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Essais

Ne t'en va pas !

Une lettre bouleversante sur le deuil. Entre douleur, colère et souvenirs, une femme confrontée à la mort de son amour tente d'accepter l'inacceptable.

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Tu es parti aujourd'hui, et c'est fini. Tu n'es plus là, c'est terminé... Mais moi, je ne peux pas accepter que tu m'aies abandonnée. Toi qui m'avais juré de rester... Pour l'éternité. Tu sais, je t'aimais et je te faisais confiance, mais cela ne suffisait plus pour toi. Tu rêvais de plus grand, de plus magnifique. Je n'étais qu'une simple femme dépourvue de charme ou de bonté majestueuse, mais je t'aimais... D'une sincérité que tu ignorais certainement. Malgré tout...

L'abandon et la douleur du deuil

Je t'en veux de m'avoir laissée comme ça, derrière toi. Je t'aimais, et je t'aime, mais en fait, je ne sais plus. Peut-être te hais-je ? Mais je hais davantage de ne pouvoir te haïr, car cette seule pensée me blesse et me terrifie à la fois. Je suis profondément désarçonnée, je perds, en même temps que toi, tous mes repères.

Comment surmonter l'absence ?

Je suis certaine que tu n'y as pas songé. Petit égoïste que tu as toujours été, même si loin... Tu ne penseras sans cesse qu'à toi, hélas.

Je m'ennuie. J'ai peur. Je souffre. Je pleure... Et je me mens sur la cause de ta disparition pour adoucir ma douleur.

J'ai dormi toute la nuit, mon chéri, en rêvant à chaque instant de toi. Je voulais fuir mon désarroi et tout mon chagrin. J'espérais n'avoir vu là qu'une illusion, troublante certes, mais irréelle. Je souhaitais dormir, et rêver, puis me réveiller et te voir là, à mes côtés, à ronfler comme un porcelet thaïlandais. Je m'étais habituée à ces grondements qui me réveillaient parfois et que j'ai tant détestés, mais qui aujourd'hui m'auraient apaisée et sans doute rassurée. J'avais fini par les apprécier. C'est étrange comme mes sentiments s'égarent en cet instant tragique. Oui, c'est peu dire, cette tragédie brutale sur mon existence.

Le dur réveil face à la réalité

Et tu sais, je n'ai pas que dormi. J'ai dû me réveiller et tu n'étais pas là... Tu n'étais pas revenu. J'avais tant espéré... Et j'en ai trop pleuré. Je n'ai plus dormi depuis.

Réaliser l'ampleur de la perte

Je commence à réaliser l'ampleur de ton départ, ce que cela implique. Je réalise que mes Noël seront sans toi et que le cœur n'y sera plus. Je m'aperçois que je devrai me passer à la fois de nos moments de douceur en même temps que de nos rêves de folie.

Et je réalise que tu ne seras plus là pour veiller sur moi. Tu ne seras plus jamais là pour me protéger ou me soutenir. Tu ne me feras plus jamais rire. Je commence à comprendre... Et jamais plus tu ne me prendras dans tes bras.

Je réalise que j'ai peur et que je ne sais pas comment vivre, comment continuer sans toi. Je t'aime...

L'acceptation et la flamme qui s'éteint

Je comprends davantage maintenant et je tombe de mon nuage, redescends sur terre. Il le fallait, le rêve est terminé. La descente est violente. Je sens ma flamme s'éteindre à petit feu.

Mon amour, tu es mort ce jour-là et dans ton élan, dans ta tombe, tu emportes une part de moi...

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karica
karica @karica
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