'une orange ! Cette dernière a saigné, ce qui m'a provoqué une hémorragie interne, d'où cette horrible douleur et ces crachats de « morceaux de viande rouge » !
Je dois subir une opération, mais il y a un problème : les médecins ne voient pas jusqu'où l'adénome (la tumeur) va, ce qui les oblige à attendre qu'elle rétrécisse le plus possible, car ils ne savaient pas s'il fallait me greffer ou non ! Ils me préviennent aussi que chez certaines personnes, la tumeur diminue tellement qu'ils ne sont pas obligés de l'enlever. Dois-je me faire opérer tout de suite ou attendre ? Il en dépend de ma vie...
L'opération et la reconstruction : mon combat pour la vie
Finalement, deux mois plus tard, le 13 décembre, je me fais opérer. Tout se déroule bien. Les douleurs post-opératoires sont très vives, mais je ne me suis jamais plainte ! Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux et je passe quand même en seconde !
Voilà, je trouve que ça fait du bien de se livrer à des personnes inconnues, même si ce que j'ai vécu n'est rien à côté d'autres maladies ou catastrophes...