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Essais

Nathalie

Depuis ce terrible accident, ma vie n'a plus jamais été la même. Une lettre bouleversante et intime adressée à Nathy.

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Je regarde le ciel : l'horizon est en feu. Mon cœur l'est tout autant.
Doucement, je sens une douleur m'accabler. Elle m'étouffe, je n'en peux plus, elle est tellement forte. Mon cœur ne peut plus la supporter. Je sens une vague de tristesse monter et parcourir mon corps. Le long de ma joue, doucement, une larme coule. Mais la douleur est toujours là, plus palpable encore. J'éclate en sanglots. Je pense à toi, Nathy. La douleur est maintenant bien trop forte. Elle me rappelle qu'un an s'est déjà écoulé depuis que tu es partie. Et ce vide à l'intérieur, qui se creuse un peu plus chaque fois que je pense à toi... Il ne cesse de me rappeler ce qui s'est passé et ce que j'ai dû endurer depuis.

Comment pourrais-je oublier ?

Le drame du 22 juillet

C'était le 22 juillet. Tu étais en voiture avec ta mère et un voisin. Vous rouliez sur la petite route menant à Ferrières, près de la gendarmerie. Ce jour-là, tu aurais dû revenir chez toi et continuer à vivre une vie paisible. Mais le destin en avait décidé autrement.

Vivre avec le deuil et le manque

Depuis, c'est l'enfer. Chaque fois que je pense à toi, je ne peux m'empêcher de pleurer. Je n'y peux rien, j'ai tellement mal. Ma peine est bien trop grande et l'abîme bien trop profond pour espérer t'oublier. À jamais tu resteras dans mon cœur.

Nathy, il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens, tellement la douleur est forte. Tu me manques terriblement. Mais tu n'es plus là.
Je rêve d'un monde où tu serais de nouveau près de moi, où nous pourrions être heureuses comme avant. Mais la réalité est que le mien, depuis que tu es partie, est un tout autre univers, rempli de larmes, de chagrin et de rancœur. J'en veux terriblement à la vie de t'avoir enlevée à moi. Parfois, je pense même qu'elle ne vaut peut-être pas la peine d'être vécue.

Le souvenir à jamais présent

Mais je préfère me dire que ton esprit vit encore, que tu es quelque part et que tu m'attends. Me dire que tout de toi n'existe plus serait insupportable. De toute façon, tu es encore là, à vivre à travers moi. Tu sais ce que je ressens. Si tu pouvais, tu me consolerais.
Mais tu ne peux pas, tu ne pourras plus jamais.

Je voudrais que tout le monde sache à quel point tu étais gentille, toujours prête à offrir ton aide. Je voudrais que tout le monde t'ait connue pour comprendre la douleur que je ressens. Mais je sais que tu n'aurais pas voulu me voir souffrir, ni moi ni tous les autres d'ailleurs.

Nathy, on t'aimait tant.
Aujourd'hui, tout ce que l'on puisse faire, c'est honorer ta mémoire et te remercier d'avoir fait un petit bout de chemin avec nous, et d'avoir ainsi rendu, pendant quelques années, notre vie plus agréable. Bien sûr, même si aujourd'hui nous vivons dans la peine, nous ne regrettons pas de t'avoir connue. Tu resteras à jamais dans nos mémoires.

Un message pour les endeuillés

Alors chaque jour, j'essaie de vivre avec, de me relever doucement et de continuer à vivre.
Le temps fera sans doute partir la peine, mais jamais il n'emportera ton souvenir.

Où que tu sois Nathalie, je t'embrasse très fort.

Il y a probablement des millions de personnes qui sont dans le même cas que moi. À tout cela, je souhaite bonne chance et je leur dis qu'ils ne sont pas seuls, car je les comprends.

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la taré
la taré @la taré
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