
Il y a maintenant 3 semaines, tu nous as quittés par un beau matin. À 7h, ton cœur ne battait plus. À 8h, le téléphone de la maison sonne. Étrange. Je ne comprends pas : qui peut appeler à une heure pareille ? Ce jour-là, je m'étais levée de bonne heure pour partir, et en plus, il neigeait. J'attends que quelqu'un décroche. Le temps passe, je prends mon petit déjeuner quand soudain, j'entends quelqu'un descendre l'escalier. Mon père et ma mère entrent dans la cuisine. Ma mère a l'air bizarre et me fixe. Elle s'approche de moi et me prend dans ses bras. Et elle me dit : « Ton grand-père est mort, il a fait un infarctus dans la nuit. Les médecins n'ont rien pu faire. »
Vous vous en douterez, je me suis effondrée. Je pleurais sans pouvoir m'arrêter. Mais ma mère m'a forcée à partir comme prévu. Je ne partais que pour la journée, mais le cœur n'y était plus. J'avais du mal à supporter cette souffrance qui me rongeait tout le corps.
Le voyage vers le deuil
En rentrant chez moi, on a discuté et on a décidé de partir le lendemain chez ma grand-mère. Le trajet — 6h de route — a été long et pénible. Les larmes coulaient sur les joues de chacun et la tristesse était telle qu'un lourd silence régnait dans la voiture.
En arrivant chez ma grand-mère, il a fallu dire bonjour — une épreuve insupportable quand celle que j'ai toujours connue joyeuse et souriante a les yeux rouges et des larmes qui perlent sur ses joues. Je n'ai pas pu supporter et je suis partie me réfugier. Mais ça, ce n'est rien comparé à ce qui allait suivre.
L'adieu à mon grand-père
Mon grand-père était dans le salon. Oui, vous m'avez bien lue : il était dans son cercueil, dans le salon. Je ne voulais pas le voir, mais ma grand-mère m'y a poussée en disant que ça me ferait du bien, car j'étais en train de pleurer.
Elle m'a emmenée dans la salle, mais seulement à l'entrée. Quand je suis ressortie, je n'allais pas mieux. C'est mon oncle qui a dû venir me réconforter.
Après, la journée a continué et des gens qui avaient connu mon grand-père défilaient pour lui dire un dernier au revoir. Ne pouvant supporter plus longtemps ce défilé, je suis sortie. La journée s'est terminée dans cette ambiance lourde.
Les derniers moments ensemble
Le lendemain, ça recommençait. On était jeudi et l'enterrement était prévu pour le vendredi. Mais mes cousins sont arrivés le soir, ce qui m'a fait un peu de bien. Avant d'aller me coucher, je suis allée faire mes adieux à mon grand-père. Je me suis assise, seule, à côté de lui. Et — chose que je n'aurais pas dû faire — j'ai déposé un baiser sur son front. La sensation du froid et du corps tout dur m'a fait craquer. Je suis partie en sanglots. Mon frère et mon cousin sont venus me voir pour m'aider et me changer les idées.
L'enterrement
Vendredi, jour tragique. L'enterrement approche, toute la famille est réunie pour voir le cercueil se fermer. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je ne le verrai plus jamais. Je vous passe la cérémonie, mais je veux juste dire que l'église était pleine, qu'il y avait beaucoup plus de gens qu'on ne l'aurait imaginé, et qu'il y avait tellement de fleurs qu'on ne voyait plus la tombe.
Mon poème pour toi, Pépé
J'aimerais ajouter quelques lignes, un poème pas très bien agencé mais qui est sorti du fond de mon cœur :
Dans mon cœur tu seras, dans mon corps tu resteras.
Toujours présent autour de moi, je penserai encore à toi.
L'oubli n'existera pas, tu voyageras avec moi.
Grand-père tu as été pour moi,
Des moments magiques, des secondes tragiques.
Ta présence m'a aidé et pour toi je continuerai,
Ta vie est partie mais ton esprit toujours ici m'envahit.
Loin de la Terre mais dans mon cœur,
Je t'aime durant chaque heure,
Tes dessins me fend le cœur,
Mais l'opérette me rappellera à chaque fois
Ta présence éternelle auprès de moi,
Je te garde rien que pour moi.
Ta femme on la veillera,
Elle pleure que tu ne sois plus là.
Je ne t'oublierai pas.
Dans mon cœur tu resteras,
Dans mon corps tu seras,
L'amour que je te porte,
Toujours existera.
JE T'AIME.
Ce poème, je te le dédie, Pépé.
Qui était mon grand-père ?
Si je parle de dessin et d'opérette dans mon poème, c'est parce que mon grand-père jouait du trombone dans l'orchestre de l'opérette de sa ville et il faisait du dessin. J'aurais voulu vous en montrer un, mais le scanner ne rend pas grand-chose. Je le mets malgré tout : c'est le petit chat roulé en boule.
Merci d'avoir lu. J'espère que cet article va m'aider, car le deuil est difficile. Je vous prie d'excuser l'écriture qui n'est pas très bonne, mais je pense qu'elle est plus significative comme ça.