Image 1
Essais

Ma petite vie vraiment pas cool

Un témoignage bouleversant sur les épreuves de la vie : de l'enfance en Nouvelle-Zélande aux drames de Nouméa, une jeune femme raconte ses pertes, ses regrets et sa reconstruction.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1

Voici l'histoire de mon ancienne vie...

D'abord, je dois dire que deux questions me hantent :

  • Qui suis-je réellement ?
  • Vais-je encore vivre longtemps sous ce poids écrasant ?

La première question est facile : eh bien... Je suis une fille simple, tolérante, et... lâche !

La deuxième... : Là, rien à dire... Je ne peux pas vivre ainsi... J'en peux plus et je veux me suicider !

Mon parcours et mes origines

Je suis née à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), mais j'ai vécu une partie de mon enfance en Nouvelle-Zélande. Mes parents ne m'ont jamais élevée, donc ne vous étonnez pas si je ne les mentionne pas dans ces quelques lignes... De ma naissance jusqu'à l'âge de six ans, c'est mon grand-père qui m'a prise en charge ; actuellement, je vis avec mes tante, oncle et cousine.

Ma vie en Nouvelle-Zélande (1987-1994)

J'étais heureuse avec lui, sans histoires... C'est sur son île paradisiaque que j'ai rencontré des (ex) bons amis ; j'étais la seule fille parmi six mecs, il m'a fallu cinq mois pour me faire respecter... Mais je leur plaisais bien, car j'étais vraiment un vrai garçon manqué !

Ma vie fut bousculée par des (petites ???) conneries... Le cousin d'un de ces (ex) amis chers était mon premier mec ! Pour moi, c'était un mec que je voulais pour la vie... Jusqu'à ce qu'un vice vienne m'aveugler : celui-ci prenait du cannabis... Pendant une fête qui durait une éternité, il a brûlé la maison de Mahana (son cousin), dans laquelle se trouvaient deux enfants. Mahana leur a sauvé la vie, mais il n'a pas survécu...

Mon premier regret : ne pas avoir dénoncé cet abruti aux siens, laissant derrière lui un adolescent (il avait dix-neuf ans) qui avait tout risqué. Juste pour une simple idiote d'héritage...

Le suicide d'un ami à Nouméa (novembre 1994-2004)

Ensuite, je me suis installée à Nouméa, pour tout oublier... Voyez ? Je suis une lâche ! Je ne me respectais plus : je ne suis jamais retournée en Nouvelle-Zélande ! J'ai alors commencé une vie monotone et sans joie...

Mes tante et oncle (frère de ma mère) m'ont, quant à eux, prise sous leur aile, dans l'espoir que je vive une enfance stable... Mais j'étais déjà mal en point ! Heureusement, je suis forte et je ne me complique pas la vie (même si je n'ai pas le droit de dire ça).

Mais il faut toujours que le destin (existe-t-il vraiment ?!) me joue encore quelques tours : un autre ami fut victime de cette putain de drogue à la con. Il sortait d'une situation délicate, il venait de rompre avec une fille qu'il aimait réellement (parce que cette salope couchait avec d'autres mecs). Il s'est suicidé l'année dernière, c'était le lendemain de mon dix-septième anniversaire. Je n'oublierai jamais son douloureux chagrin, son dernier sourire et sa dernière phrase qui me bouleversera jusqu'à la fin de ma vie : « Sache que je t'aime et que tu es ma seule meilleure amie » !!!

Mon deuxième regret : n'avoir pas su l'aider de mon mieux. Après ça, j'ai tout fait pour que mes autres amis ne tombent pas dans le même piège... Malheureusement, je les ai perdus, à jamais !!! Ils sont repartis d'où ils venaient et je n'ai plus jamais eu de leurs nouvelles.

Voilà... Perdre des amis m'a plongée dans le malheur !

J'ai perdu un bébé à 17 ans (4 novembre 2004)

J'avais dix-sept ans, j'étais enceinte et je l'ai perdu. Tout ça, parce qu'à cet âge, on ne fait que des conneries !!! J'étais amoureuse de mon dernier mec (je n'ai plus l'intention d'en avoir un autre), Olivier. Mais lui ne m'a jamais aimée, il jouait avec moi... C'était ma première relation sexuelle avec lui (et la dernière) ! Quand j'ai appris que j'étais enceinte, le mieux pour moi était de le lui dire. Il l'a mal pris et m'a poussée dans les escaliers... J'étais enceinte de six mois...

Ma deuxième vie : reconstruire après les traumatismes

Ma vie n'est entourée que de mensonges (puisque je n'ai jamais rien dit à personne ; enfin, sauf à trois amis qui comptent), je l'ai vécue seule et sans aide. Mes amis l'ont mal pris, mais ils me soutiennent de tout cœur. Et je les aime, je les respecte, tout comme je dois me respecter...

J'ai repris confiance et je lance ces phrases à tous ceux qui me comprennent :

Le cannabis est un danger public... N'acceptez jamais les produits qui nuisent à notre santé... Car cela pourrit les vies d'honnêtes personnes !

Ceux qui fument : Lâchez votre clope et sachez qu'on est sur la même longueur d'onde !

Limitez l'alcool... Il y a eu soixante-deux victimes, l'an dernier, en Nouvelle-Calédonie !

La vie nous réserve de mauvaises surprises, mais aussi de bonnes : j'ai retrouvé ma joie de vivre et j'en profite pleinement !!!

Mais là... Je dis ça, mais je mens à ma famille tout comme je me mens... J'ai voulu me suicider cinq ou six fois... Mais mon petit copain est toujours là... Je l'aime et je pense que je veux vivre... Tout simplement.

Vivre...

Pour ma famille.

Pour mon petit copain.

Pour mon petit cousin, que j'aime plus que tout, et qui m'a donné en échange de son amour, ma joie de vivre.

As-tu aimé cet article ?
zeany
1 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires