
Prologue
Une pression... Deux pressions... Trop de pressions ! Suivies d'une chute occasionnant un bris de verre.
« La pression aussi trône sur mes épaules qui, elles, ne semblent pas vouloir se briser. Au contraire, elles me courbent l'échine, servent de marteau-pilon à mon âme, d'enclume à ma conscience. »
Un bruit sourd, à nouveau, masquant une faible complainte.
« Morale est son nom, culpabilité son sobriquet... Moi je ne suis pas "briquet", du reste. »
Roulent, roulent dans leurs orbites. Blanc, à présent, leurs faces le sont subitement.
« Si vous aviez, pour éviter la folie, à faire des actes tout ce qu'il y a de plus fou ; si pour éviter la triste fatalité de la folie innée, vous deviez l'infliger aux autres, le feriez-vous ?... Oui ?! Mais auriez-vous raison de fuir la folie en la donnant à autrui, alors que demeurant seul à détenir la raison, indubitablement vous vous écarteriez du sens commun : la folie de la majorité se ferait raison et votre raison folie, n'est-ce pas ? Sans doute ? Peut-être ?... »
Triste spectacle dépeint ici, par cette odeur d'alcool et ces fumets prohibés. Mais n'est que pire ce qui légalement a été administré. La santé, comme tout, doit être consommée avec modération, semble nous indiquer cette œuvre éphémère, dont l'artiste occupe le centre, peu fier.
« Seulement, bien que devant des pensées si sages, la raison ne puisse que s'incliner, qu'en est-il de la folie ? S'il est bien vrai que de ne pas rendre fou au risque de le devenir est une chose juste et raisonnable, l'application n'en est que moins assurée. Car quand fou, l'homme qui l'accepte le devient, il n'est pas sûr qu'il soit encore d'avis à le rester. Et si la raison parle en sage, la folie ne peut-elle pas parler en irresponsable ? Une fois fou, des actes fous, on ne sera plus responsable. C'est logique, n'est-ce pas ? Ne vaut-il pas mieux alors accepter une responsabilité coupable et contrôlée, qu'une irresponsabilité innocente mais incontrôlée ? Ne vaut-il mieux pas agir follement pour éviter de sombrer dans une folie plus profonde, aux actes imprévisibles ? Puis-je me décider, de toute façon, à ne plus rendre fou, quand je le suis devenu ? Mais est-ce pour cela que je dois précéder l'inconnu et rendre fou avant de l'être devenu ? Difficile est le choix, si difficile qu'il ressemble à une fatalité... Mais l'est-il vraiment, ou ne suis-je pas, tout simplement, lâche ? »
Maintenant l'œuvre pour l'auteur devient floue et il semble qu'après l'avoir construite et modelée, c'est elle qui à son tour agit sur lui...
« Mais que sont ces idées abstruses, qui affluent en mon esprit ? Pourquoi ai-je l'âme occupée de ces difficiles questions sans but apparent ? L'inconnu fait peur à beaucoup, moi je me sens rongé par celui qui est en moi. La méconnaissance de ce que je pourrais faire si je ne me surveillais pas. Mais pour l'instant il n'y a pas que moi qui me sois inconnu, mais le monde qui m'entoure, l'existence que je suis censé mener. Qui suis-je ? J'ai tout oublié ! Si ce n'est ces questions, qui je le sais, je le sens, me sont très proches. »
Elle n'a, apparemment, qu'encore peu de moyens. Elle se contente de mélanger les couleurs existantes et de tartiner du noir, encore et encore. Elle laisse maintenant sécher, pénétrer les couleurs, agir ses actions.
« Ça y est je me rappelle, mais déjà le savoir, à son tour, me rappelle. Je sais qui je suis, où je vais, ce que je dois faire et pourquoi... Pourtant mes questions restent sans réponses... »

Louis Ternand : un homme traqué par la folie
Ternand... Louis Ternand. Je suis un homme d'honnête constitution, j'ai 32 ans, je suis en bonne santé... bonne santé physique en tout cas. Car mentalement, psychologiquement, je suis atteint d'une rare pathologie. J'ai ce que mon médecin appelle des « folies chroniques ». Mais cela dépeint mal toute la frustration de cette maladie cérébrale. Car plus qu'une folie récurrente, c'est une folie gangréneuse, qui me courrouce. Une folie qui peu à peu enveloppe mes lobes, ma matière grise, mon cortex cérébral, me plongeant dans un abîme d'irraison, me traînant hors des sentiers battus du bon fonctionnement de l'esprit, enchaînant ma pensée, torturant mon esprit, détruisant mon indépendance. Me faisant esclave de moi-même. « Moi-même » devenant le pire des maîtres existant.
D'une façon, peut-être heureuse, mon médecin personnel et ami a trouvé une manière d'enrayer l'avancée de cette maladie sournoise et insidieuse. Je mets un doute sur le caractère heureux de cette trouvaille, puisque cela me donne un choix impossible à prendre, ce qui, il faut bien le reconnaître, est le comble pour un choix. Si on ne peut même plus choisir devant un choix, on ne pourra bientôt plus mourir devant la mort...
Le diagnostic : une maladie cérébrale dégénérative
Ce choix ressemblant étrangement à une fatalité est dû à la nature du remède que me propose mon ami et guérisseur :
« Mon cher, vous êtes atteint d'une forme étrange de dérèglement lobaire. Heureusement, vos hallucinations, crises de paranoïa, d'agoraphobie, de schizophrénie et même de néologie sont encore peu fréquentes et peu importantes. Mais, je le crains, cela ne va aller qu'en empirant. Elles sont dues à un problème grave d'inactivité neuronale inter-lobaire. C'est-à-dire que ces problèmes psychiques sont dus à des problèmes de transmission d'information entre les quatre lobes du cerveau. Le lobe frontal, le lobe pariétal, le lobe temporal et le lobe occipital ne sont plus aptes à communiquer entre eux. Il s'ensuit une isolation de ces quatre parties qui, agissant indépendamment les unes des autres, provoquent des incohérences dans la globalité de votre raisonnement. Pour l'instant ils ne sont pas complètement isolés, cela se fait par intermittence, mais bientôt plus aucun message ne pourra être transmis de l'un à l'autre. Ce qui signifie que d'ici peu vous deviendrez complètement fou, ou plutôt vous ne contrôlerez plus rien de vous-même. À moins que... »
— À moins que quoi, docteur ? Je ne veux pas devenir fou, je suis déjà fou à l'idée que je vais le devenir, je... il faut faire quelque chose ! Aide-moi !
— Il faudrait faire de gros sacrifices...
— Je suis prêt à tout donner pour me garder moi.
— Bien... Donc si on en revient à la coexistence lobaire et à la neurotransmission...
— Abrège !
— La pierre de folie.
— Quoi, la pierre de folie ?
— Un morceau du lobe frontal, que l'on croyait responsable de la folie il y a quelques siècles.
— Et alors ?
— Eh bien il se trouve qu'en effet, enlever cette partie du cerveau transformait en véritable légume, on restait vivant mais...
— Je ne veux pas être non plus un légume, plutôt mourir.
— Non, ce que je veux dire c'est que dans cette partie précise, on a décelé des neurohormones actives permettant le transfert rapide des messages cérébraux et...
— Et ?
— Et si ça peut rendre le fou inactif, cela peut rendre le sain d'esprit actif... et puisque tu es atteint d'un manque d'activité inter-lobaire et que tes pulses inter-neuronaux...
— En clair ?!
— Je t'injecte un échantillon de cerveau précis de personnes précises et cela permet d'enrayer le mal qui t'obsède... pour un temps...
— Personnes précises ? Un temps ?
— Oui, il faut des personnes dont une certaine partie du génome puisse te correspondre, et cet implant cérébral ne pourra durer qu'un temps, il te faudra régulièrement effectuer d'autres injections...
— En gros tu vas faire de moi un Robin des Bois !... je vais voler au riche pour donner à moi, qui suis pauvre ?
— Oui... navré. »
Le dilemme impossible de Louis
Il a fait de moi un Robin des Bois qui rend fou plutôt qu'il rend pauvre. Remarquez que Robin des Bois prenait une petite partie de la fortune de ses ennemis, moi je prends aussi une petite partie de cerveau des gens qui me sont désignés par mon médecin... mais là où Robin des Bois dépouillait des riches qui le restaient tout de même, moi je dépouille des êtres doués de raison, qui deviennent fous... De véritables légumes. Triste fardeau que cette culpabilité... et en plus je n'ai même pas des collants aussi seyants qu'il put en avoir.
Ainsi mon très cher docteur, et pas seulement en amitié, car ses honoraires étaient plutôt élevés, me prescrivait chaque semaine une pauvre âme à aller faucher. On dit que la vie n'a pas de prix, pourtant elles étaient toutes aussi onéreuses. Mais si elles ne m'avaient coûté que de l'argent et des efforts physiques, cela aurait été beaucoup moins grave. Seulement, là, l'envie de raison a fait de moi un meurtrier. Comme quoi j'en suis arrivé à tuer pour la raison, alors qu'on ne me dise pas que je suis déraisonnable, puisque chaque semaine j'en fais le plein de cette raison qui nous est si chère.
La trahebdomadaire quête de matière grise
Ah ça, j'en ai tué des gens, car c'est bien gentil le prélèvement cérébral, mais essayez de frapper à une porte pour demander un petit don d'une partie essentielle de cerveau à quelqu'un et vous verrez si vous n'êtes pas obligé de revêtir la cape de la faucheuse :
« — Toc ! Toc ! Toc ! faisait ma main sur la porte.
— Oui, qui est-ce ? étouffait-elle de son impressionnante carrure de bois.
— C'est pour un petit prélèvement cérébral, une ponction de rien du tout, un petit impôt sur vos réflexions, monsieur le professeur.
— Qui êtes-vous, jeune impudent ? Est-ce que cela se fait de venir enquiquiner les personnes âgées, surtout à des heures pareilles, en venant hurler je ne sais quelles inepties ?
— Scratch !!! fit la porte toute déconfite et ayant regagné en modestie.
— Scritch !!! hurla à nouveau la porte martyrisée à coups de hache. »
En parlant de haschich, il s'est demandé s'il n'en avait pas pris jusqu'à l'overdose, le professeur, tant cet homme au regard vitreux, la bave aux lèvres, la hache rutilante avait l'air tout droit sorti d'un mauvais film de série B, ou même Z. Si l'homme qu'il regardait avec tant d'effroi semblait sorti de nulle part, sa hache, elle, semblait-il, était bien rentrée dans son crâne. Avec précision, j'avais chopé le haut du crâne pour ne pas abîmer ce que j'étais venu chercher. C'est que l'on prend l'habitude, à force de s'évertuer, à voler de la matière grise, à frapper nettement et précisément d'un coup meurtrier et presque chirurgical. Si bien que je me demande parfois si je n'ai pas déjà été chirurgien dans une vie antérieure...
Flottant à travers l'espace non occupé de la vision, virevoltant ténébreusement dans son dos, l'épiant avec ténacité... la voilà envolée aussi vite qu'elle est venue de son effroyable impalpabilité, occuper l'espace et l'atmosphère de ce lieu cloîtré.
Un frisson me glace le dos, encore, comme si quelqu'un, quelque chose, venait me souffler dans le creux du cou, d'un souffle si glacé que le mien est devenu haletant. Sûrement est-ce la folie qui commence à s'insinuer en moi... Ce démon qui me rappelle qu'aujourd'hui encore, comme chaque semaine depuis... je ne sais combien d'années, je dois encore aller m'emparer d'une vie humaine, m'enfoncer encore un peu plus dans l'immoralité. Je ne pourrais plus dénombrer combien de vies ont permis à la mienne de continuer, je ne pourrais quantifier mon égoïsme.
La chasse dans le parc d'Ysios
Aujourd'hui, c'est au tour d'un jeune étudiant. Je sais qu'il doit aller se promener comme à son habitude dans le parc du campus, pour y faire son petit jogging. Cours, cours petit homme, ainsi tu avanceras dans la vie, et plus vite que tu ne le crois puisque c'est vers la mort que tu t'apprêtes à aller. Aujourd'hui j'ai choisi le couteau de cuisine : rapide, efficace, pouvant se cacher dans un manteau court (le manteau long dans un parc fait un peu pervers, c'est donc pour cela que je renoncerais au katana), idéal pour un petit meurtre printanier et champêtre.
Vous me direz, le chloroforme, cela existe, pourquoi ne pas juste les endormir, puis leur prélever ma pitance cérébrale ?... je vous répondrais, que d'un : c'est très fatiguant de tenir fermement une victime assez longtemps pour l'endormir, puis que de deux : c'est lassant de toujours faire de même, puisque la raquette de cervelle est hebdomadaire pour moi, et ensuite : purement moralement je ne puis garder sur ma conscience — qui est déjà bien lourde, si lourde que j'en détiendrais presque le record mondial d'haltérophilie — l'aliénation mentale de pauvres gens. Car voyez-vous, je préfère me savoir meurtrier que voleur d'âmes... moi je les éconduis vers la mort, je ne les annihile pas. Car comment peut-on encore croire à l'âme quand un homme babille comme un bébé et languit comme une algue ? Être ou ne pas être un être, telle est la question... moi je les transformerais en hêtres... Certes phonétiquement comme physiquement c'est pareil, mais à bien y regarder je préférerais être mort que réincarné en végétal abruti. J'ai rarement le temps de m'entretenir de cela avec mes élus, mais qui pourrait vouloir accueillir les fientes de pigeons, la pisse de renards et de chiens, l'intrusion de champignons et l'affront du vent et de la pluie ?
Quelques enjambées et détours plus tard, me voilà en plein centre du parc. Je me gare l'arrière-train sur un banc ; banc longeant une allée sombre envahie par d'imposants feuillages :
— 9h05, parc municipal d'Ysios : Une mamie vient s'asseoir sur mon banc. L'endroit est si peu fréquenté, à part par quelques joggeurs, que cela me renfrogne. Heureusement j'ai tout prévu. Je sors délicatement et furtivement, de façon à ce que la grabataire ne s'aperçoive de rien, une petite boîte cylindrique. J'en ouvre subrepticement le couvercle. J'introduis mes doigts à l'intérieur ; où, habilement je contracte la pâte visqueuse qui s'y trouve. Et celle-ci de répondre : « PROUUUUUUUUUUUUT »
J'accompagne cette sonorité d'un habile relèvement de la fesse droite, la présentant à l'aïeule déconcertée par cet ignoble geste. Son visage, un temps ahuri, voit bientôt ruisseler sur lui une trombe de larmes... Des larmes de joie coulant sur un visage qui rit aux éclats !
« Et merde, la vioque elle veut pas se tailler de là, j'vais devoir la tailler moi-même et en ptits morceaux encore... » pense-je alors dans un français plus que familier... Mais son rictus joyeux se fige soudain, son souffle se coupe, et après un bref couinement, sa main s'avance sur son sein gauche, le serre, puis elle tombe, de côté, la trogne sur le sol, le nez dans le gravier.
— 9h08 : Je viens de tâter la mamie... enfin son pouls bien sûr... il bat encore...
— 9h09, quelque part dans le sud de la France : « Hey didiou la Janette tu t'dépêche ou qué ? Crédieu c'est qu'j'ai faim moi ! T'entends donc pas la plainte d'mi estomac pardi ? » hurle à sa femme un gars bien d'chez nous.
« — Gargouilli, Gargouilli » renchérit son bidon.
— 9h20, au parc municipal d'Ysios près de la grabataire sans grabat : C'est la dixième fois que je la touche... sous la gorge bien entendu... et cette fois-ci je ne sens plus rien. Vous me direz au bout de dix fois que j'la touche et que j'la tâte, c'est normal que ça ne me fasse pas le même effet que la première fois ? Toujours est-il que cette fois elle est bien morte. Mais voilà que je relève la tête et qu'à l'horizon je vois celui que j'étais venu traquer, courant à grandes foulées.
— 9h21 : Je me lance à sa poursuite, à vive allure, évite de peu une petite fille en vélo.
— 9h22 : Je me rends compte que seul mon buste a évité la petite, pas mon poing droit...
— 9h23 : Moulinant avec vigueur sur un vélo d'enfant j'arrive à bonne distance de mon garnement. Hop je m'élance comme un chat sur une souris, un chien sous les roues d'une voiture, ou mon hamster dans le micro-ondes, et je lui agrippe les épaules et le bascule hors du chemin dans les branchages, du petit bois limitrophe.
— 9h24, à Birdevin les 3 églises : « Sclatch !!! fait la main de Janette.
— Floutch !!! ponctue le tablier qu'elle jette à terre.
— Clapppppp ! termine la porte, sortant presque de ses gonds, mais pas autant que Janette qui, excédée, parcourt maintenant la rase campagne.
— "..." trouve à dire Bernard. »
— 9h24, dans une partie sombre, boisée et en pente du parc municipal d'Ysios : Comme une roue de camion sur une ficelle de funambule qui serait inclinée à 45 degrés, l'étudiant et moi dévalons une pente terreuse, passant par une chance fabuleuse à travers les centaines d'arbres rapprochés qui jalonnent l'étendue boueuse. Comme une pièce a toujours deux faces : une sur laquelle on mise et l'autre qu'on prévoit sans la vouloir, cette descente devait fatalement finir par tirer le deuxième côté de la pièce, à savoir se prendre un arbre... On a tiré la tranche... il s'est pris un arbre... l'arbre, comme affublé d'un drôle d'humour, lui a déraciné la tête... moi je lui tenais les pieds... je les tiens toujours. Cet accrochage nous a ralentis, moi et l'étudiant raccourci, jusqu'à nous permettre de nous arrêter quelque part dans ce petit bois... et en parlant de raccourci, la tête en a pris un : au loin j'aperçois une petite boule faite de chair et de terre qui roule à qui mieux mieux.
— 9h30 : Après avoir réussi à sortir du bois me voici sur un chemin de gravats. Tranquillement je m'approche d'un bac à sable, retire gentiment des mains d'une petite fille une petite balle couverte de terre :
« Allez sois gentille, donne-moi la baballe toute sa-salle, tu vas te salir ta jolie robe...
— Ouiiiiiiiiiiiin ! rétorque la jeune fille en couche-culotte.
— J'te dis de lâcher ça, espèce de petite... Oh qu'elle est mignonne », m'enquis-je auprès de la maman.
« — Attendez je vais lui reprendre votre ballon », me rassure-t-elle. « C'est étrange la forme de ce ballon, et le toucher est si rugueux ? Quel sport pratiquez-vous avec ceci ?
— Du ball-trap », le renseigne-je en tirant un pistolet de poing de ma courte veste.
Sans mot dire elle me remet la tête et je m'éloigne sûr de moi, car couvert de terre comme je suis, elle ne pourra pas m'identifier.
— 9h40 : Je sors du parc victorieux, la tête sous le bras. Je peux à présent aller voir mon médecin pour qu'il me prépare mon médicament que j'ai bien méris. J'ai le sourire large et ai presque envie de crier ma joie de cette réussite après tant de déboires, quand une fiente de pigeon vient terminer mon maquillage terreux...

Épilogue
Quelles turpitudes attendent encore notre héros ? Va-t-il toujours réussir à fuir la folie ? Qui va-t-il encore devoir tuer ? Arrivera-t-il à atteindre chez son médecin ? Quelle est cette curieuse sensation (en italique dans le texte) qui le parcourt de temps à autres ? Y aurait pas de l'amour dans l'air, comme toute histoire qui se respecte ? Comment l'auteur va-t-il s'y prendre pour donner une suite à "ça" ? (et je ne parle pas de Stephen King) Est-ce que si je mets mon doigt dans mon cul après il pue ? Si Steven fait couler son robinet à un débit de 60L l'heure et qu'il a une bouteille d'un litre cinq, sachant qu'en ce moment, du fait de la canicule, certaines régions subissent des restrictions sur l'eau et que sa mamie lui a fait une tarte tatin, combien faudra-t-il de temps à l'auteur rébarbatif de ce texte pour finir son épilogue ?
Ce sont autant de questions qui n'auront pour la plupart aucune réponse si vous lisez l'article suivant : "Mauvais voyage : Première partie : Chapitre deuxième" (avec, peut-être, en cadeau une grammaire correcte... mais bon ça on verra ça dépendra du budget).